Temple d'Auguste et de Livie

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Temple d'Auguste et de Livie
Image illustrative de l'article Temple d'Auguste et de Livie
Présentation
Date de construction 20 - 10 av. J.-C.
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Localité Vienne
Localisation
Coordonnées 45° 31′ 32″ N 4° 52′ 27″ E / 45.5255, 4.8742 ()45° 31′ 32″ Nord 4° 52′ 27″ Est / 45.5255, 4.8742 ()  

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Temple d'Auguste et de Livie

Géolocalisation sur la carte : Vienne

(Voir situation sur carte : Vienne)
Temple d'Auguste et de Livie

Le Temple d'Auguste et de Livie est un temple romain, situé à Vienne, dans le département français de l'Isère, dédié au culte impérial, pour honorer l'empereur Auguste et son épouse Livie.

Le temple d'Auguste et de Livie fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Construction[modifier | modifier le code]

Certainement construit dans les années 25-27 av. J.-C., le temple, est rebâti aux deux tiers quelques décennies plus tard. Mais la date de la reconstruction est encore débattue. Entouré de colonnes sur trois côtés, il s'agit d'un temple periptère sans posticum qui se dresse sur un podium de plus de 2 metres 50. Son plan est unique en Gaule. La dédicace est connue par les traces de l'inscription qui se trouvait sur la frise : « ROMAE ET AUGUSTO CAESARI DIVI F », sur l'architrave est ajouté « ET DIVAE AUGUSTAE », c'est-à-dire, « À Rome et à César Auguste, fils du divin (Jules-César), et à la divine Livie. ». Ce temple est entouré sur tois côtés par un portique (trioportique) et faisait face à une place (forum) close par une basilique en vis-à-vis du temple de l'autre côté de la place : schéma classique du forum tripartite connu ailleurs en Gaule (voir l'exemple de Bavay dans le Nord). Ce temple est orienté sur un axe est-ouest presque parfait.

Modifications et usages ultérieurs[modifier | modifier le code]

Christianisé, sans doute au Ve siècle, d'après un sermon de saint Mamert, il devient l'église paroissiale de Notre-Dame-la-Vieille, puis Notre-Dame-de-la-Vie. La cella est supprimée. Les entrecolonnements sont comblés. À la Révolution, l'église devient temple de la Raison. Le tribunal s'y installe ensuite, avant de laisser place en 1822 au musée et à la bibliothèque. La restauration menée à partir de 1853 donne au monument son aspect actuel : la cella est reconstruite et les adjonctions médiévales sont supprimées. Le temple est également isolé au centre d'une place en supprimant les constructions adventices.

L'autel en pierre reconstruit sur l'emmarchement est une restauration dont nous n'avons aucune attestation archéologique, mais néanmoins possible. Cet autel servait à pratiquer le culte et sacrifier des animaux aux dieux. Derrière les colonnes se trouve une grande porte en bois qui donne sur une pièce qui s'appelle la cella où se trouve la statue du dieu. Seuls les prêtres pouvaient y pénétrer. Il s'agit également d'une reconstruction moderne se basant sur les Fouilles d'E.Rey en 1821.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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