Temple d'Hathor (Dendérah)

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Temple d'Hathor de Dendérah
Temple de l’Égypte antique
Image illustrative de l'article Temple d'Hathor (Dendérah)
Le temple d'Hathor à Dendérah
Divinité Hathor
Époque Dynastie des Ptolémées
Ville Dendérah
Coordonnées 26° 08′ 31″ N 32° 40′ 12″ E / 26.142, 32.6701 ()26° 08′ 31″ Nord 32° 40′ 12″ Est / 26.142, 32.6701 ()  

Géolocalisation sur la carte : Égypte

(Voir situation sur carte : Égypte)
Temple d'Hathor de Dendérah

Le temple d'Hathor situé à Dendérah est un temple égyptien dédié au culte de la déesse Hathor, il fut construit sous Pépi Ier[1] et restauré plusieurs fois par la suite jusqu'aux derniers Ptolémées.

Selon Sylvie Cauville, égyptologue, auteur de nombreux ouvrages dont L'Œil de Ré[2], la charte de fondation du temple de Dendérah fait partie des écrits anciens de la bibliothèque de Khéops.

Temple[modifier | modifier le code]

Selon les inscriptions relatant la fondation du temple, son plan s’inspire de très vieux documents datant de Khéops, Pépi Ier, et même des temps mythiques des serviteurs d’Horus. La présence, non loin de l’enceinte du temple, d’une nécropole ancienne, confirme l’âge reculé de cette cité et de son culte.

Non loin ont été dégagées les ruines d'un sanatorium où les malades étaient soignés selon les indications des prêtres de la déesse.

Sur le toit ont été élevées six chapelles dédiées à Osiris, car on pensait que Dendérah était une sépulture pour ce dieu : presque la moitié du plafond d'une de ces chapelle, côté Est, représente le célèbre zodiaque de Dendérah, mais, sur place, on ne peut en admirer qu'une copie réalisée en 1920, les Français de l'expédition d'Égypte ayant prélevé l'original qui fut rapporté en 1821 à Paris pour être exposée d'abord à la bibliothèque royale puis transféré au musée du Louvre en 1964[3].

Le lac sacré du temple de Dendérah, au sud-ouest de l'édifice principal, servait aux ablutions du clergé et à la célébration des mystères rattachés à la mort et à la résurrection d'Osiris. C'est à proximité du lac qu'un trésor d'orfèvrerie a été mis au jour et est conservé en partie au musée égyptien du Caire et en partie au musée du Louvre.

Autour du naos, une galerie comporte plusieurs chapelles dont une en particulier dédiée à Osiris avec de superbes fresques. Sur la face arrière du temple, on trouve une des rares représentations de la célèbre Cléopâtre VII accompagnée de son fils Césarion.

On monte sur la terrasse du temple via une rampe en colimaçon carré. Aux murs, bas-reliefs de la procession des prêtres montant. À mi-hauteur une petite salle dans laquelle la procession s’arrêtait pour permettre aux prêtres de faire tout le rituel qui permettait à la divinité de prendre possession de la statue, puis ils continuaient de monter jusqu’à la terrasse au-dessus du temple. Là se trouve un petit kiosque hathorique, où la statue d’Hathor était exposée afin d’être revivifiée par le soleil.

Toujours suivant l’itinéraire des prêtres d’Hathor, on arrive sur le toit proprement dit d’où on a une vue superbe sur les palmeraies qui s‘étendent jusqu’au Nil. De l’autre côté, c’est le désert. On redescend de la terrasse toujours sur les pas des prêtres d’il y a 3 000 ans, par une rampe toute droite.

Dendérah est une très vieille ville, son origine remonte probablement à la préhistoire, puisqu'on y célébrait des rites religieux au temps des « Serviteurs d'Horus », sortes de demi-dieux qui précédèrent les pharaons humains. Ce sont eux qui tracèrent le plan du temple dont s'inspirè­rent ceux qui l'embellirent, notamment Khéops, Pépi Ier et Thoutmôsis III, qui développa les rituels.

Le temple actuel, qui date de l'époque ptolémaïque[1], est donc le dernier d'une série de restauration formant une chaîne sacrée jamais interrompue[4].

Construction et restauration de l'époque romaine[modifier | modifier le code]

Au sud du temple d'Hathor, à côté de ce qu'il reste du lac sacré, on remarque un autre temple qui lui remonte à l'époque romaine, dont le décor est de l'époque d'Auguste, le temple de la naissance d'Isis dont il ne reste aujourd'hui que des ruines, on peut aussi y voir une église copte construite probablement au Ve siècle dans le secteur des mammisi.

À l'intérieur du temple, on peut lire les cartouches d'Auguste, de Tibère, de Caligula, de Claude et de Néron. Quant aux autres parties de l'intérieur, les cartouches et les noms de bannière sont, sans exception, partout vides.

Ces noms d'empereurs romains ne signifient pas que ce sont eux qui ont fait construire le grand temple, ils signifient simplement qu'à l'époque romaine, le culte de la déesse Isis souvent associé au culte d'Hathor, était très présent même dans le panthéon divin romain et la culture populaire romaine ; les empereurs en faisant sculpter leur nom, souhaitaient ainsi bénéficier de la protection de la déesse, étant donné que dans la culture romaine, la famille ou plutôt la filiation avait une grande importance. Les Romains ont donc fait rajouter leurs noms dans les cartouches vides et ont fait construire des éléments extérieurs au temple[5].

Toutes les constructions datant de l'époque gréco-romaine et romaine, ne subsistent plus actuellement que sous l'apparence de ruines, celles-ci n'ayant pas résisté aux outrages du temps, contrairement au temple d'Hathor qui lui est encore conservé dans un excellent état, ce qui corrobore la théorie de la simple apposition des noms d'empereurs romains et non la construction du temple d'Hathor par ceux-ci.

Le complexe monumental de Dendérah comprend la grande porte de Domitien et de Trajan, à droite de l'entrée, deux mammisi (petits temples qui commémorent la naissance d'Ihi, le fils d'Isis) : le plus ancien remonte au règne de Nectanébo Ier (XXXe dynastie) et a été achevé sous les Ptolémées, tandis que l'autre est d'époque romaine, décoré de bas-reliefs illustrant Hathor allaitant Pharaon.

Photos[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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