Techouva

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La techouva (hébreu תשובה, « retour » ou « réponse ») désigne le processus de repentance dans le judaïsme, tant dans la Bible hébraïque que dans la littérature rabbinique. Conformément à la pratique juive, une faute, une erreur, un acte interdit, peuvent être pardonnés sous réserve d'engager une démarche de techouva.

Puisqu'aucun homme n’est parfait[1],[2], chacun se doit de porter en continu un regard critique sur son propre comportement afin de s’inscrire dans un processus de techouva.

Le processus de techouva[modifier | modifier le code]

La techouva comprend les étapes suivantes :

  • le pardon aux yeux de son prochain : si la faute a été commise contre autrui, il est nécessaire d’obtenir son pardon ;
  • la confession : la faute doit être mise en mots, formulée ;
  • le regret : l'entière conscience de la dynamique négative générée par la faute est nécessaire ;
  • l’engagement pour le présent et le futur : prendre la résolution de ne plus jamais céder à cette tentation.

La responsabilité de l'homme à l'égard de l'homme est telle que le « Tout Puissant » n’est pas assez puissant pour l'annuler[3]. Par exemple, si on a humilié ou blessé quelqu’un, il est nécessaire de s’excuser auprès de lui et d’obtenir son pardon. Cependant, si la première étape concerne la relation entre l'homme et son prochain, les dernières portent sur la relation entre l'homme et son Créateur. Un rite seul ne saurait suffire à effacer la faute commise.

La techouva dans la Bible[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la littérature biblique, la techouva est présentée comme le pré-requis fondamental dont dépend le salut tant collectif qu'individuel[4],[5],[6],[7],[8].

La techouva dans la littérature rabbinique[modifier | modifier le code]

La grandeur et le pouvoir de la techouva[modifier | modifier le code]

Le Talmud enseigne que « là où se tient l'homme qui a fait techouva, même les justes parfaits ne sauraient tenir »[9]. La techouva permet en effet de puiser dans le mal l'énergie qui permettra que, selon le Talmud, « les fautes deviennent des mérites »[10]. C'est ainsi que le pouvoir ultime de la techouva permet de sublimer le mal et de le transformer en bien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eccl 7. 20
  2. 1Rois 7. 46
  3. Emmanuel Levinas, Difficile liberté, Paris, Albin Michel, coll. « Présence du judaïsme », 5e éd., 2006.
  4. Gn 4. 7
  5. Lv 4-5
  6. Dt 4. 30
  7. 1 R 8. 33-48
  8. Jon 2
  9. Talmud de Babylone, Bérechit Rabba, 34b
  10. Talmud de Babylone, Yoma, 86b

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]