Tarcisius de Rome

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Saint Tarcisius est un martyr chrétien qui aurait vécu au IIIe siècle dans l'Empire romain.

Il était peut-être un diacre qui devint un martyr de l'eucharistie à Rome sur la voie Appienne, vers l’âge de 8 ans, en l'an 217. Sa fête est le 15 août et le 26 août.

Alexandre Falguière: Tarcisius, martyr chrétien, 1868, musée d'Orsay

On dispose de très peu d'éléments sur sa vie. Son existence ne nous est connue que par une inscription figurant sur le tombeau du pape Damase Ier, dans la catacombe de Saint-Calixte.

Plus tard, l'Église le donna en exemple aux enfants de chœur.

De nombreux écrivains chrétiens ont tiré de ces quelques éléments des hagiographies romancées, notamment Serge Dalens dans la Couronne de pierres, paru en 1980.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Nous le connaissons grâce à saint Damase, élu pape en 366 qui organisa le culte des martyrs, composa et fit graver dans la catacombe de Saint-Calixte des épigrammes en leur honneur[1].

Sur sa tombe est écrit :

« Tarcisius portait les sacrements du Christ.
C'est alors qu'une troupe d'excités le pressa de les montrer aux impies.
Il préféra donner sa vie plutôt que de montrer
à ces chiens enragés les célestes membres. »

Selon la légende, Tarcisius était un jeune garçon qui, pour porter la sainte communion à un malade, protégeait sous son manteau les Saintes Espèces (le corps du Christ) et refusa de les donner à des enfants païens qui voulaient les profaner. Ils le lapidèrent et s'enfuirent. Vint à passer un soldat chrétien qui emporta le cadavre. Il fut enseveli dans les catacombes.

Le sarcophage de saint Tarcisius est utilisé comme autel de la basilique St-Tarcisius de Rome[2]


L'église en a fait le patron des enfants de chœur; Saint Tarcisius fut donné en exemple à la jeunesse catholique jusqu'au XXe siècle.

La statue en marbre Tarcisius, martyr chrétien de Jean-Joseph-Alexandre Falguière, qui date de 1868, se trouve au Musée d'Orsay, à Paris. Un autre exemplaire, également en marbre, se trouvait dans la chapelle Palatine du Château de Gerbéviller. Détruite lors des bombardements de 1914, il ne reste que quelques éléments exposés régulièrement. Cette œuvre a été reproduite et exposée dans de nombreuses institutions catholiques et Roger Peyrefitte, dans son roman « Les amitiés particulières » signale la présence de l'une d'entre elles dans la salle d'attente du père supérieur du collège Saint-Claude[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]