Tarasque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour le peuple amérindien, voir Tarasques.
Fête de la Tarasque *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
La Tarasque de Tarascon trainée au bout de son écharpe par une petite Sainte-Marthe
La Tarasque de Tarascon trainée au bout de son écharpe par une petite Sainte-Marthe
Pays * Drapeau de la France France
Région * Europe et Amérique du Nord
Liste Liste représentative
Fiche 00153
Année d’inscription 2008
Année de proclamation 2005
* Descriptif officiel UNESCO

La Tarasque [taʀask][1], dite aussi « bête faramine »[2] est un animal du folklore provençal. Elle était censée hanter les marécages près de Tarascon, détruisant tout sur son passage et terrorisant la population. Ce monstre est une sorte de dragon à six pattes courtes comme celles d'un ours, un torse comme celui d'un bœuf, recouvert d'une carapace de tortue et muni d'une queue écailleuse se terminant par un dard de scorpion. Sa tête a été décrite comme étant celle d'un lion aux oreilles de cheval avec un visage de vieil homme. Depuis le , les fêtes de la Tarasque à Tarascon ont été proclamées, par l'UNESCO, comme faisant partie du patrimoine oral et immatériel de l'humanité et inscrites en 2008[3].

Légende[modifier | modifier le code]

Dragon amphibie aux yeux rougis et à l'haleine putride, la Tarasque vivait sur le rocher où a été construit le château de Tarascon. Elle guettait les voyageurs passant le Rhône pour s'en repaître, semant la terreur dans tout Tarascon.

Elle est décrite de la façon suivante par Jacques de Voragine dans la Légende dorée qu'il écrivit dans les années 1261 - 1266 : :« Il y avait, à cette époque, sur les rives du Rhône, dans un marais entre Arles et Avignon, un dragon, moitié animal, moitié poisson, plus épais qu'un bœuf, plus long qu'un cheval, avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes; il se cachait dans le fleuve d'où il ôtait la vie à tous les passants et submergeait les navires. »[4]

Plusieurs versions existent pour expliquer la fin du monstre. Un jour, une jeune fille originaire de Béthanie, Sainte Marthe, venue évangéliser la Basse-Provence, décida de braver la bête. Avec toute la compassion que lui procurait sa foi chrétienne, elle obtint la soumission de la créature qui se laissa mener en laisse : Sainte Marthe avait ligoté à jamais ce symbole du paganisme. Mais le village avait subi tant de pertes que ses habitants se ruèrent sur le monstre et le tuèrent. Ou encore, seize jeunes gens auraient défié et tué la Tarasque et seulement huit en seraient sortis vainqueurs et auraient fondé les villes de Tarascon et Beaucaire.

On peut rapprocher cette légende d'autres histoires analogues de saints sauroctones, par exemple l'évêque saint-Romain qui délivre Rouen de la Gargouille, dragon qui terrorisait la ville, ou saint Clément de Metz qui tue le Graoully.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La Tarasque de Jean Barnabé Amy

Puisque selon la tradition la Tarasque aurait donné son nom à Tarascon, il est intéressant de retrouver la forme la plus ancienne de ce toponyme. C'est Tarouscon, attestée IIe siècle, dans Strabon. Il dérive ensuite en Tarascone (IVe siècle). Les toponymistes lui donnent une racine pré-indo-européenne *tar, signifiant pierre ou rocher, qui se retrouve dans la Tarentaise auquel a été adjoint le suffixe -ant-asc-on[5]. Le nom de la Tarasque proviendrait donc de la même racine ligure avec l'adjonction du seul suffixe -asc qui se décline en -ascu, -oscu ou -uscu. Parmi les type -ascu, -oscu ou -uscu on peut citer Manosque, Venasque, Artignosc, Branoux, Flayosc, Gréasque, Vilhosc, Chambost, Albiosc, Névache en France et Benasque, Velasco ou Huesca en Espagne[6].

Tarasques antiques et médiévales[modifier | modifier le code]

Tarasque de Noves[modifier | modifier le code]

« Tarasque de Noves » (Musée lapidaire d'Avignon) Ie siècle avant notre ère)
La Tarasque de Noves de face en position ithyphallique

Un monstre androphage recouvert d'écailles de tradition salyenne connue sous le nom de « Tarasque de Noves » (Musée lapidaire d’Avignon) en est la première représentation connue[7].

Elle a été découverte, en 1849 par Joseph Joachin Meynard,dans un champ près du cimetière de cette commune lors du désouchage d'un mûrier. Elle reposait entre le village et la Durance, près du gué de Bonpas, à 2,50 mètres de profondeur sur un sol de pierres brutes. Elle est datée entre -50 et le début de notre ère[8]. Longtemps considérée comme un ours, puis comme un lion à cause de sa crinière et de sa queue, elle eut très certainement un rôle religieux[7].

Salomon Reinach, qui la prenait pour un lion, l'a ainsi décrite « La bête est assise sur son train de derrière. Sur chacune de ses pattes repose une tête barbue qui supporte une patte antérieure du fauve. La gueule du lion, largement ouverte, contenait probablement la partie inférieure d'un corps humain (le groupe est mutilé à cet endroit), car deux tronçons de bras humains, dont l'un est orné d'un bracelet, semblent avoir appartenu à ce corps »[9].

Les têtes coupées, qui portent des moustaches à la gauloise, ont une analogie avec celles de l'oppidum d'Entremont, près d'Aix-en-Provence ou celles de Velaux[7].

Tarasques médiévales[modifier | modifier le code]

La Tarasque sur un chapiteau de Saint-Trophime d'Arles
Une des deux Tarasques
de l'abbaye de Montmajour

Ce monstre androphage, de tradition pré-romaine, apparaît dans la galerie Nord du cloître de l'abbaye de Montmajour sous la forme de deux têtes ornant des consoles de la galerie Nord[10].

La première console, située près de l'enfeu de l'abbé Jean Hugolen (1405-1430), montre la Tarasque en train de dévorer la tête d'un homme qu'elle traîne sur le ventre. La seconde orne une console qui se trouve à l'opposé à l'angle Nord-Est du cloître. Le monstre finit de dévorer une personne dont on distingue encore le corps au fond de sa gueule[11].

Ces figurations de la bête de fine qualité et de grande expression se retrouve à Saint-Trophime d'Arles, à Saint-Paul de Mausole, près de Saint-Rémy-de-Provence et à Saint-Michel-de-Frigolet, proche de Barbentane et semblent issues des consoles de l'amphithéâtre de Nîmes[10].

Tarasques dans le folklore[modifier | modifier le code]

Tarasque de Tarascon[modifier | modifier le code]

Au cours de la Renaissance, le Grand schisme d'Occident étant fini — ce qui avait permis au comte de Provence d'être à nouveau roi de Naples —, il fallut exorciser les craintes. À Tarascon c'était les crues du fleuve. Et la légende des saintes de Béthanie, Marthe et sa sœur Marie, venues évangéliser la Provence et faire fuir tous ses maux, reprit vie. On trouva même une date précise à leur arrivée. Elles avaient débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer en l'an de grâce 48. Et Marthe avait donc dominé la Tarasque peu après. De plus tous se souvenaient de la piété des rois de France qui étaient venus pèleriner sur le tombeau de la sainte à Tarascon. Tout d'abord Clovis, qui était tombé malade au cours du siège d'Avignon et qu'elle avait guéri, puis Louis IX, qui était devenu saint, et son frère Charles Ier, comte de Provence et roi de Naples. Et l'actuel roi René était leur successeur[12].

Festivités[modifier | modifier le code]

Tarasque de Tarascon, de face

Cette légende donna naissance à des festivités, créées par le Roi René d'Anjou en 1469. Elles se déroulaient alors sur deux jours, le second dimanche après la Pentecôte, et reprenaient ensuite le 9 juillet pour la fête de Marthe, patronne de Tarascon[12]. Le roi les présida jusqu'au . Elles étaient destinées à exorciser le mal qui, pour les riverains du Rhône, se traduisait par les débordements intempestifs du fleuve. On accusait, entre autres choses, la Tarasque de bousculer les digues péniblement établies, de rompre de ses coups de queue les barrages qui empêchaient les eaux d'inonder la Camargue. On fabriqua alors un monstre qu'on lâchait dans les rues[13].

L'effigie était naïve mais impressionnante : immense carcasse de fer de 6 mètres de long, au corps en forme de tortue, hérissé de piquants, une tête humaine avec des moustaches gauloises, des oreilles triangulaires, des dents de poisson carnivore et une longue queue qui balaie tout sur son passage. À partir de Pentecôte puis les 50 jours suivants, elle devait rappeler au peuple ce monstre qui l'avait terrorisé.

Au XIXe siècle, les apparitions de ce monstre sont encore assez menaçantes : la queue très longue, constituée d'une poutre, traverse la foule qui, comme dans les abrivades, montre son habileté en bravant ou en essayant de toucher le monstre tout en lui échappant. À son passage, il était d'usage (et c'est encore l'usage aujourd'hui) de pousser le cri traditionnel :

Lagadeou, lagadigadeou, la Tarascou
Lagadeou, lagadigadeou, lou Casteou[14]

À l'époque, la périodicité de cette fête était aussi imprévisible que les inondations qu'elle était censée exorciser. La Tarasque courut en 1846, 1861, 1891 et 1946.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, ces fêtes s'accompagnaient de jeux et d'une procession menés par les différentes corporations de métiers : vignerons, portefaix, bergers, jardiniers (maraîchers, fermiers, métayers) mais aussi des bourgeois. La présence de ces corporations, qui représentaient les métiers de la Provence, symbolisait la renaissance fertile lors des fêtes de Pentecôte.

Désormais, la Tarasque ne sort qu'une fois par an (en principe le 29 juillet, jour de la Sainte Marthe mais il ne reste plus grand-chose du monstre processionnel ; il s'agit plutôt d'une exhibition folklorique et touristique.

Tous les ans, pendant les fêtes de la Tarasque, on la voit défiler dans les rues de la ville, ce qui est devenu un argument touristique. Le reste de l'année, on peut la voir dans son antre dans la Rue des Halles.

Tarasque espagnole[modifier | modifier le code]

La Tarasque de Madrid en 1663
Tarasque de la Fête-Dieu à Valence

La Tarasque est présente dans de nombreuses villes espagnoles, de Madrid à Grenade. Liée à la ville de Tarragone en Catalogne, la Tarasque fait également partie du bestiaire des fêtes de Ciutat Vella de Barcelone, depuis au moins le XVIe siècle[15]. La Tarasque participe à des processions da la Fête-Dieu à travers toute l'Espagne. Elle a de nombreuses variantes selon les villes, surtout en Catalogne où elle prend la forme du Drac à Villafranca, se nomme la Mulassa à Reus et la Patum, à Berga. En Galice, elle est connue sous le nom de Coca à Redondela, ville de la province de Pontevedra.

  • Dans la ville de Grenade, la Tarasca défile accompagnée de grosses têtes et de géants. Le monstre porte sur son dos un mannequin habillé par un grand couturier ce qui définit les tendances des vêtements qui seront à la mode au cours de l'été[16].
  • À Valence, lors de la procession, l'une des figures représente La Tarasca de Santa Marta ou Dragon à la grande gueule[17].
  • Dans la cité de Tolède, à la veille de la procession religieuse, a lieu le défilé de géants et de grosses têtes du XVIIIe siècle, qui escorte la Tarasque. Avec un corps de tortue, des ailes de vampire, un tête de serpent, elle ouvre sa gueule fumante et projète de l'eau sur les enfants. Sur son dos, a pris place la tarasquilla représentant Anne Boleyn. Ce carnaval a été remis à l'honneur dans Tolède au début des années 1980[18].

Tarasque en paléontologie[modifier | modifier le code]

Tête de Tarascosaurus salluvicus

Un dinosaure, le Tarascosaure (Tarascosaurus salluvicus), découvert en 1991 par les paléontologues Le Lœuff et Buffetaut, dans le département de l'Aude, a été nommé ainsi en l'honneur de la Tarasque. Ses restes ainsi qu'un modèle grandeur nature sont exposés au musée Dinosauria d'Espéraza[19].

Tarasques modernes[modifier | modifier le code]

Tarasque en art[modifier | modifier le code]

Picasso a représenté une poterie en forme de tarasque.

Tarasque des jeux de rôles[modifier | modifier le code]

La représentation de la créature dans les diverses processions illustrant maintes fêtes ramène curieusement à la plastique trouvée dans le jeu de rôle Advanced Donjons et Dragons dès ses premières éditions, ce qui induirait l'origine du pillage. La Tarasque de Donjons et Dragons (avec deux "r" dans l'orthographe rôliste)[20] est un des nombreux croisements entre les dieux et les géants (les géants étant, dans la mythologie, extrêmement puissants), il s'agit d'une des créatures les plus puissantes du bestiaire. Elle est pourtant largement ignorée. Les dernières versions du jeu n'ont cependant pas donné d'histoire officielle à son sujet[21] , néanmoins de nombreux débats ont lieu quant à son immortalité et aux moyens d'en venir à bout [22].

Tarasque des jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans la version française du jeu vidéo Final Fantasy IX, il existe un personnage jouable du nom de Tarask. Il s'appelait Salamander en version japonaise et Amarant en version américaine. Les traducteurs français l'ont certainement renommé à cause de la réputation de combattant impitoyable qu'il traîne derrière lui. Dans la version française de Final Fantasy XII, un monstre du même nom peut être combattu dans le jeu.

Le monstre apparaît également régulièrement dans la série des Shin Megami Tensei, bien connue des fans pour reprendre les légendes et autres figures mythologiques afin de créer son propre bestiaire. Elle a d'ailleurs un rôle secondaire majeur dans le spin-off Devil Summoner 3: Raidō Kuzunoha vs. The Soulless Army, où elle sert de moyen de transport. Pour l'invoquer, il suffit d'utiliser la flûte du Rhône. C'est également un allié du héros dans les phases d'action. À noter que la bête s'y révèle attirée par la boisson...

Dans le jeu Defense of the Ancients, une variante de Warcraft III: The Frozen Throne, un objet dénommé "Heart of Tarasque" décuple la vitalité de son porteur.

Dans le jeu MMORPG Anarchy Online, la Tarasque est présentée sous la forme d'un dragon, boss incontournable de ce mmorpg.

La tarasque est aussi le monstre final du jeu Advanced Dungeons and Dragons, Dark Sun : Wake of the Ravager.

Jeu de société[modifier | modifier le code]

Tarasque est aussi un jeu de société pour deux à six joueurs, créé par Wolfgang Panning et publié en 2008 par Schmidt Spiele[23].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Désanat, Coursos dé la Tarasquo et Jocs founda per lou Rey René.- Avec une série de Notes explixcatives rédigées en français. Pouémo en vers prouvençaous burlequo-tragi-coumiqué, en doujé paousos. Patois dé Tarascoun, Éd. Garcin Arles, 3 mai 1846.
  • Frédéric Mistral, traduction Anthony Berthier, Les Fêtes de la Tarasque en 1861, Marseille-Paris : Moullot, 1862.
  • Louis Dumont, La Tarasque : essai de description d'un fait local d'un point de vue ethnographique, Paris : Gallimard 1951 (ISBN 2-070709833).
  • Jean-Paul Clébert,Les Fêtes en Provence, Avignon : Aubanel 1982 (ISBN 2-7006-0097-5).
  • Odile Cavalier (édité par), La Tarasque de Noves : réflexions sur un motif iconographique et sa postérité : actes de la table-ronde organisée par le musée Calvet, Avignon, le 14 décembre 2001, Avignon : musée Calvet 2004 (ISBN 2-9503664-4-9).
  • Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2035751055).
  • Jean d'Aillon, La Tarasque, récit, Aix : à l'enseigne du Grand-Châtelet 2003, (ISBN 2-911850-99-8).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Tarasque sur le site du Centre national des ressources textuelles et lexicales
  2. Avec le sens de « faramineuse », terme que l'on donne aussi à la vouivre
  3. Géants et dragons processionnels de Belgique et de France
  4. Légende dorée, Sainte Marthe, traduction Roze, tome 2, 1902
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1936.
  6. Henriette Walter, L'Aventure des langues en Occident, éditions Robert Laffont, Paris, 1994 (ISBN 978-2-253-14000-9), p. 198 et 266 et Charles Rostaing, Les Noms de lieux, PUF, Paris, 1945, p. 31-32 et 131.
  7. a, b et c Jean-Paul Clébert, Guide de la Provence mystérieuse, Éd. Tchou, Paris, 1972, p. 369.
  8. La Tarasque de Noves
  9. Salomon Reinach, Les carnassiers androphages in Cultes, mythes et religion, Paris, 1922.
  10. a et b Alain Breton et Élisabeth Mognetti, L'abbaye de Montmajour, Éd. Sud-Ouest / Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, Rennes, 1988, p. 23.
  11. Jean-Maurice Rouquette, Provence Romane I, Éd. Zodiaque, Collection la Nuit des Temps, La Pierre-qui-Vire, 1974, p. 402.
  12. a et b Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 765.
  13. Les Fêtes de la Tarasque à Tarascon
  14. lagadeou est une onomatopée, le casteou fait allusion au château de Tarascon
  15. Tarasque de Barcelone
  16. La Tarasca dans la procession de Granada
  17. La Tarasca de la procession de Valencia
  18. Le défilé de la Tarasque de Tolède
  19. Jean Le Loeuff and Eric Buffetaut (1991). "Tarascosaurus salluvicus nov. gen., nov. sp., dinosaure théropode du Crétacé supérieur du Sud de la France" - ("Tarascosaurus salluvicus nov. gen., nov. sp., a theropod dinosaur from the upper Cretaceous of Southern France"). Geobios, 24(5): 585-594.
  20. Bien qu'il s'agisse d'une faute d'orthographe largement répandue, plusieurs joueurs y mettent deux r.
  21. La Tarasque sur le site dol-celeb.com
  22. http://www.aidedd.org/dd35-f41/tarasque-et-grand-dracosire-t6093.html
  23. (fr) Le jeu Tarasque sur JeuxSoc

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :