Temple de Magna Mater

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Temple de Cybèle
Temple de Magna Mater
Temple de Magna Mater sur un relief modifié provenant de l'Arcus Novus[1],[2]
Temple de Magna Mater sur un relief modifié provenant de l'Arcus Novus[1],[2]

Lieu de construction Palatin
Date de construction Entre 204 et 191 av. J.-C.
Type de bâtiment Temple romain
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Temple de CybèleTemple de Magna Mater

Localisation du temple dans la Rome antique (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 22″ N 12° 29′ 06″ E / 41.8895, 12.4849441° 53′ 22″ Nord 12° 29′ 06″ Est / 41.8895, 12.48494  
Liste des monuments de la Rome antique

Le temple de Magna Mater ou temple de Cybèle (en latin : Aedes Magna Mater) est un temple romain situé sur le Palatin, à Rome.

Localisation[modifier | modifier le code]

Les vestiges du temple ont été retrouvés juste au sud de la Domus Tiberiana, sur la pente du Palatin qui donne sur le Circus Maximus. Le temple se tient en haut des Scalae Caci, à l'angle occidental de la colline[3], où des inscriptions relatives à Magna Mater ont été découvertes[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La construction d'un sanctuaire dédié à Cybèle est décidée après la consultation de la Sybille au moment de la seconde guerre punique contre Carthage, en 204 av. J.-C.[4] La divinité, représentée par un bétyle de pierre noire, est amenée à Rome depuis Pessinonte, en Asie Mineure[a 1]. La construction commence en 203 av. J.-C. et le temple est dédié un 11 avril en 191 avant J.-C. par le préteur Marcus Junius Brutus[3] À cette occasion sont institués les ludi megalenses qui sont célébrés devant le temple[4].

L'édifice est détruit dans un incendie en 111 av. J.-C. et restauré par Quintus Caecilius Metellus Numidicus, consul en 109 av. J.-C. [3]

Le temple est de nouveau endommagé par les flammes en 3 ap. J.-C.[3] Auguste manifeste son attachement au culte de Cybèle, fait restaurer le temple et permet que son épouse Livie soit assimilée à la déesse.

Description[modifier | modifier le code]

Le temple est représenté sur des fragments d'un relief provenant de l'Arcus Novus. Ces fragments ont été réemployés, modifiés et insérés dans la façade de la Villa Médicis qui donne vers le jardin. Le temple est représenté comme étant hexastyle d'ordre corinthien sur un haut podium[1],[2]. Le temple apparaît sur deux fragments, mais lors de leur reprise, les deux fragments ont été séparés et le temple de Magna Mater a été transformé en deux temples distincts, des erreurs de perspective lors de la reprise sont visibles[5].

Si l'identification du temple avec les vestiges mis au jour près des Scalae Caci est correcte, le temple mesure 33.18 mètres de long pour 17.10 mètres de large[6].

La pierre noire rapportée de Pessinonte est enchâssée dans une statue en argent de la déesse. Elle est peut-être déplacée dans le temple d'Héliogabale sur le Palatin par l'empereur Élagabal[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. a et b Kinney 1997, p. 131.
  2. a et b Cozza 1958.
  3. a, b, c, d, e et f Platner et Ashby 1929, p. 324.
  4. a et b Bayet 1969.
  5. Kinney 1997, p. 130-131.
  6. Platner et Ashby 1929, p. 325.
  • Sources antiques :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Samuel Ball Platner et Thomas Ashby, A topographical dictionary of Ancient Rome, Oxford University Press,‎ 1929
  • (en) Filippo Coarelli, Rome and environs : an archaeological guide, University of California Press,‎ 2007, 555 p. (ISBN 978-0-520-07961-8)
  • (en) Dale Kinney, « Spolia, Damnatio and Renovatio Memoriae », Memoirs of the American Academy in Rome, vol. 42,‎ 1997, p. 117-148
  • (it) Lucos Cozza, « Ricomposizione di alcuni rilievi di Villa Medici », Bollettino d'arte, vol. 43,‎ 1958, p. 107-111
  • (fr) Jean Bayet, Histoire politique et psychologique de la religion romaine, Paris, Payot, 2e éd.,‎ 1969, 340 p.