Temple de Romulus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Temple de Romulus
Vue aérienne du temple de Romulus
Vue aérienne du temple de Romulus

Lieu de construction Forum Romain
Date de construction Après 309
Ordonné par Maxence
Type de bâtiment Temple romain
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Temple de Romulus

Localisation du temple dans la Rome antique (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 31″ N 12° 29′ 15″ E / 41.892, 12.487441° 53′ 31″ Nord 12° 29′ 15″ Est / 41.892, 12.4874  
Liste des monuments de la Rome antique

Le temple de Romulus (en latin : Templum Romulus Divus) est un monument romain situé le long de la Voie sacrée, à l'entrée du Forum Romain.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le temple se tient sur le côté est de la Voie Sacrée, face à la Maison des vestales[1], entre le temple d'Antonin et Faustine et la basilique de Constantin[2].

Fonction[modifier | modifier le code]

L'identification du monument est encore aujourd'hui sujette à débats. Selon la théorie la plus largement répandue, il s'agit d'un temple érigé par Maxence en l’honneur de son défunt fils Valérius Romulus qu'il fait diviniser. Cette théorie s'appuie sur le nom de « temple de Romulus » donné au monument durant le Moyen Âge et sur la représentation d'un temple circulaire qui apparaît sur des pièces de monnaie frappées durant le règne de Maxence et portant la mention Aeternae Memoriae[3].

Une autre théorie identifie ce temple comme étant celui dédié à Jupiter Stator, fondé selon la légende par Romulus puis reconstruit au début du IIIe siècle av. J.-C. par le consul Marcus Atilius Regulus[3]. Son emplacement correspond en effet à celui du temple de Jupiter Stator, soit tout de suite après l'archaïque porte du Palatin, la Porta Mugonia, à proximité de la Regia. Cette identification est en partie confirmée par les Catalogues Régionnaires constantiniens qui placent le temple de Jupiter Stator dans la Regio IV[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon l'hypothèse qu'il s'agit du temple de Romulus et non du temple de Jupiter Stator, la construction du temple débute après 309 et la divinisation de Valérius Romulus[2]. Une partie de l'inscription dédicatoire, encore visible au XVIe siècle, mentionne le nom de Constantin, ce qui impliquerait que ce dernier s'est approprié le temple après avoir défait Maxence[4],[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant le VIe siècle, une aile du bâtiment rectangulaire du forum de la Paix est transformé en une église dédiée aux saints Côme et Damien. La rotonde du temple de Romulus, qui touche le bâtiment du forum de la Paix, est intégrée dans la nouvelle église avec l'aménagement d'un passage[3].

En 1632, la porte en bronze et les colonnes de porphyre sont réutilisées dans la reconstruction de l'entrée à un niveau supérieur[3].

Vestiges[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la rotonde du temple est encore bien conservée. Elle doit sa survie au fait qu'elle a été englobée dans la Basilique Santi Cosma e Damiano. Par contre, les deux salles latérales ont quasiment disparu. Seules les colonnes de l'entrée de la salle nord sont encore debout.

Description[modifier | modifier le code]

Le temple présente une architecture atypique. Il s'agit d'un temple circulaire en brique[2] couvert par un dôme[1] et flanqué de deux salles à abside. Sa façade était nettement concave, la porte en bronze au centre étant entourée de chaque côté par deux niches qui pouvaient accueillir chacune une grande statue[1]. Les deux salles latérales, profondes et étroites, se terminent par une abside et communiquent avec la cella centrale. L'entrée de chacune de ces deux salles est marquée par deux colonnes en cipolin érigée sur de hauts podiums[1].

Selon l'hypothèse identifiant le temple à celui dédié à Jupiter Stator, les deux salles latérales pourraient être dédiées aux Pénates qui ont vu leur temple au sommet de la Velia déplacé pour libérer l'espace nécessaire à la construction de la basilique de Constantin[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Coarelli 2007, p. 89.
  2. a, b, c et d Platner et Ashby 1929, p. 450.
  3. a, b, c, d et e Coarelli 2007, p. 90.
  4. CIL VI 1147
  5. Coarelli 2007, p. 91.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Samuel Ball Platner et Thomas Ashby, A topographical dictionary of Ancient Rome, Oxford University Press,‎ 1929
  • (en) Filippo Coarelli, Rome and environs : an archaeological guide, University of California Press,‎ 2007, 555 p. (ISBN 978-0-520-07961-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]