Tawaraya Sōtatsu

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Scène de Sekiya du Roman de Genji par Sōtatsu.

Nonomura Sōtatsu, surnom: Inen, noms de pinceau: Tawara-Ya et Taiseiken est un peintre japonais des XVIe ‑ XVIIe siècles, ses dates de naissance et de décès ne sont pas connues mais, sa mort se situe vers 1643, et sa naissance à la fin du XVIe siècle d'après la datation de son œuvre. Une de ses œuvres est datée 1606, et des travaux de restauration en 1602, laisse supposer une date de naissance vers la fin du XVIe siècle.

La peinture décorative de l'école Sōtatsu-Kōrin du XIIe au XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Le régime féodal solidement établi par le gouvernement shogunal des Tokugawa et soutenu par le développement de l'industrie et du commerce, assure au Japon une paix qui dure pendant deux siècles et demi. N'ayant plus à craindre des troubles intérieurs ou les invasions étrangères, les différentes classes sociales, militaire, aristocratique ou bourgeoise, font appel à des artistes de tendances très diverses pour satisfaire leur besoin d'œuvres d'art. En même temps qu'Edo s'impose comme centre politique, Ôsaka affirme son importance économique et Kyoto, siège de la famille impériale, maintient toujours sa haute tradition de culture. Par ailleurs, les seigneurs locaux s'efforcent de développer les sciences et les arts dans les provinces, et surtout dans les villes où ils résident. La peinture de cette époque, appelée époque d'Edo ou des Tokugawa, présente par conséquent un aspect comparable à un champ printanier, orné des fleurs les plus variées. De ces tendances diverses parmi les plus importantes, figure la peinture décorative de l'école Sōtatsu-Kōrin[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIe siècle, l'établissement du shogunat des Tokugawa,cherche à faire revivre la culture nationale créée à l'époque de Heian (IXe au XIIe siècles). Sous cette impulsion, Sōtatsu, peintre né, magicien de la couleur, forge un style original que caractérise une stylisation hardie, hautement décorative, qui fait revivre le Yamato-e' d'antan. Son art représente un des sommets de la peinture japonaise. Nous ne savons que fort peu de choses sur la carrière de Sōtatsu, dont on ignore même les dates précises de naissance et de mort, mais les études approfondies de plusieurs spécialistes, notamment MM. Fukui Rikichirō, Tanaka Ichimatsu, Yamane Yūzō et Tani Nobuzaku, éclairent peu à peu la figure de Sōtatsu et son entourage et multiplient les recherches documentaires et les examens stylistiques de ses œuvres. Probablement issu d'une grande famille marchande, enrichie dans le commerce des étoffes avec la Chine et la fabrication des brocarts, et si son nom de famille n'est pas encore connu, du moins savons-nous qu'il porte le nom commercial (yagō, nom de son magasin) de Tawara-ya, celui d'une célèbre maison d'éventails décorés. Ce milieu le distingue déjà de ses contemporains, notamment des Kanō. Alors que ces derniers se rattachent à la tradition de la peinture à la chinoise, Sōtatsu trouve son inspiration dans la peinture profane et populaire de l'Époque de Muromachi[2].

Son parcours[modifier | modifier le code]

Sōtatsu a vraisemblablement dirigé cet atelier, mais sa formation artistique reste obscure. Sans doute dessine-t-il les modèles d'éventails et de papiers décorés que recopient ensuite ses assistants, et son goût personnel reflète aussi bien la tradition artisanale et médiévale de la peinture profane et populaire, que sa culture classique. Il existe encore de nombreuses peintures sur papier d'éventail (senmenga), réunies sur des paravents, du « style Sōtatsu », qui reprennent les mêmes thèmes et les mêmes compositions, où l'on distingue la touche du maître et de ses disciples. Il semble donc que le style décoratif de la maison Tawara-ya est très en vogue à l'époque, et que c'est par là que l'originalité de Sōtatsu commence d'être appréciée. Peut-être est-ce à ce titre qu'il participe, en 1602, à la réparation des Heike no kyō, trente-deux rouleaux richement décorés, offerts, en 1160, par le clan Taira au sanctuaire d'Itsukushima et dont il remplace plusieurs montures et refait deux mikaeshi (frontispices) qu'il orne de paysages et d'animaux tracés à l'encre d'or et d'argent. Il s'inspire souvent, par la suite, des guerres qui ont mis aux prises les clans Taira et Minamoto, au XIIe siècle[2].

Deux éléments semblent désormais déterminants dans la carrière de cet artiste. D'une part, son expérience de peintre-décorateur sur éventails, qui le rend maître de la construction décorative à partir de la combinaison de thèmes classiques: un regard attentif sur ses œuvres montre qu'elles sont presque toujours construites comme une peinture sur éventail, selon un système tridimensionnel (rayonnement à partir d'un point central du premier plan, représentant, de fait, le pivot de l'éventail, développement par zones circulaires, enfin, progression de droite à gauche), qui leur confère profondeur et cohésion. D'autre part, l'influence de Hon'ami Kōetsu, grand mécène, calligraphe et décorateur, personnage important du monde cultivé de l'époque. Sōtatsu a, paraît-il, épousé sa cousine si ce n'est sa sœur. La collaboration des deux artistes est indiscutablement prouvée par les nombreux rouleaux et albums (dont le plus ancien remonte à 1606), où la très belle calligraphie de Kōetsu vient s'inscrire sur des feuilles richement dotées de motifs à l'encre d'or et d'argent par Sōtatsu, œuvres collectives où l'harmonie du dessin, de l'écriture et de la poésie réalise une forme synthétique proche de celle de la période Heian[2].

Sōtatsu s'attache aussi bien à rendre la souplesse des lignes que la vigueur des accents et réussit, par la technique tarashikomi (touches d'encre fraîchement posées qui, par aspersion d'eau, deviennent des taches dégradées) à nuancer les surfaces unies. il reprend par la suite, ces procédés dans ses peinture monochromes à l'Encre de Chine, introduisant dans l'art du lavis un sentiment décoratif nouveau, éloigné de la tradition chinoise et dans ses rouleaux et paravents en couleurs superposées pour former des harmonies imprévues. Il innove aussi dans le traitement des motifs dépourvus de cerne, selon l'antique parti chinois dit sans os. Le rôle précis de l'influence de Kōetsu sur l'esthétique de Sōtatsu reste à déterminer, mais on peut admettre l'importance du milieu artistique évoluant autour de Kōetsu et de sa clientèle aristocratique qui, peut-être, l'oriente par ses commandes[2].

Tout le passé de l'ancienne cité impériale revit dans son interprétation des kasen, les poètes de l'époque Heian, riche album où les à-plats de couleurs vives s'allient au fond d'or. Un des faits certains de la vie de Sōtatsu est qu'en automne 1630, alors qu'il a déjà accédé au grade de hōkkyō (pont de la loi, titre ecclésiastique conféré à des artistes laïques), il se consacre aux copies du Saigyō monogatari (histoire des errances du poète Saigyō (1118-1190) dans les campagnes nippones), d'après les rouleaux du XVIe siècle, à la demande d'un seigneur local, Honda Tominasa, si l'on croit, du moins, le colophon de Karasumara Mitsuhiro 1579-1638), courtisan lettré ami du peintre. Il a peut-être exécuté, la même année, trois paires de paravents sur fond d'or pour l'empereur Go-Mizunoo: c'est dire qu'il est déjà dans sa pleine maturité (soit âgé de plus de quarante ans) et qu'il jouit d'une haute réputation à la cour même. La copie des rouleaux de Saigyō est très supérieure à l'original, par sa fraîcheur du coloris plein de poésie et la souplesse du dessin. Mais la grandeur de son art se révèle encore dans de grands paravents décoratifs sur lesquels est apposée, dans la plupart des cas, sa signature « Hokkyō Sōtatsu » à côté d'un cachet rond. Parmi ces cinq ou six œuvres, dont l'authenticité est le plus souvent acceptée, la paire de paravents de la fondation Seikadō, qui illustrent des anecdotes du Roman de Genji à droite l'histoire de Sekiya et à gauche celle de Miotsukushi) est une réalisation très puissante et d'une originalité saisissante[3].

Œuvres racontées[modifier | modifier le code]

Le paravent de droite (Sekiya) raconte la rencontre inattendue du prince Genji avec la belle Utsusemi, à la porte d'Osaka dans la montagne à l'est de Kyoto. Pour ce sujet classique, l'artiste doit s'inspirer de rouleaux enluminés anciens. Des études récentes discernent en effet dans cette composition plusieurs éléments empruntés directement à certains e-maki (par exemple, la forme de la vache semble être tirée du Kitano-tenjin-engi de la version de Kō-an). Mais le génie de Sōtatsu sait les recréer dans une parfaite unité plastique. Suivant la convention des rouleaux illustrés, c'est le char luxueux du prince Genji et son cortège qui impriment à la composition le mouvement principal de droite à gauche, en direction de la barrière et de la cabane des gardes. Mais l'axe dominant consiste en une diagonale qui relie la voiture du héros à celle de la belle Utsusemi, placée au coin supérieur gauche. Un messager, le frère de la dame, qui vient vers le prince pour lui apporter un poème, joue le rôle de trait d'union. Cet axe diagonal symbolise le lien psychologique; il est accentué par le superbe espace vert de la colline qui se détache sur le fond d'or[3].

La juste proportion de la cabane au coloris terne en bas à gauche, la correspondance des couleurs brillantes dispersées aux deux extrémités de l'axe, etc., tout est savamment calculé et équilibré pour créer un effet purement plastique. La trace de repentirs, visibles autour des trois petits personnages en haut à gauche, montre avec quel soin minutieux l'artiste parvient à la disposition définitive, parfaitement harmonieuse. Le mécanisme de cette composition proche de celui de l'art contemporain, est le résultat de recherches très conscientes. Or, l'effet produit par la juxtaposition des plans de couleurs unies se trouve déjà dans les miniatures de la haute époque, dans les rouleaux enluminés du Roman de Genji par exemple. Cinq cents ans plus tard, Sōtatsu ressuscite cette esthétique typique des artistes japonais, en lui conférant un sens très individuel et une vision très moderne. Sa puissance constructive apparaît plus clairement encore si nous étudions parallèlement les deux paravents, qu'il est regrettable de n'avoir pu reproduite la scène de gauche, Miotsukushi[4].

Contrastant avec l'équilibre statique du Sekiya, un dynamisme de formes et de couleurs, toujours très calculées, anime la visite du prince Genji au Sanctuaire shinto de Sumiyoshi. C'est aussi un axe diagonal qui détermine l'unité de la composition, mais réalisé cette fois par des courbes complexes, une rangée de pins et une plage de sable blanc. Dans l'angle supérieur droit, un grand bateau ajoute une profondeur plastique et psychologique, en suggérant la présence d'Akashi-no-ue, dame de province aimée par Genji pendant son exil, qui guette du large, par discrétion, le retour de son amant.
Si le secret des créations de Sōtatsu consiste en une mise en page hardie sur fond uni de formes empruntées et en somme « découpées » des peintures classiques, il se révèle mieux encore dans une paire de paravents représentant des danses classiques (Bu-gabu), conservés au temple Daigo-ji, d'où proviennent aussi les deux paravents du Roman de Genji. Quatre groupes de danseurs vêtus de costumes fantastiques, tirés d'un rouleau illustré de danses anciennes (Kogaku-zu) du XVe siècle, sont disposés tout simplement sur un fond d'or, mais avec quelle science de la composition et quel éclat des couleurs ! Le même axe diagonal traverse cette fois-ci les deux paravents : il est suggéré par de grands tambours décoratifs à droite en bas et un bosquet de pins et de pruniers en haut à gauche. Les signatures apposées à une place inhabituelle (l'une à droite en haut et l'autre à gauche en bas) indiquent que l'artiste a une conception très nette de l'importance de l'axe diagonal. En l'absence de tout élément anecdotique, la composition tend à un effet purement plastique, voire abstrait[4].

Viennent dès lors, deux paravents relatant deux épisodes du Genji monogatari (roman du Prince Genji, début du IXe siècle), d'une originalité saisissante, où les couleurs en a-plats modèlent les formes et se combinent avec un usage savant du vide tandis que le mécanisme de construction est le fruit de recherches parfaitement conscientes, proche de celui de l'art contemporain (on note dans l'épisode Sekiya, l'axe diagonal qui symbolise le lien psychologique entre les deux antagonistes)[4].

Une œuvre importante marque le changement survenu dans la carrière de l'artiste: c'est la série de grandes compositions qui décorent l'intérieur du temple Yōgen-in à Kyoto, construit en 1621 par la femme de Hidetada, deuxième shogun des Tokugawa. Pins et rochers sur douze portes à fond d'or et animaux imaginaires sur des portes en bois accusent la stylisation caractéristique de Sōtatsu, moins raffinée cependant que dans les paravents déjà cités, mais encore pleine de vigueur. Un travail de cette importance semble indiquer que Sōtatsu, pourtant issu d'un milieu très différent de celui des autres artistes, a atteint une situation suffisamment élevée pour rivaliser avec les maîtres de l'Époque Momoyama sur leur propre champ d'activité, c'est-à-dire la décoration de portes à glissières ou de paravents. M. Yamane se demande même si le succès remporté par ses travaux au Yōgen-in n'ont pas valu sa désignation au grade honorifique de hokkyō[5].

L'expression devient plus libre et plus dynamique avec la paire de paravents représentant le Dieu du Vent et le Dieu du Tonnerre, conservée au Kennin-ji à Kyoto. Par l'assimilation de l'iconographie classique de ces divinités et en s'inspirant des statues polychromes érigées au début du XIIIe siècle au sanctuaire du Renge)ō-in, ou plus près encore du dieu du tonnerre d'un rouleau enluminé de Kitano-tenjin-engi, l'artiste réussit à harmoniser effet décoratif et énergie du mouvement. Cette composition, souvent répétée par ses successeurs, marque un des points culminants de son art. Majestueuses également sont les évocations du site de Matsushima, paysage célèbre du Japon, sur les deux paravents conservés à la Freer Gallery of Art de Washington DC. Le mouvement incessant des flots agités anime tout l'espace de leurs lignes d'or et d'argent rehaussées de touches blanches, tandis qu'à droite, deux îlots rocheux couronnés de pins résistent aux assauts de la mer et qu'une seule vague, dont la crête cache l'extrémité des feuillages, suggère la profondeur. Les Dieux du Vent et du Tonnerre, au Kennin-ji de Kyoto, constituent une sorte d'apothéose de la production artistique de cet artiste[6].

Les animaux imaginaires accusent la stylisation caractéristique de Sōtatsu ; les deux lions traités de face, le corps ondulant en une torsion violente, emplissent presque toute la surface et semblent jaillir de l'espace laissé nu, si ce n'est quelques rehauts dorés qui jouent sur les veines du bois. L'humour est ici sous-jacent comme dans tout l'œuvre d'ailleurs. La composition des pins et rochers n'atteint pas encore les hauts sommets qu'elle touche ultérieurement dans les grandes réalisations dont la plus ancienne est une paire de paravents, conservés au temple Daigo-ji de Kyoto, représentant des danses classiques, Bugaku. Réalisation d'une unité parfaite et d'une surprenante tension artistique, elle consiste en une mise en page hardie, sur fond uni, de formes empruntées et quasiment « découpées » des peintures classiques, en l'occurrence le Kogaku-zu du XVe siècle. Quatre groupes de danseurs vêtus de costumes fantastiques sont disposés sur fond d'or, selon le même axe diagonal qui traverse les deux paravents et qui est suggéré par de grands tambours décoratifs dans le coin inférieur droit et un bosquet de pins et de pruniers dans le coin supérieur gauche[2].

Empruntant son thème au Kitanotenjin engi (rouleau enluminé du XIIe siècle), il n'a jamais su, avec autant de bonheur, hausser la miniature à la grandeur d'un art décoratif puissant et mouvementé. Son interprétation très personnelle de l'espace est rarement égalée et disparaît dans la copie qu'en fait Ogata Kōrin, copie qui pourtant, obtient la célébrité, reléguant pour des siècles le modèle dans l'ombre. Même après sa mort, semble-t-il, ses disciples continuent de produire selon ses modèles et d'apposer souvent sur leurs œuvres le cachet Inen (surnom supposé du maître) ou même Sōtatsu, qui constituent somme toute les « marques déposées » de son atelier, mais n'en rendent que plus difficile les identifications[2].

Du fait de son originalité, le génie de Sōtatsu reste longtemps méconnu. Son fils ou frère, Sōsetsu, lui succède à la tête de l'atelier Tawara-ya, avant 1639, mais il faut attendre que Kōrin donne droit de cité à cet art en qui s'exprime pourtant l'essence même de l'esthétique japonaise.
Quant à son titre de hōkkyō, M. Yamane se demande s'il ne lui était pas conféré pour ses travaux au temple Yōgen-in de Kyoto, temple construit en 1621 par la femme de Hidetada, second shogun des Tokugawa, en mémoire de son père Azai Nagamasa. C'est un ensemble de huit shitomi (portes à glissières en bois de cryptomère) ornés de motifs animaliers et de douze fusuma (porte à glissières en papier) ornés de pins et de rochers sur fond d'or[6].

Poème illustré[modifier | modifier le code]

Canards sur l'étang aux lotus par Sōtatsu.
  • Insomniaque amoureux,
Je vois l'aube pâlir.
Ô canards-mandarins qui passez,
M'apportez-vous un message de mon aimée?

(Man'yōshū, XI, 2491 — VIIIe siècle)

Sōtatsu n'est guère coutumier d'une telle discrétion. Ce lavis, extrêmement célèbre, est à dire vrai bien peu représentatif de sa manière, d'habitude infiniment plus contournée et bariolée. Dans la pâleur du demi-jour, les deux canards taquinés par un pinceau caressant, espiègle peut-on dire, voguent sur une eau qui se confond avec la brume de l'aube... On peut se prendre à regretter toutes les œuvres non avenues que Sōtatsu aurait pu peindre dans ce type-là (...)[7].

Le goût du décor, qui est la marque de l'époque, ramène les artistes vers les romans aristocratiques de jadis, prétextes à des évocations résolument colorées, à de somptueux déploiements de tissus. Ici, une scène fameuse (Ise monogatari 6), que Sōtatsu traite avec audace, et sans vain tapage...
Textuellement:

« un homme aimait infiniment une femme depuis longtemps.
Mais il ne pouvait l'avoir pour lui seul .
Il réussit à l'enlever et s'enfuit avec elle dans la nuit noire (...).
La nuit était avancée, le tonnerre grondait, la pluie tombait avec violence.
L'homme fit entrer la femme dans une grange en ruines, ignorant qu'il y eût des démons.
Avec son arc prêt, son carquois à l'épaule, il tint la garde à l'entrée, attendant l'aube.
Pendant ce temps, un démon avala la dame: Glup!
Elle poussa un cri: Anaya! qui se perdit dans le fracas de la foudre.
Quand il fit jour, l'homme alla trouver la femme. À sa place, rien!»[8].

Musée[modifier | modifier le code]

Scène de l'Ise-monogatari par Nonomura Sōtatsu.
Les dieux du tonnerre et du vent par Sōtatsu
  • Atami (Art Museum):
    • Rouleau des cerfs, rouleau en longueur, encre d'or et argent sur papier.
  • Cleveland (Mus. of Art):
    • Le prêtre zen Chôka, rouleau en hauteur, encre sur papier.
  • Ishikawa (Yamakawa Foundation of Art) :
    • Maki, paravent à six feuilles, couleur sur papier.
  • Kyōto (Nat. Mus.):
    • Canards sur l'étang aux lotus, encre sur papier (50x116 centimètres), poème de Man'yōshū.
    • Gibier d'eau dans l'étang aux lotus, rouleau en hauteur, encre sur papier, au registre des Trésors Nationaux.
    • Herbes et fleurs, couleurs sur papier d'or, quatre portes à glissières.
    • Herbes et fleurs, couleurs sur papier d'or, quatre portes à glissières, cachet de Inen.
    • Dragon rouleau en hauteur, encre sur papier.
  • Kyōto (Temple Rokuô-in):
    • Bœufs, deux rouleaux en hauteur, encre sur papier, inscription de Karasumaru Mitsuhiro, au registre des Biens Culturels Importants.
  • Kyōto (Temple Daigo-ji):
    • Bugaku, couleurs sur papier d'or, deux paravents à deux feuilles, au registre des Biens Culturels Importants.
    • Paravents aux onze éventails, couleurs sur papier d'or, deux paravents à deux feuilles.
    • Canards dans les roseaux, encre sur papier, deux écrans.
  • Kyoto (Temple Kennin-ji):
    • Les Dieux du Tonnerre et du Vent, couleurs sur papier d'or, deux paravents à deux feuilles, au registre des Biens Culturels Importants.
  • Kyoto (Temple Myoho-In) :
    • Érables, couleurs sur papier d'or, éventail.
  • Kyoto (Temple Yōgen-in):
    • Pins et rochers, couleurs sur papier d'or, douze portes à glissières.
    • Animaux imaginaires, couleurs sur bois, quatre portes à glissières, au registre des Biens Culturels Importants.
  • Nara (Musée Yamato Bunkakan):
    • Scène de l'Ise monogatari, encre et couleurs sur papier (21,1x24,7 centimètres).
  • Tōkyō (Nat. Mus.):
    • Cerisiers et yamabuki (Kerries du Japon), couleurs sur papier, deux paravents à six feuilles, attribution.
    • Plantes des quatre saisons en fleurs, couleurs sur papier, deux paravents à six feuilles, cachet de Inen.
    • Dragon, rouleau en hauteur, encre sur papier.
    • Sankirai (herbes, rouleau en hauteur, couleurs légères sur papier.
  • Tōkyō (Musée Goto):
    • Les mille grues, deux shikishi, encre d'or et d'argent sur papier.
  • Tokyo (Hatakeyama Kinenka Mus.):
    • Fleurs et herbes des quatre saisons, rouleau en longueur,encre d'or et d'argent sur papier, par Sōtatsu et Kōetsu.
    • Gibier d'eau dans l'étang aux lotus, rouleau en hauteur, encre sur papier.
  • Tokyo (Imperial Household Agency) :
    • Paravents aux quarante-huit éventails, couleurs sur papier, deux paravents à six feuilles, cachet de Inen.
    • Daim, rouleau en hauteur, encre sur papier.
  • Tokyo (Okura Cultural Foundation):
    • Éventails flottants, couleur sur papier, deux paravents à six feuilles, cachet de Inen, au registre des Biens Culturels Importants.
  • Tokyo (Seikadō Foundation):
    • Épisode Sekiya et épisode Miotsukushi du Genji monogatari, couleurssur papier d'or, deux paravents à six feuilles, au registre des Biens Culturels Importants.
  • Tokyo (Yamatane Art Mus.):
    • Maki, pins chinois et érables, couleurs sur papier d'or, paravent à six feuilles, cachet de Taiseiken.
  • Washington DC (Freer Gallery of Art):
    • Matsushima, couleurs sur papier, deux paravents à six feuilles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 13, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030230), p. 48, 49.
  • Akiyama Terukazu, La peinture japonaise - Les trésors de l'Asie, éditions Albert SkiraGenève,‎ 1961, 217 p., p. 102, 141, 145/153, 156, 177
  • Maurice Coyaud, L'Empire du regard – Mille ans de peinture japonaise, éditions Phébus, Paris,‎ novembre 1981, 256 p. (ISBN 2859400397), p. 32, 33, 56, 166, 167, 168, 170, 171
  • W. Watson: Sōtatsu, Londres, 1959
  • Terukazu Akiyama: La peinture japonaise Genève, 1961.
  • Hiroshi Mizuo: Edo Painting: Sotatsu and Korin, New York, Tokyo, 1965.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Akiyama Terukazu 1961, p. 141
  2. a, b, c, d, e et f Dictionnaire Bénézit 1999, p. 48
  3. a et b Akiyama Terukazu 1961, p. 145
  4. a, b et c Akiyama Terukazu 1961, p. 148
  5. Akiyama Terukazu 1961, p. 150
  6. a et b Dictionnaire Bénézit 1999, p. 49
  7. Maurice Coyaud 1981, p. 166-167
  8. Maurice Coyaud 1981, p. 170-171