Tatler

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Tatler (Le Babillard en anglais) est un journal satirique anglais fondé en 1709 par Richard Steele pour se faire l'écho des discussions politiques et littéraires tenues dans les cafés londoniens. Publié tout au long de 271 numéros[1], il compte aussi parmi ses journalistes le dramaturge Joseph Addison et l'écrivain Jonathan Swift.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1707, Richard Steele (1672-1729) était rédacteur en chef de la London Gazette[2], journal officiel du parti Whig, premier d'une série de journaux auxquelles il fut amené à collaborer, avant de créer deux ans après sa propre publication. Publié trois fois par semaine, le journal Tatler sort sous première version du 12 avril 1709 au 2 janvier 1711[2]. Richard Steele sous le nom de plume de "Isaac Bickerstaff", personnage fictif créé un an plus tôt par l'écrivain Jonathan Swift, autre collaborateur du journal.

En mars 1711, Richard Steele et Joseph Addison, fondent un nouveau journal qui a le même titre, The Spectator mais adopte un format magazine. Il sera publié pendant 555 numéros[1].

Soucieux d'être à l'écoute de toutes les petites nouvelles et rumeurs, il poste un journaliste dans chacun des cafés londoniens, parmi lesquels White's, Will's, Grecian Coffee House et Saint-James’s Coffee House. Addison et Steele ont instauré au sein du journal un nouveau style d'écriture appelé "equitone", consistant à respecter une même perspective et un même ton tout au long du journal, en tendant à un effort d'objectivité[3].

La notoriété de Joseph Addison atteignit son apogée quatre après la création du Tatler, en 1713, lors de la représentation à Londres de sa tragédie Caton, traduite en plusieurs langues. La pièce se vit décerner par des critiques aussi éminents que le français Voltaire le titre de meilleure tragédie de langue anglaise.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Les journaux de Marivaux et le monde des spectateurs", par Alexis Lévrier, page 119 [1]
  2. a et b "Études sur la traduction de l'anglais", par G.M. de Rochmonde, page 119 [2]
  3. "IMPACT OF CULTURAL TECHNOLOGIES UPON PUBLIC EXPERIENCE" A Conversation with Socrates [3]