Taxi Girl (groupe)

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Taxi-Girl

Pays d'origine France
Genre musical New wave, Post punk, Synthpop
Années actives 1978-1986
Labels Sonopresse, Pathé, Mankin, Virgin, Koka, Play It Again Sam
Site officiel www.taxigirl.org
Composition du groupe
Anciens membres Daniel Darc
Mirwais Stass
Laurent Sinclair
Stéphane Erard
Pierre Wolfsohn

Taxi Girl est un groupe de rock français actif de 1978 à 1986.

Carrière[modifier | modifier le code]

Taxi Girl est un groupe de « l'after punk » à tendance new wave[1] et à l'esthétique romantique, rouge et noire, magnétique, punk. Il a existé de 1978 à 1986, avec des prestations scéniques mémorables et une histoire quelque peu dramatique. Au-delà de leur noyau de fans, ils ont connu le succès surtout grâce à leurs deux premiers maxi 45T au son techno-pop versus Cold poétique : Mannequin en 1980, et surtout Cherchez le garçon en 1980, vendu à plus de 300 000 exemplaires[2]. Ces deux premiers singles sont réalisés par Andy Scott et Maxime Shmitt sous l'impulsion d'Alexis Quinlin, leur manager[3]. Composé de cinq membres au départ en 1978, le groupe connaît son premier drame à la mort du batteur Pierre Wolfsohn d'une overdose au mois de juillet 1981[3].

Ils se produisent sur les scènes parisiennes comme le Palace, le Rose Bonbon et le Casino de Paris. Le magazine Actuel les assimile, avec les groupes Marquis de Sade et Artefact, à la vague des « jeunes gens modernes » popularisée par le journaliste Jean-Éric Perrin dans sa chronique Frenchy but chic dans le mensuel Best.

Devenu trio après le départ de Stéphane Erard[3] et la mort de Pierre Wolfsohn d'une overdose, Taxi Girl publie en 1981 son premier et seul album Seppuku. Sorti sur son propre label Mankin monté avec l'aide de Virgin et présenté comme l'un des premiers labels indépendants français[4], Seppuku est enregistré par Andy Scott et produit par Jean-Jacques Burnel des Stranglers. Le batteur Jet Black, pour les percussions, participe également à quelques morceaux. Malgré une reconnaissance certaine de la part du public, ce disque ne connaîtra pas de véritable succès (à peine 50 000 exemplaires). De par ses thématiques (sorcellerie, meurtre, drogue, etc.) la presse lui attribuera l'étiquette de disque sombre et forcément pas très commercial. Seppuku a la particularité d'être un disque entièrement scellé, Daniel Darc aurait souhaité à l'époque qu'il y soit inclut une lame de rasoir pour pouvoir l'ouvrir[5],[6]. À la suite de cet album, Taxi Girl participera à une longue tournée anglaise pour promouvoir son disque en première partie des Stranglers. Virgin éditera, à ce titre, une version anglaise de Seppuku avec un chant adapté pour l'occasion.

Très difficile à gérer en raison d'une tension grandissante entre Laurent Sinclair et Mirwais Stass, Taxi Girl poursuivra, à partir de 1983, ses activités sous la forme d'un duo composé de Daniel Darc et Mirwais Stass (Laurent ayant été remercié sans ménagement à la fin de cette année). En 1983, ils publient le MLP Quelqu'un Comme Toi, considéré par Daniel Darc comme ce qu'ils ont fait de mieux. On notera quelques titres emblématiques des problèmes de drogue que rencontre ce dernier (Plus je sais plus j'oublie, De l'autre côté et surtout Monna). À partir de 1984, ils connaîtront deux succès, Paris et surtout leur tube Aussi belle qu'une balle en 1986.

Depuis l'arrêt du groupe, le chanteur et parolier Daniel Darc a réalisé plusieurs albums solo. Les trois derniers en date, Crèvecœur, Amours suprêmes et La Taille de mon Ame , réalisés par Frédéric Lo et Laurent Marimbert', ont connu de véritables succès à la fois critique et public. Daniel Darc a également publié quelques textes (des nouvelles) et articles (Best, Technikart). Animé par de nombreux projets (collaborations, écriture, biographie) mais rattrapé par de nombreuses addictions, il décède le 28 février 2013 d'une surdose de médicaments et d'alcool.

Laurent Sinclair, quant à lui, participera à beaucoup de projets et jouera avec bon nombre de musiciens, entre autres Jean-Jacques Burnel, Purple Helmets, Pascal Comelade, Jil Caplan ainsi qu'une apparition sur le dernier album de Juliette et les Indépendants, le groupe de Mirwais. Il tentera une carrière solo et sortira un unique single, Devant le miroir (produit par Jean-Jacques Burnel). Pour info, cette chanson, écrite par Laurent, est à la source de son éviction de Taxi Girl. En effet, les deux autres membres, opposés à ce que ce titre devienne le nouveau single, préférèrent se séparer de leur clavier plutôt que de négocier sur ce point. La version originale de Devant le miroir se trouve sur le disque/compilation Suite & fin ? édité par NewRose/Fanclub en 1989.

Mirwais Stass, lui, a sorti un premier album solo en 1990, sobrement appelé Mirwais et qui ne connaîtra pas de véritable succès. Son second album, Production, sorti en 2000, fait de lui le nouveau designer sonore français. À la demande de Madonna, il produit l'album Music de 2000, la totalité d'American Life en 2003 et quelques titres de Confessions on a Dance Floor en 2005. Il coproduit plusieurs titres de l'album Odyssey du groupe américain Fischerspooner. Il compose en 2006 la B.O. du film Pardonnez-moi de Maïwenn ainsi que celle de Nobody is Perfect, le film de Raphaël Sibilla. En 2008, il cocompose et produit, avec Yasmine Hamdan, l'album Arabology sous le nom de Yas, ce projet a la particularité de concilier musique technologique et chant en arabe. En 2010 il produit quatre titres sur le premier album de la chanteuse Uffie.

Les membres du groupe[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Mannequin (Maxi & Single) (1980)
  • Cherchez le garçon (1980)
  • Seppuku (1981)
  • Seppuku (version anglaise) (1981)
  • Quelqu'un comme toi (mini album) (1983)
  • Dites-le fort (Nous sommes jeunes nous sommes fiers) (Maxi & Single) (1984)
  • Paris (Maxi & Single) (1984)
  • Aussi belle qu'une balle (Maxi & Single) (1986)
  • Suite & fin ? (album compilation+inédits) (1989)
  • Quelque part dans Paris (live+inédits) (1990)
  • 84-86 (compilation) (1990)
  • Cherchez le garçon (4 Remixes) (1995)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dorian Lynskey, « Le chanteur Daniel Darc est mort », sur Libération,‎ 28 février 2013 (consulté le 1er mars 2013)
  2. Sabrina Champenois, « Daniel Darc, dans une autre veine », sur Libération,‎ 28 février 2013 (consulté le 1er mars 2013)
  3. a, b et c Christophe Conte, « Taxi Girl, garçons de joie », sur Les Inrockuptibles,‎ 14 juillet 1999 (consulté le 1er mars 2013)
  4. François-Xavier Gomez, « Ne cherchez plus le garçon de Taxi Girl », sur Libération,‎ 28 février 2013 (consulté le 1er mars 2013)
  5. Benoît Sabatier, Nous sommes jeunes nous sommes fiers : La culture jeune d'Elvis à MySpace, hachette Littérature,‎ 2007, 979 p. (ISBN 2-0123-5780-6, lire en ligne)
  6. Jean-Marie Pottier, « Daniel Darc, le feu follet du rock français », sur Slate,‎ 28 février 2013 (consulté le 1er mars 2013)

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Sabatier, Nous sommes jeunes, nous sommes fiers, Paris, Hachette Littératures, 2007 (ISBN 2-0123-5780-6)
  • Pierre Mikaïloff, Cherchez le garçon Une bande magnétique, un écran géant.. C'était Taxi Girl, Paris, Scali, 2008 (ISBN 2-3501-2193-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]