Priodontes maximus

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Tatou géant

Tatou géant

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Priodontes maximus

Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Super-ordre Xenarthra selon PaleoDB
Ordre Cingulata
Famille Dasypodidae
Sous-famille Tolypeutinae

Genre

Priodontes
Cuvier, 1825

Nom binominal

Priodontes maximus
(Kerr, 1792)

Synonymes

  • Priodontes giganteus G. Fischer, 1814

Statut de conservation UICN

( VU )
VU A2cd : Vulnérable

Le Tatou géant[1] (Priodontes maximus), encore appelé cabassou en Guyane[2] est l'espèce la plus grande parmi les tatous. C'est la seule espèce du genre Priodontes.

Il peut creuser jusqu'à un terrier tous les deux jours, de 5 m de profondeur (dont la température est très stable), et qui sera ensuite utilisé par au moins une vingtaine d'autres espèces, ce qui fait de lui une espèce-ingénieur, et une espèce-clé[3]

Répartition[modifier | modifier le code]

Répartition de l'espèce en Amérique du Sud.

On le trouve dans la forêt tropicale de l'est de l'Amérique du Sud et dans divers autres habitats assez éloignés comme le nord de l'Argentine. Il vit à proximité des cours d'eau et des lacs. L'espèce est en risque d'extinction.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le tatou géant est insectivore, il se nourrit de termites et de fourmis et peut, contrairement aux autres tatous, détruire la totalité d'une de leurs colonies. Il s'alimente également d'araignées, de petits serpents et de charogne qu'il trouve en retournant le sol.

Description[modifier | modifier le code]

Le tatou géant adulte pèse entre 20 et 30 kg. Sa longueur est de 90 à 160 cm, dont un tiers pour la queue.

Il a une armature osseuse (11 à 13 bandes), couvrant son dos, sa queue et sa tête. D'apparence très rigide, elle n'en est pas moins très flexible et lui permet de se mouvoir aisément. Quelques poils sont visibles entre les plaques. La couleur est jaune sur les côtés et brune sur le dos. Les pattes, dotées de longues griffes lui permettent de construire d'énormes cavités en guise de terrier, de fouiller et de détruire les fourmilières et les termitières. Sa langue sécrète une substance visqueuse pour capturer des insectes. Il a un très bon odorat qui lui permet de détecter où se trouvent ses proies. Les autres sens ne sont guère développés : il ne distingue pas les couleurs mais étant un animal nocturne, cette déficience n'est pas handicapante. Il passe la journée tapi dans son terrier. Il vit en moyenne 12 à 15 ans.

Il apparait sur les billets de 5 bolivar vénézuélien.

Reproduction[modifier | modifier le code]

En dehors de la période d'accouplement, les deux sexes vivent séparés, habitant des terriers distincts. L'accouplement résulte de la rencontre fortuite d'un mâle et d'une femelle dans un terrier. Les femelles ont une période de gestation de 16 semaines, et elles ont de 1 à 3 petits.

Prédateurs[modifier | modifier le code]

Son seul prédateur est l'homme, qui le chasse pour utiliser sa cuirasse pour l'artisanat et sa chair comme aliment. Sa disparition a également pour cause la disparition de son biotope avec la déforestation et le développement de l'élevage. Il survit difficilement en captivité.

Protection[modifier | modifier le code]

En Argentine, la Réserve naturelle Formosa fut créée en 1968. L'un de ses principaux objectifs est la protection de certains des derniers exemplaires de cette espèce.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Desbiez ALJ & Kluyber D (2013), The Role of Giant Armadillos (Priodontes maximus) as Physical Ecosystem Engineers. Biotropica, 45: 537–540. doi: 10.1111/btp.12052
  • Edson de Souza Lima, Karen E. DeMatteo, Rodrigo S. P. Jorge, Maria Luisa S. P. Jorge, Julio Cesar Dalponte, Herson Souza Lima and Stuart A. Klorfine (2012) First telemetry study of bush dogs: home range, activity and habitat selection. Wildlife Research 39(6) 512-519. http://dx.doi.org/10.1071/WR11176
  • Leite Pitman, R., G. Powell, D. Cruz, M. Escobedo, K. Escobar, V. Vilca & A. Mendoza (2004) Habitat use and activity of the giant armadillo (Priodontes maximus): Preliminary data from southeastern Peru. Presented at the Society for Conservation Biology Meeting, New York, USA

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  2. Ensemble Des Reglementationsapplicables A La Faune Sauvage De Guyane
  3. Desbiez ALJ & Kluyber D (2013), The Role of Giant Armadillos (Priodontes maximus) as Physical Ecosystem Engineers. Biotropica, 45: 537–540. doi: 10.1111/btp.12052 (voir aussi images et vidéos avec Mongabay

Liens externes[modifier | modifier le code]

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