Ted Shawn

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Ted Shawn et son épouse Ruth Saint Denis vers 1915.

Ted Shawn est un danseur, chorégraphe et pédagogue américain né à Kansas City (Kansas) le 21 octobre 1891 et mort à Orlando (Floride) le 9 janvier 1972.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ted Shawn pensait entamer une vie religieuse avant que la diphtérie ne le paralyse partiellement durant un peu plus d'une année[1]. Suite à cette paralysie et aux exercices auxquels il doit se soumettre pour retrouver le bon usage de ses membres, il découvre le lien qui existe entre le mouvement et la prière[1],[2]. C'est ainsi qu'il décide de devenir danseur.

Bien qu'il ait toujours eu une conception spirituelle de la danse, cela ne l'empêchera pas d'être accusé d'exhibitionniste, de pornocrate ou encore de provocateur par les milieux conservateurs américains[3].

Avec sa femme Ruth Saint Denis, Ted Shawn fonde la Denishawn School, ouverte à Los Angeles en 1915.

Style[modifier | modifier le code]

Les ballets de Ted Shawn sont toujours liés à l'un des trois thèmes suivants : « vie primitive », « travail », et « foi »[4]. Ted Shawn a plusieurs fois été amené à danser dans des églises, notamment lors de services religieux[5], dans lesquelles ils mêlent à la danse, la prière et la doxologie[6].

À partir de 1958, chaque année, il dirige un stage pour les pasteurs et animateurs de « rythmic choirs »[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ted Shawn est l'auteur d'un livre sur François Delsarte intitulé Every Little Movement. A book about François Delsarte (Pittsfield 1954), traduit en français par Annie Suquet sous le titre Chaque petit mouvement (Paris, Nouvelle librairie de la Danse, 2005).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Pierre Pastori, La Danse des vifs, L'Âge d'homme, Lausanne, 1977, p.90.
  2. Jean-Pierre Pastori soutient ici la redécouverte par Ted Shawn des danses chrétiennes primitives et même de celles catholiques, intimement liés au culte lui-même (voir à ce sujet la première et la deuxième partie de l'ouvrage de Jean-Pierre Pastori ; respectivement : « La danse et les Dieux », « La danse et l'Église »).
  3. Jean-Pierre Pastori, Op. cit., p. 91.
  4. Jean-Pierre Pastori, Op. cit., p. 93.
  5. Surtout lors des psaumes, du sermon et de la bénédiction.
  6. Jean-Pierre Pastori, Op. cit., p. 92.
  7. Jean-Pierre Pastori, Op. cit., p. 95.