Temples d'Abou Simbel
| Temples d'Abou Simbel | |||
| Temple de l’Égypte antique | |||
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Vue de la façade du grand temple d'Abou Simbel. |
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| Époque | Nouvel Empire | ||
| Constructeur | Ramsès II | ||
| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : Égypte |
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Les temples d'Abou Simbel[1] sont deux temples de l'Égypte antique construits par le pharaon Ramsès II (-1304 / -1213, XIXe dynastie) pour son culte ainsi que celui de dieux égyptiens et de son épouse Néfertari à Abou Simbel, en Égypte, au nord du lac Nasser sur le Nil, à environ soixante-dix kilomètres de la deuxième cataracte du Nil.
Sommaire |
Construction [modifier]
Ramsès II lance le chantier dès le début de son règne, il tient à reprendre l’œuvre du pharaon qui lui sert de modèle, Amenhotep III, qui avait fait bâtir des sanctuaires monumentaux en haute Nubie[2]. Il souhaite ainsi renouer avec la prospérité qui régnait sous le règne de son prédécesseur, les temples doivent combler les dieux, assurer grâce au bon cycle des crues du Nil la sécurité alimentaire de ses sujets.
C'est le fils royal de Koush[3] de Nubie qui est chargé des travaux : Iouny puis son successeur Hékanakht.
Grand temple d'Abou Simbel [modifier]
Le grand temple est un hémispéos construit à l'origine dans la colline de Méha. Il est voué au culte d'Amon, de Rê, de Ptah et de Ramsès II déifié. Il est taillé dans le grès de la roche pour sa majeure partie, y compris la façade composée de quatre statues colossales de Ramsès II assis ainsi que d'autres statues, bas-reliefs et frises. Les parties non taillées dans la roche sont un péribole et un pylône en briques de limon du Nil.
Au lever du soleil, ses rayons éclairent le fond du sanctuaire et, à l'époque du pharaon, trois statues sur les quatre les 21 février et 21 octobre, qui sont actuellement éclairées les 23 février et 23 octobre; un décalage d'une journée du lever du soleil fait un décalage de 40 cm de la partie éclairée dans le sanctuaire.
Petit temple [modifier]
Le petit temple est un spéos construit à l'origine dans la colline d'Ibshek. Il est voué au culte de Néfertari déifiée sous les traits d'Hathor. Il est taillé dans la roche en totalité, y compris la façade composée de six statues colossales de Ramsès II et de Néfertari ainsi que d'autres statues, bas-reliefs et frises.
Sauvetage par l'UNESCO [modifier]
Dans les années 1960, alors que le président égyptien Gamal Abdel Nasser fait construire le haut barrage d'Assouan sur le Nil afin de produire de l'électricité, d'augmenter les surfaces cultivables et d'éliminer la crue du Nil en aval du barrage, l'UNESCO entreprend de sauver ces deux monuments majeurs du patrimoine mondial de la montée des eaux du lac Nasser.
Le chef d'œuvre nubien de Ramsès II, situé à l'origine sur les collines sacrées de Méha et d'Ibshek, a été démonté entièrement et reconstruit plus haut au bord du lac sur une colline factice à l'abri de la montée des eaux.
Le sauvetage d'Abou Simbel représente pour l'archéologie la mise en place de mesures décrétées par l'UNESCO et qui a fait reconnaître à plusieurs pays l'importance de préserver le patrimoine mondial.
L'égyptologue française Christiane Desroches Noblecourt[4],[5]a beaucoup œuvré pour le sauvetage de ces temples.
Jean Bourgoin, ingénieur, a été le chef de projet pour l'Unesco, de cette mission de sauvetage.
Notes [modifier]
- Le père de l'épi : nom arabe d'Ibsamboul, que les égyptiens nommaient Abochek et les grecs Abcocis.
- Richard Lebeau, « Abu-Simbel et les temples nubiens », Histoire antique & médiévale, no 57, octobre 2011, p. 10
- (sorte de vice-roi)
- Reportage de France 5 (série Empreintes)
- Le wiki de France 5
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Victoire en Nubie : La Campagne internationale de sauvegarde d’Abou Simbel, de Philæ et d’autres trésors culturels, publication de l'UNESCO, 1992, (ISBN 92-3-202-3830)
- Comité exécutif de la campagne internationale pour la sauvegarde des monuments de Nubie