Tang Hao

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Tang Hao vers 1929
Dans ce nom, le nom de famille précède le nom personnel.

Tang Hao (唐豪, tángháo) ou Tang Fan Sheng (1887-1959) est un juriste chinois, expert des arts martiaux chinois.

Il étudia plusieurs arts martiaux chinois et japonais, notamment le tai-chi-chuan (auprès de Chen Fake) et le xingyi quan, le judo et kendo.

Il est arrêté en 1927 parce que suspecté de liens avec le Parti communiste. Il part ensuite au Japon, pour étudier le droit et les arts martiaux japonais.

Il publia une dizaine d'ouvrages sur l'histoire des arts martiaux chinois. Il fut l'un des premiers auteurs qui chercha à souligner les mystifications, contradictions et erreurs des légendes martiales. En 1955, il fut attaché à la Commission d'éducation physique du gouvernement national, afin de continuer ses recherches sur l'histoire des sports chinois.

Il critiqua l'absence de fondement du mythe qui rattache le Shaolin quan à Bodhidharma (critique de l'authenticité du Li Jing), et le rattachement mythique du Tai-chi-chuan à Zhang Sanfeng. Ses conclusions furent reprises à la même époque par Xu Jedon, et sont encore validées par les recherches contemporaines[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stanley E. Henning, « The Chinese Martial Arts in Historical Perspective », in Military Affairs 45, no. 4 (1981) [1] et Meir Shahar, The Shaolin monastery: history, religion, and the Chinese martial arts, 2008.

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