Te Rangi Hiroa

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Te Rangi Hīroa, vers 1904

Te Rangi Hīroa, ou Sir Peter Henry Buck, né vers octobre 1877 et mort le 1er décembre 1951, était un homme politique et anthropologue néo-zélandais. Il était membre de l'iwi maori Ngāti Mutunga.

Jeunesse et carrière médicale[modifier | modifier le code]

Fils unique de William Henry Buck et de Ngarongo-ki-tua, Peter Buck est né à Urenui, en Nouvelle-Zélande. Il était membre de l'iwi Ngati Mutunga, de Taranaki, de par sa mère maori. Les anciens de la tribu le renommèrent Te Rangi Hīroa, nom emprunté à un ancêtre renommé. Du côté de son père, il était de descendance anglaise et irlandaise. Il fut élevé principalement au sein de la communauté pakeha (blanche), mais sa mère et sa grande-tante Kapuakore lui enseignèrent l'amour des traditions et de la langue maori.

En 1896, il entra à l'école Te Aute, réputée pour avoir formé de nombreux dirigeants maori de l'époque. En 1899, il intégra l'école de médecine de l'Université d'Otago. Il y effectua de longues et brillantes études, et y fut également remarqué pour ses talents d'athlète; il fut champion de saut en longueur de l'université en 1900 et en 1903. Il fut le premier diplômé maori de cette université.

Il s'associa au Young Māori Party, une association plutôt qu'un parti politique, dédié à la promotion des intérêts des Maori.

En 1905, il épousa Margaret Wilson, immigrée née en Irlande. Cette même année, il fut nommé spécialiste médical auprès des Maori de l'Île du Nord, d'abord dans le sud de l'île puis dans le nord, sous les ordres de Maui Pomare. Ensemble, Pomare et Buck contribuèrent à améliorer les conditions sanitaires de petites communautés.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1909, il fut élu député, et conserva son siège jusqu'en 1914. Il devint membre du Comité aux Affaires indigènes. Il s'intéressa aux peuples du Pacifique, et travailla brièvement comme officier médical aux Îles Cook et à Niue. Il fut l'auteur de plusieurs ouvrages d'anthropologie et d'ethnologie ayant pour thème les sociétés polynésiennes.

Pendant la Première Guerre mondiale, il aida au recrutement d'un contingent de volontaires maori. Il rejoignit l'armée en tant que médecin. Il participa à la bataille des Dardanelles, et fut décoré de l'Ordre du Service distingué pour héroïsme. Il participa également aux combats en France et en Belgique.

De retour en Nouvelle-Zélande, il fut nommé Chef officier médical pour les Maori, puis, en 1921, directeur du Département d'hygiène maori au sein du Département de la santé du gouvernement. Il termina sa carrière en étant anobli par le roi d'Angleterre et nommé directeur du Bernice Pauahi Bishop Museum à Honolulu. Il est connu pour un ouvrage tentant de faire passer les Polynésiens par la Micronésie, sans qu'ils aient eu le moindre contact avec la Nouvelle Guinée et la Mélanésie, alors considérées comme pays de sauvages. Il s'agissait que ce mépris généralement professé pour les Mélanésiens ne se reporte pas sur les Maoris, qui luttaient alors difficilement pour gagner le respect des Européens. Ils n'ont plus besoin de pareils manipulations aujourd'hui. La thèse de Te Rangi Hiroa n'a jamais trouvé de confirmations, ni linguistiques, ni archéologiques, ni anthropologiques. La thèse voulant faire venir les Polynésiens de Taiwan (Formose) est une nouvelle version de celle de Te Rangi Hiroa, toujours par cette même volonté d'auteurs blancs voulant que les Polynésiens soient "racialement" et culturellement supérieurs aux Mélanésiens.

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