Taxation optimale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La théorie de la taxation optimale étudie le système de taxation qui minimise les distorsions et les inefficacités économiques.

Les taxes générèrent des distorsions économiques car les agents économiques réagissent et modifient leur comportement. Par exemple, une taxe sur le travail peut inciter les individus à travailler moins qu'ils ne le désireraient, ou même de renoncer à un emploi. La taxation d'un bien spécifique modifierait le comportement des consommateurs, qui se reporteraient vers d'autres produits moins désirés, diminuant ainsi leur satisfaction. Les taxes sur les biens et services entrainent également ce que les économistes appellent une perte sèche.

Les économistes ont ainsi développé des modèles permettant de déterminer la manière de taxer les biens et les revenus de telle sorte que les effets négatifs soient minimisés. Franck Ramsey (1927) a proposé de taxer uniquement les biens et services, de telle sorte que les biens à la demande la plus inélastique soient le plus fortement taxés. L'idée est que si les taxes portent en priorité sur des biens dont la demande varie peu en fonction du prix, le consommateur ne modifiera pas de façon importante son comportement de consommation.

James Mirrlees (1971) a façonné la théorie moderne de la taxation du revenu, en formalisant l'arbitrage que doit réaliser le gouvernement entre égalité d'une part, et efficacité d'autre part. Si une taxation plus forte des salaires élevés peut apporter plus d'égalité, elle décourage en revanche le travail et peut faire diminuer le nombre d'heures travaillées.


Références[modifier | modifier le code]

  • F.P. Ramsey (1927) "A Contribution to the Theory of Taxation", The Economic Journal, 37, no. 145, (March 1927), 47-61.
  • J.A. Mirrlees (1971) "An exploration in the theory of optimum income taxation", Review of Economic Studies, 38, 175-208.
  • N.G Mankiw, M. Weinzierl, D. Yagan (2009) "Optimal Taxation in Theory and Practice", The Journal of Economic Perspectives, Volume 23, Number 4, Fall 2009, pp. 147-174(28).