Tasque

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Tasque
Façade de l'église
Façade de l'église
Blason de Tasque
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Plaisance
Intercommunalité Communauté de communes Bastides et vallons du Gers
Maire
Mandat
Alain Bézian
2014-2020
Code postal 32160
Code commune 32440
Démographie
Gentilé Tasquais
Population
municipale
285 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 25″ N 0° 01′ 12″ E / 43.6402777778, 0.0243° 38′ 25″ Nord 0° 01′ 12″ Est / 43.6402777778, 0.02  
Altitude Min. 115 m – Max. 190 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

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Tasque

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Tasque

Tasque (Tasca en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Tasquais et Tasquaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans le vignoble des Côtes-de-Saint-Mont.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Las, affluent gauche de l'Arros, conflue sur la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tasque occupe l'emplacement de l'ancienne cité gallo-romaine de Burgo Tascqua.

Au Moyen Âge, le village accueille une importante abbaye bénédictine avec, au XIe siècle, une abbatiale romane, remaniée en église au XIIIe siècle suite aux destructions subies durant les batailles féodales de 1260.Elle est restaurée de 1290 à 1300 grâce aux libéralités de Guilhemette, fille de Gaston 1er de Béarn.

Elle est à nouveau détruite par les armées de Montgomery lors des guerres de religion en 1569 et elle est incendiée dans la nuit de Noel 1570. Après le passage des Huguenots, seul le chœur est remis en état ; mais en 1691, son délabrement le rendant dangereux, il fut définitivement délaissé au profit de la nef qui malgré la perte de sa voûte s'avérait encore utilisable. Raccourcie jusqu'à la hauteur de l'ancien transept, elle fut munie d'un chevet plat qui s'ornera de pastiches romans du XIXe siècle.

Au XVIIIe siècle, une rénovation est entamée, à l'occasion de laquelle sont ajoutés le clocher et le crénelage. Le portail de l'église, du XIIe siècle, est conservé. Il est d'une structure simple:un tympan qui s'appuie sur deux consoles est entouré de voussures en plein cintre retombant sur deux chapiteaux et d'une archivolte ornée de billettes. Il est surmonté d'une corniche portée par onze modillons.

Le tympan représente le Christ assis dans sa mandorle. De chaque côté, un personnage est incliné, les genoux ployés et les pieds nus. Celui de droite soutient le bras du Christ, et celui de gauche reçoit de lui le Livre dans ses mains voilées. En dessous de ces deux personnages, les symboles traditionnels des évangélistes. Une inscription gravée permet de connaitre ces deux personnages : saint Pierre et saint Paul. Les modillons représentent les 11 autres Apôtres. De part et d'autre de ces derniers, on peut distinguer étrangement, à droite sur le dernier modillon, l'arrière train d'un animal et à gauche, deux personnages nus, couchés, les membres entremêlés, à côté d'un troisième dont seule subsiste la tête. Sur les consoles soutenant le tympan et les chapiteaux, des scènes historiées difficiles à interpréter.

Au moment de la Révolution, les têtes de plusieurs personnages furent détruites.

Lors du Concordat, signé entre Napoléon Bonaparte et le représentant du pape Pie VII en 1801, l'église devient propriété de la commune de Tasque. En 1870, l'abbé Roze mène une nouvelle campagne de restauration, au cours de laquelle les murs intérieurs ainsi que les chapiteaux sont recouverts de plâtre et remodelés. Les peintures murales sont recouvertes.

À l'intérieur, il est possible de remarquer un autel roman, des sculptures du XIIe siècle dont un remarquable christ dans sa mandorle et un fauteuil abbatial du XVe siècle.

En 1980, un autel votif gallo-romain portant le nom d'une divinité jusqu'alors inconnue est découvert, encastré dans le mur Est de l'abbatiale. Le chœur abrite un authentique autel roman. Tous ces éléments conduisent au classement de l'église à l'Inventaire des Monuments Historique le 20 décembre 1999.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Bézian[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 285 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
425 502 435 505 544 532 593 606 573
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
522 507 505 502 503 434 354 385 397
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
341 327 280 282 261 285 297 270 263
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
259 258 216 217 216 212 209 244 285
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre[4] ;
  • À l'entrée du cimetière, le support de la croix en pierre est un chapiteau renversé qui porte un décor d'entrelacs et de grandes palmettes taillées en gouttière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au chef d'argent, à la croix ancrée de sable brochant sur le tout[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]