Tarō Yamamoto

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Tarō Yamamoto

Tarō Yamamoto (山本 太郎, Yamamoto Tarō?) est un acteur, tarento et homme politique japonais, né le 24 novembre 1974 dans la ville de Takarazuka et la préfecture de Hyōgo.

Un tarento[modifier | modifier le code]

Très médiatisé et bénéficiant d'une forte popularité auprès d'un public surtout jeune et féminin, il est devenu l'une des principales célébrités du cinéma et de la télévision des années 1990 et 2000. Repéré dans un show télévisé à 16 ans, il se fait surtout connaître dans Battle Royale, en 2000, où il joue le rôle de Kawada. Il est couronné en 2003 d'un Blue Ribbon award, l'équivalent japonais des césars, pour le meilleur second rôle dans Moon Child.

Engagement anti-nucléaire[modifier | modifier le code]

Sa carrière prend un tournant, avec son engagement sur des thèmes politiques, au lendemain de la triple catastrophe de mars 2011 (séisme, tsunami, accident nucléaire de Fukushima), en prenant position contre l'énergie nucléaire et plus particulièrement pour la protections des enfants de Fukushima contre les radiations. Le jeune homme s'est d'abord exprimé sur les réseaux sociaux, ralliant sur Twitter plus de 170 000 « followers », chiffre atteignant 200 000 en 2013. En quelques semaines, il est devenu l'une des figures de proue des manifestations antiatome.

Après avoir été renvoyé par son agence[1] télévisuelle et se présente aux élections législatives du 16 décembre 2012 dans le 8e district de Tōkyō (soit l'arrondissement spécial de Suginami). Pour porter sa campagne, il avait créé le 1er décembre 2012 le « Nouveau parti : Seul pour le moment » (新党今はひとり, Shintō Ima wa hitori?), qui n'est pas reconnu comme un parti politique selon la loi japonaise (seules les formations disposant de cinq parlementaires pouvant se revendiquer comme un parti), et est soutenu par le Parti social-démocrate (PSD). Il obtient le deuxième meilleur score sur quatre candidats, avec 71 028 voix (25,2 % des suffrages exprimés), se faisant battre par le député sortant et poids lourd du Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice libérale) Nobuteru Ishihara (132 521 voix, 46,9 %), mais arrivant devant la candidate du parti majoritaire sortant, le Parti démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche social-libéral), l'ancienne élue de la chambre haute Yoriko Madoka (54 881 votes, 19,4 %).

Il se présente à nouveau lors du renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers, la chambre haute de la Diète du Japon, du 21 juillet 2013. Il refuse cette fois toute investitures de grands partis nationaux, et s'appuie sur de nombreux volontaires recrutés dans tout le Japon par le biais de ses « followers » sur Twitter, ainsi que des vétérans des campagnes électorales afin de lui apporter leurs expériences. Il mène une campagne active sur internet, en mettant toujours l'accent contre le nucléaire. Il est élu en quatrième position au vote unique non transférable à Tōkyō (sur cinq sièges à pourvoir), avec 666 684 voix soit 11,4 % des suffrages exprimés[2]. Après sa victoire, en référence au nom de son mouvement de soutien, il déclare  : « Je ne suis plus seul désormais »[3].

Taro Yamamoto a encouru la réprobation de certains commentateurs et de plusieurs hommes politiques pour avoir remis, le 31 octobre 2013, publiquement, en mains propres à l'empereur Akihito une lettre concernant la santé des enfants de la région de Fukushima. Il s'agit d'une infraction au protocole car, depuis 1945, l'empereur n'est pas censé se mêler de politique ou être utilisé à des fins partisanes[4]. A la suite de cet incident, l'accès aux cérémonies où la famille impériale est présente a été interdit à Taro Yamamoto[5] jusqu'en 2019[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]