Tchiatoura

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Tchiatoura
ჭიათურა
La ville de Chiatura.
La ville de Chiatura.
Administration
Pays Drapeau de la Géorgie Géorgie
Subdivision Iméréthie
Indicatif téléphonique +995
Démographie
Population 13 800 hab. (2009[1])
Géographie
Coordonnées 42° 17′ 52″ N 43° 17′ 56″ E / 42.297778, 43.298889 ()42° 17′ 52″ Nord 43° 17′ 56″ Est / 42.297778, 43.298889 ()  
Histoire
Statut Ville
Localisation

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Tchiatoura

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Tchiatoura

Tchiatoura (en géorgien : ჭიათურა, parfois transcrit Chiatura) est une ville de la région de Géorgie occidentale d'Iméréthie. Située dans une vallée montagneuse sur les rives de la rivière Kvirila, la ville est depuis 1879 un centre majeur de production de manganèse. Il y a toujours un chemin de fer pour transporter le manganèse au centre de Zestaponi. En 1989, la population s'élevait à environ 28 900 habitants, mais aujourd'hui elle en compte moins de 15 000[1].

La ville est le centre du district de Chiatura.


Culture[modifier | modifier le code]

On y remarque le Théâtre national Tsereteli, 10 écoles, une faculté de l'Université technique de Géorgie (en), et la cathédrale Mgvimevi (Xe et XIe siècles).

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis 1879, c'est un centre de production de manganèse, l'un des principaux du Caucase. Elle est reliée à cause de cela par le chemin de fer à Zestafoni pour la production de ferroalliage. La production de Manganèse a atteint 65% de la production globale en 1905. Pendant la révolution russe de 1905, Tchiatoura était le seul bastion bolchevique dans une Géorgie plutôt menchevik. Les 3 700 mineurs qui travaillaient 18 heures par jour étaient une proie facile pour Joseph Staline qui reçut d'eux le surnom de 'sergent major Koba'. Il établit une presse, joua du racket en vendant sa protection, grâce à des escouades rouges. Il délégua à Vano Kiasashvili la responsabilité des mineurs armés. De fait, les propriétaires des mines qui acceptaient sa protection le protégeaient à leur tour, tandis que ceux qui refusèrenet de traiter avec lui virent leurs mines saccagées[2]. En 1906 un train chargé des salaires des mineurs fut pris d'assaut par la Druzhina (Club des expropriateurs bolcheviks) de Kote Tsintsadze. Ils massacrent les gendarmes et les soldats, et récupèrent 21 000 roubles[3].

Les mineurs mènent une grève de 55 jours en juin-juillet 1913. Ils réclamaient des journées de 8 heures, des salaires plus élevés, et l'abolition du travail de nuit. La police permit la manifestation dès l'instant qu'il n'y aurait pas de requêtes politiques[4]. Ils étaient soutenus par les grêvistes à Batumi et Poti[5].

Jumelages[modifier | modifier le code]

District[modifier | modifier le code]

Le district (raion) de Chiatura (code iso CHI) s'étend autour de la ville sur une superficie de 542 km2, pour une population de 56 341 habitants[6].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b (en) « Livres des statistiques de l'année 2009 » (consulté le 29 mars 2013) p. 37
  2. (en) Simon Sebag Montefiore, Young Stalin, p. 111-3
  3. Simon Sebag Montefiore, Young Stalin, page 130
  4. Ronald Grigor Suny, The making of the Georgian nation, page 178
  5. http://mmcworkers.ge/index.php?option=com_content&view=article&id=54&Itemid=27&lang=en
  6. « Statistiques sur les districts de Géorgie, publiées en 2010 », sur http://www.statoids.com/ (consulté le 29 mars 2013)