Teirnon Twrv Vliant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Teirnon ou Teirnon Twrv Vliant est un personnage secondaire de la mythologie celtique brittonique, qui apparaît notamment dans la première branche du Mabinogi gallois, qui à pour titre « Pwyll, prince de Dyved ». Il est le père nourricier de Pryderi, le fils disparu de Pwyll et de Rhiannon.

Le nom de Teirnon dérive du celtique brittonique « Tigernonos », qui signifie « grand seigneur »[1].

Éléments de mythologie[modifier | modifier le code]

La disparition de Pryderi[modifier | modifier le code]

Pwyll, prince de Dyved, a épousé Rhiannon[2] trois ans auparavant, mais comme ils n’ont pas encore d’héritier, des nobles conseillent à leur seigneur de se trouver une autre femme. Pwyll décide d’attendre un an, délai avant le terme duquel, Rhiannon accouche d’un fils. Mais la nuit même, les six femmes chargées de veiller sur le nouveau-né s’endorment et au matin l’enfant a disparu. Pour éviter la mort, les femmes accusent Rhiannon d’infanticide et lui mettent du sang de chiot sur le visage et les mains.

Rhiannon est condamnée à rester sept ans dans la cour d’Arberth, assise à l’entrée du château, à raconter son histoire aux passants et à leur proposer de les amener dans la cour sur son dos.

L’enfance de Pryderi[modifier | modifier le code]

Dans le même temps, Teirnon Twrv Vliant, seigneur de Gwent-Is-Coed, avait une jument qui poulinait chaque année le 1er mai[3], mais invariablement le poulain disparaissait. La nuit venue, il surveille la jument qui met bas et voit une griffe passer par la fenêtre pour prendre le poulain ; d’un coup d’épée il coupe la griffe et sort de la pièce mais ne peut voir ce qui se passe à cause l’obscurité. Quand il rentre, il trouve un enfant qu’il donne à sa femme et qu’on baptise sous le nom de Gwri Wallt Euryn (« à la chevelure dorée »). L’enfant grandit plus vite que la normale, à l’âge d’1 an il en parait 3 et 6 à l’âge de 2 ans. Quand il a 4 ans, il cherche à monter à cheval et on lui donne le poulain né le jour où il a été trouvé.

Teirnon a vent de l’infortune de Rhiannon et comprend que l’enfant est le fils de Pwyll. Avec sa femme, ils se rendent à Arberth pour restituer l’enfant. Ils rencontrent Rhiannon qui leur propose de les porter sur son dos jusqu’à la cour, ce qu’ils refusent. À la fin du banquet auquel ils ont été invités, Teirnon raconte son histoire et présente son fils à Rhiannon. On décide de l’appeler Pryderi, ce qui signifie « souci »[4].

Teirnon obtient la protection de Pwyll et s’en retourne sur son domaine, après avoir refusé les fabuleux cadeaux qu’on lui offre.

À la mort de Pwyll, Pryderi lui succède et agrandit le royaume.

Compléments[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Harry Mountain, The Celtic Encyclopedia, page 1001.
  2. Le nom de Rhiannon est issu de Rigantona, il signifie « Grande Reine ». « Elle est un aspect de la grande divinité celtique » de la mythologie galloise. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, page 415.
  3. Chez les Celtes, c’est à cette date qu'avait lieu la fête religieuse de Beltaine.
  4. Yann Brekilien, La Mythologie celtique, page 81, Éditions du Rocher, Monaco, 1993, (ISBN 2-268-01631-5).

Source primaire[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot,‎ février 1993, 169 p. (ISBN 2-228-88621-1)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1957 aux PUF. Paul-Marie Duval distingue la mythologie gauloise celtique du syncrétisme dû à la civilisation gallo-romaine.
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot,‎ août 1994, 365 p. (ISBN 2-228-88838-9)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1970. Albert Grenier précise l’origine indo-européenne, décrit leur organisation sociale, leur culture et leur religion en faisant le lien avec les Celtes insulaires.
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9) ;
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990 (ISBN 2-7373-0297-8) ;
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire »,‎ avril 1995, 216 p. (ISBN 9782737313158)
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007 (ISBN 9782914855372).
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout,‎ octobre 2009, 470 p. (ISBN 978-2-501-05410-2).
  • Consulter aussi la bibliographie sur la mythologie celtique et la bibliographie sur la civilisation celtique.

Lien externe[modifier | modifier le code]