Tania Botéva-Malo

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Tania Botéva-Malo (en bulgare, Таня Ботева-Мало), née le 10 juin 1950 à Sofia, est une cinéaste et romancière bulgare qui habite à Bruxelles.

Parcours[modifier | modifier le code]

Tania Boteva Malo est née à Sofia en Bulgarie le 10 juin 1950 au sein d’une famille francophone dont Vassil Kountchev dit Levski est l'un des illustres représentants de cette francophilie. Son père, ancien étudiant de la Sorbonne, l’inscrit dès l'âge de 4 ans à l’Alliance française dans une Bulgarie à l'époque communiste. Botio Botev, son père, ancien combattant anti-franko de la guerre d'Espagne, lui transmet son goût pour la littérature et le français, tout comme sa mère, professeur de français. Tania Boteva-Malo étudie la littérature française à l'université Saint-Clément d'Ohrid de Sofia et s'illustre dans sa langue seconde devenue aujourd'hui maternelle selon les dires de l'auteur primée de "Jeunes filles sur la route" recueil de nouvelles, voire roman pour certains. Tania Boteva-Malo a acquis depuis la nationalité française et vit actuellement entre la Belgique et la Bulgarie où elle travaille comme écrivain et cinéaste.

Roman[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Jeunes Filles sur la route

Katia sur le chemin de la vie à travers cinq tableaux où se rencontrent la vie, la mort, l’amour… L’histoire d’une jeune femme qui découvre son identité, son « visage » à travers le visage des autres : celui de la jeune mère abandonnée par l’homme qu’elle aime, celui de sa grand-mère morte Todora, celui de l’amant abandonné les yeux de chiens battus ou de l’artiste humilié aux mains magiques, celui de la mère ayant perdu les traits de son visage maquillée comme un dernier pied de nez au néant… Qu’est-ce que la Mort ? L’absence de trait sur un visage ? Qu’est-ce que la femme ? La beauté passagère, une « nymphe » dans les nuées, la « salope » qui broie les hommes ? Katia détruit pour mieux comprendre l’amour « la chose la plus insaisissable » qui soit et finit par saisir le vrai sens de la vie. Elle a trouvé sa propre identité en « crucifiant l’Amour » et l’artiste. Devenue à son tour sans visage, elle représente l’Humanité, ce « Judas crucifié », le traître qui a trahi l’Amour. Elle porte en elle, les germes du péché originel, le sang de Caen et de Eve coule dans ses veines… Dans cette guerre de l’amour, ou guerre des sexes, l’autre est à ce stade une « proie légitime » comme l’oiseau dans la gueule du chat qui médite. Mais, on aperçoit aussi à travers la roue de la vie, l’aile d’un « ange blessé », la main osseuse de la Mort. L’illusion de l’éternité est perdue : « le temps n’est plus élastique », l’Eden, a définitivement disparu. Jeunes filles sur la route est le parcours, d’une jeune femme qui découvre tous les visages de la trahison dont celui d’un régime totalitaire avec des slogans vidés de sens pour l’ « avenir radieux du peuple ». Katia apprend à combattre sa peur de la mort, de la vieillesse et de la solitude. En détruisant l’amour factice (violent, forcé, marchandé ou quémandé) elle nous fait découvrir le véritable amour, celui qui est soufflé par l’au-delà.

Éditions Artistfolio ISBN 978-2-35830-004-9

Films[modifier | modifier le code]

  • Trois hommes et un chien
  • 1995 : Night Angels
  • Le fabuleux destin des juifs bulgares coréalisé avec Miroslave Gaidoshik

Lien externe[modifier | modifier le code]