Tareq al-Hachemi

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Tareq al-Hachemi

Tareq al-Hachemi ( طارق الهاشمي , s'écrit également Tarek al-Hachémi), né à Bagdad en 1942, a été l'un des vice-présidents de la République, avec Abdel Abdel-Mehdi, lors la mise en place de l'État irakien qui a suivi les élections de décembre 2005. Il occupe cette fonction du 22 avril 2006 au 31 mai 2011.

Sunnite, il est le chef du Parti islamique irakien (PII) et a succédé dans son poste de vice-président à Ghazi Mashal Ajil al-Yawer, lui aussi sunnite.

Détails biographiques[modifier | modifier le code]

Issu de la tribu Mashhadan et petit-fils d'un général de l'armée ottomane, neveu du tuteur du roi Ghazi Ier, il milite dans le parti Baas.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il suit la formation de l'académie militaire de 1959 à 1962 et participe aussi à des sessions de formation en Angleterre, République tchèque et en Inde. Instructeur à l'Académie de commandement en 1975, il abandonne sa carrière militaire à 33 ans.

Carrière économique[modifier | modifier le code]

Il obtient un BA d'économie à l'Université al-Mustansiriyah en 1969 et un MBA d'économie en 1978.

Gestionnaire de la branche irakienne de l'Arab Shipping Co [ASC] de 1979 à 1981, il est muté comme directeur de l'ASC au Koweït jusqu'en 1990.

Après l'invasion du Koweit par l'Iraq, il regagne son pays.

Militant du PII[modifier | modifier le code]

Affilié au Parti islamique irakien depuis sa jeunesse, il avait dû suspendre son activité pendant sa carrière militaire. Une fois sorti de l'armée, il réintègre le parti et devient membre du comité du planning et du conseil Shura.

Il se présente comme anti-fédéraliste. La partie dure de son parti aurait tendance à rejeter la Constitution irakienne et réclame le retrait des forces d'occupation.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Lors de la libération de la journaliste américaine Jill Carroll le 30 mars 2006, c'est lui qui l'a reçue officiellement et lui a remis le Coran en guise de félicitations. C'est aussi lui qui accueille officiellement Condoleezza Rice quand elle visite le pays.

Démêlés judiciaires et accusation de meurtres[modifier | modifier le code]

Il est l'objet d'un mandat d'arrêt, avec certains de ses gardes, depuis décembre 2011 pour le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables irakiens et se trouve depuis hors de son pays (Qatar, Arabie saoudite, Turquie). Il se trouve depuis le 8 mai 2011 sous le coup d'un mandat d'arrêt international.

Son procès pour meurtres jugé par contumace prévu le jeudi 3 mai 2011 devant la Cour criminelle centrale d'Irak, a été reporté au 10 mai 2011, ses avocats ayant demandé qu'il se déroule devant une juridiction spéciale.

Il estime être l'objet dans ce contexte d'une chasse aux sorcières à visées politiques du à son opposition avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki[1].

Le 9 septembre 2012, il est condamné par contumace à la mort par pendaison pour le meurtre d'une avocate et du général Talib Belassim[2].

Un lourd tribut familial[modifier | modifier le code]

Son frère Mahmoud al-Hachemi, a été assassiné le 13 avril 2006 par des hommes armés dans le quartier Sanak dans le centre de Bagdad.

Sa sœur Mayssoun al-Hachemi a été assassinée dans sa voiture avec son garde du corps le 26 avril 2006 dans le quartier al-Ilam, dans le sud-ouest de Bagdad.

Un autre frère Amer al-Hachemi, a été assassiné chez lui à Bagdad, lundi 9 octobre 2006, par des inconnus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Interpol demande l'arrestation du vice-président irakien Tarek al-Hachémi », sur L'Express,‎ 8 mai 2012 (consulté le 8 mai 2012)
  2. « Irak : la justice condamne le vice-président Tarek al-Hachémi à mort », sur Le Monde,‎ 9 septembre 2012 (consulté le 9 septembre 2012)
Précédé par Tareq al-Hachemi Suivi par
Ghazi Mashal Ajil al-Yawer
Coat of arms (emblem) of Iraq 2008.svg
Vice-président de l'Irak
avril 2006 - mai 2011 avec Abdel Abdel-Mehdi
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