Telagh

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Telagh
Noms
Nom algérien تلاغ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Oranie
Wilaya Sidi Bel Abbès
Daïra Telagh
Président de l'APC Mekhideche Tayeb
2012-2017
Code postal 22400
Code ONS 2205
Démographie
Gentilé Telaghien (ne)
Population 44 000 hab. (2013[1])
Densité 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 47′ 06″ N 0° 34′ 23″ O / 34.7849064, -0.573177334° 47′ 06″ Nord 0° 34′ 23″ Ouest / 34.7849064, -0.5731773  
Altitude Min. 680 m – Max. 1 455 m
Superficie 177,09 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Sidi Bel Abbès
Localisation de la commune dans la wilaya de Sidi Bel Abbès

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Telagh

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Telagh

Telagh, également typographié Talagh (en arabe : تلاغ), est une commune de la wilaya de Sidi Bel Abbès en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Telagh est située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Sidi Bel Abbès et environ cent trente de kilomètres de la mer. Son territoire est bordé :

Communes limitrophes de Telagh
Mezaourou Teghalimet Teghalimet
Mezaourou Telagh Merine
Aïn Tindamine Oued Taourira
Dhaya
Oued Taourira

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Telagh a une altitude moyenne assez élevée. Le point le plus bas se trouve à la limite nord de son territoire, dans la plaine de Teghalimet à 680 mètres. Le point culminant est le sommet du plateau de Dhaya à 1 455 mètres. Ce dernier est un plateau tabulaire, constitué d'une plateforme monoclinale ou le crétacé moyen domine le crétacé inférieur. Ce plateau est long de 30 km (de Titen Yahia à Telagh) et large au maximum de 12 km. Il culmine à 1 455 mètres.

Les sols actuellement cultivés sont considérés comme peu à moyennement profonds, encroutés, calcaires, de texture plutôt légère, sableuse ou argilo-sableuse ou dominent les éléments grossiers que sont sables, graviers et cailloux.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la région est semi-aride frais à froid. La continentalité augmente du nord au sud, en relation avec l'orographie et l'éloignement de la mer. Les températures moyennes annuelles sont de l'ordre de 13 à 16°. Les moyennes mensuelles varient de 5° en janvier à 24° en août. La région est caractérisée par une pluviométrie moyenne annuelle d'environ 400 mm. Il pleut de 50 à 60 jours par an. Les gelées sont susceptibles se survenir de septembre à mai. En année moyenne on observe des gelés blanches, 15 à 20 jours par an de novembre à avril. La neige persiste en moyenne pendant 20 jours par an sur les reliefs au-dessus de 1 000 mètres.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Avec une formation à base de pin d'Alep (essence principale). À côté, on trouve surtout comme essences secondaires, le chêne vert et le chêne kermès, le thuya, le genévrier oxycèdre. Le sous bois comporte divers cistes : des lentisques, des filaria, des oléastres, des arbousiers, des cytises, du romarin, du palmier nain, de l'alfa, du diss (ampélodesmos tenax).

La faune de la commune est en partie similaire à celle de la zone méditerranéenne, avec la présence de sangliers, chacals, renards, gerboises, hérissons, lièvres. Les oiseaux sont très-nombreux et d'espèces variées : la perdrix rouge, la caille, la tourterelle, le pigeon ramier, la grive, : le chardonneret, le serin des champs, le rossignol, l'hirondelle, le pinson, le moineau, l'alouette, le ganga, l'étourneau, le coucou, le geai, le corbeau, la chouette, le hibou, le vautour, l'aigle, et la cigogne dont quelques couples viennent pendant l'hiver faire leurs nids sur les toits. Parmi les reptiles, mentionnons les couleuvres, les vipères, les lézards petits et grands, le caméléon, les tortues d'eau et de terre, les crapauds et les grenouilles.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1858, le 2éme régiment de spahis stationné à Boukhanéfis, a reçu par autorisation du ministre de la guerre français de l'époque: le maréchal Vaillant, une étendue de 1456 hectares de terres dénommées: "Terres de l'Oued de Télagh": Nom d'origine berbère, qui signifie les terres de céréales.

La zone était inhabitée avant l'implantation du poste militaire français, et que le Télagh ne sera connu des tribus de la région qu'à partir de l'installation des colons sur l'oued dont il prendra le nom. Cette grande étendue de terre change de nom comme le cours d'eau qui la sillonne, le Télagh, nommé plus bas Tralimet, coule d'abord vers le nord et qui devient la Ténira à l'endroit où elle prend sa direction vers l'est.

La zone était infestée de bêtes sauvages. Les grands fauves tenaient une place respectable dans ce concert d'animaux, et parmi eux les lions, panthères, hyènes,singes avec ou sans queue, mouflons, autruches…

Le génie militaire construisait immédiatement tous les bâtiments nécessaires destinés à recevoir ce régiment, assurer l'administration de leurs terres et la surveillance de la route conduisant à Bossuet (anciennement Dhaya), ou se trouvait le bureau arabe.

Bientôt s'élevèrent des logements et bureaux pour les officiers gradés, des baraques pour les sous officiers, des demeures pour quelques cantonniers, des écuries pour les chevaux. Les spahis indigènes vivaient dans leurs tentes avec leurs familles au alentours du caravansérail.

Le Télagh: Fontaine aux belles eaux dans la foret de sapins ; c'est un bivouac appelé par les soldats le Cimetière  (il y existe en effet les ruines d'un cimetière arabe).

De 1858 à 1879, seuls quelques commerçants et débitants de boissons viennent s'établir. Vers le début 1880, les premiers colons commencent à peupler Telagh. Les terrains autour du cantonnement n'étaient pas défrichés, seules quelques clairières étaient ensemencées et de petits jardins mis en état par les militaires. En 1889, la commune mixte est créée. Joachim Ximeres et deux adjoints sont à la tête de l'administration et s'installent dans les bâtiments laissés vacants par les militaires.

En mai 1904, le centre de Telagh est détaché de la commune mixte et érigé en commune de plein exercice avec une superficie de 13 981 hectares. Son premier maire fut Norbert Henri. Depuis Telagh a pris une importance toujours grandissante et l'urbanisation se met en place, grâce à une impulsion donnée par son maire Cambon Étienne élu en 1919. La superficie passe alors de 13981 hectares à 17 056 hectares. Les services du génie militaire et des entrepreneurs privés réalisent dès lors différents ouvrages : l'école communale (1903), la mairie en 1935, la cave coopérative, des docks silos pouvant emmagasiner de 35 à 45000 quintaux de céréales, hôtel des postes en 1951, le stade municipal en 1952, hôtel des finances, des HLM, l'entourage des places publiques et cimetières, l'aménagement des nombreux quartiers. Parallèlement à ces réalisations, des travaux de canalisations furent entrepris pour alimenter le village en eau potable. Quelques bornes fontaines furent placées en quelques endroits du village, ainsi que des réverbères (lanternes) pour l'éclairage des rues, qui se faisait à l'époque à l'acétylène (hydrocarbure non saturé). Les rues furent nivelées et bordées de trottoirs.

Le nouveau département d'Oran fut créé par décret du 20 mai 1957 et comprenait cinq arrondissements : Oran, Aïn Témouchent, Perrégaux, Sidi-Bel-Abbès et Telagh ; ce dernier comprenant 16 localités.

Durant la Guerre d'Algérie, le 18 novembre 1960 le maire européen du Télagh est arrêté et accusé d'apporter de l'aide matérielle au FLN. Le baron Quievreux de Quiverain, qui est l'un des derniers maires français en Algérie, est assassiné par l'OAS à la gare d'Oran au cours d'un transfert le 25 février 1962. Son premier adjoint, le conseiller général Sebaa Abdelkader, prend sa succession le 19 novembre 1960 et devient ainsi le premier maire d'origine arabe du Télagh. Enfin le 15 mai 1962, à la sortie de Sidi-Bel-Abbès, le sous préfet musulman du Télagh "Bouakaz Zedouchir" a été assassiné, alors qu'il se trouvait dans une voiture. Il était favorable au FLN. Trois autres personnes (deux européens et un musulman), qui l'accompagnaient, ont été également été tuées par cette même organisation.

[réf. nécessaire].

Administration[modifier | modifier le code]

La nouvelle wilaya de Sidi-Bel-Abbès fut créée par ordonnance du 2 juillet 1974 et est formée de nouvelles daïrates de Hammam Bouhadjar, Sfisef, et Ben Badis et les trois daïrates de Sidi-Bel-Abbès, d'Aïn Temouchent, et de Telagh (distraites de la wilaya d'Oran). Cette dernière comprenait dix-sept communes.

Le nouveau siège de la mairie a été réceptionné en 2011 en remplacement de l'ancien édifice bâti en 1935. Il s'agit d'un bâtiment de forme circulaire, érigé en deux blocs distincts, avec une salle d'accueil couvrant 50 m et 37 locaux servant de bureaux administratifs pour diverses prestations.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

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  • Liste des maires
    • 1919-1959 : Étienne Cambon: Élections municipales du 30 novembre 1919. Il détient le record de longévité à la tète de la mairie, soit 40 ans.
    • 1959-1960 : Henri Quievreux de de Quivrain: Élections municipales du 19 avril 1959.        
    • 1960-1962 : Abdelkader Sebaa, dit "Kouider": Premier Adjoint, Conseiller Général. Le 19 novembre 1960, il prend la succession d’Henri Quievreux de Quiévrain.       
    • 1962-1967 : Présidents de délégation spéciale, désignés par arrêté préfectoral. Chargées de remplacer les conseils municipaux.
    • 1967-1971 : Youcef Daoud: Élection du 5 février 1967; Première élection communale en Algérie élue pour cinq ans, au suffrage “universel, direct et secret”, avec comme modalité le scrutin de liste.  
    • 1971-1979 : Ghaouti Hamdi: Élection du 14 février 1971. P.APC pendant deux mandats consécutifs.
    • 1979-1984 : Belahcen Ghabi: Élection de décembre 1979.
    • 1984-1989 : Abdelkader Bousmaha: Élection du 18 décembre1984. La dernière mandature sous le paravent du parti unique.
    • 1989-1990 : Président du Comité Communal Provisoire (CCP), désigné par le Wali pour préparer les premières élections multipartites.
    • 1990          : Yahia Bendjemaa: Élection 12 juin 1990. Premières élections pluralistes algériennes.
    • 1990-1992 : Yahia Adda: Succède à Yahia Bendjemaa démissionnaire.  L’Assemblée Populaire Communale majoritairement détenue par le FIS  a été dissoute et remplacée par une D.E.C.
    • 1992-1997 : Présidents de Délégation Exécutive Communale (DEC); désignés par l'administration.
    • 1997-2002 : Yahia Moussa: Élection  23 octobre 1997.
    • 2002-2006 : Bouchakor Bounadja: Élection 10 octobre 2002.
    • 2006-2010 : Tayeb Mekideche: Premier Adjoint, succède à feu Bouchakour Bounadja. Élu le 29 novembre 2007. Démis le 25 mai 2010 de ses fonctions.
    • 2010-2012 : Bouchakor Gouttal: Succède à Tayeb Mékideche.
    • 2012-2017 : Tayeb Mekhideche: Élection du 29/11/2012.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est au centre d'une grande région agro-pastorale et constitue un important marché pour les productions agricoles, d'élevage et de sylviculture des daïras et communes environnantes. Elle a cependant vu se développer des industries à partir de la fin des années 1970, en partie grâce au programme spécial de développement.

La commune dispose actuellement d’une zone industrielle d’une superficie de 40 hectares, comprenant une cinquantaine de lots destinés à la réalisation de projets d'investissement dans les secteurs de l'agroalimentaire, du conditionnement et des équipements hydrauliques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]