Tandil (ville)

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Tandil
Blason de Tandil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Province Buenos Aires
Département Tandil
Maire Miguel Ángel Lunghi, UCR
Code postal B 7000
Indicatif téléphonique 2293
Démographie
Gentilé tandilense
Population 101 010 hab. (2001)
Géographie
Coordonnées 37° 19′ 00″ S 59° 09′ 00″ O / -37.316667, -59.1537° 19′ 00″ Sud 59° 09′ 00″ Ouest / -37.316667, -59.15  
Altitude 188 m
Divers
Fondation 4 avril 1823
Fondateur Martín Rodríguez
Localisation

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Tandil

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Tandil
Liens
Site web http://www.tandil.gov.ar
La ville vu depuis le Cerro La Movediza.
Autre vue depuis La Movediza, d'où l'on peut apercevoir le parc Independencia, avec son entrée monumentale et son château de style mauresque.
La Pierre Branlante ou Piedra Movediza

Tandil est le chef-lieu du district (partido) de Tandil, situé dans la partie sud-est de la province de Buenos-Aires en Argentine, au pied des reliefs qui forment le système de Tandilia.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à une altitude de 180 m. Elle est distante de 360 km de la capitale argentine, de 330 km des villes de La Plata (capitale de la province de Buenos Aires) et de Bahia Blanca, de 160 km de Mar del Plata.

Population[modifier | modifier le code]

Selon les estimations de la municipalité de Tandil, la population est approximativement de 120 000 habitants. Elle était habitée par environ 34 000 personnes en 1914, et plus de 56 000 en 1947[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Tandil est tempéré et humide, avec des températures annuelles moyennes de 13,7 °C et des précipitations s'élevant à 889 mm par an. Les fins de nuit peuvent être froides, même en été. La brume est fréquente en automne et en hiver, et on constate des gelées durant les mois les plus froids ; les minimales peuvent être inférieures à - 5 °C. Les pluies adviennent à toutes les époques de l'année, mais sont plus fréquentes en été. Neige ou canicule sont rares.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il existe des interprétations divergentes quant à la signification du nom de Tandil, d'origine indigène. L'explication la plus répandue est qu'il s'agirait du nom d'un cacique indigène de la zone, mais on affirme aussi qu'une rivière aurait déjà été désignée ainsi. Il est probable que le toponyme procède de la langue éteinte des hets et signifierait le plus haut (en relation avec les reliefs qui surgissent au milieu de la plaine pampéenne).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation et premières décennies[modifier | modifier le code]

Le centre urbain fut fondé par Martín Rodríguez le 4 avril 1823 sous le nom de Fuerte Independencia (Fort Indépendance). Mais jusqu'en 1875, les peuples indigènes se défendirent contre l'avancée des colons : Tandil souffrit ainsi de manière presque constante, d'attaques de la part des Pampas et des Ranquels.

Le 1er janvier 1872, Tandil fut le théâtre d'une scène sanglante : une trentaine d'habitants furent massacrés par une troupe de cavaliers, commandés par Gerónimo de Solane, surnommé El Tata Dios, qui dérobèrent des armes dans le tribunal local. Les raisons de cet acte sont peu claires, mais il s'agit très probablement d'un crime de droit commun. La plupart des coupables furent retrouvés et exécutés.

En 1875 Tandil fut victime d'une attaque meurtrière menée par les indigènes, malgré un traité signé peu avant avec le cacique Juan José Catriel, et qui contribua à justifier dans l'opinion argentine la conquête du Désert.

L'immigration à Tandil[modifier | modifier le code]

L'origine des immigrants est principalement italienne et espagnole, comme dans le reste de l'Argentine, mais il vint aussi de nombreux Basques (en particulier des Basques français) et des Danois, dont les descendants forment encore une communauté active. Ces européens apportèrent les bases de l'activité économique désormais traditionnelle : la charcuterie et les produits laitiers.

L'augmentation de la population lui permit d'obtenir le statut de ville à la fin du XIXe siècle, renforcé par sa liaison au réseau ferroviaire en 1883[1].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Tandil fut une ville prospère qui attirait les premiers touristes de Buenos Aires et d'autres zones du pays pour les paysages des sierras qui l'entourent, et particulièrement pour une curiosité naturelle : la Pierre Branlante (Piedra Movediza). Celle-ci, de forme vaguement conique, se maintenait en équilibre sur sa pointe, au bord d'un précipice, et un homme la pouvait faire osciller sans qu'elle tombât.

Elle alla cependant s'écraser en bas du lieu où elle se trouvait le 29 février 1912 (année bissextile), cette chute ayant été très probablement provoquée par une action humaine. Une réplique de la Pierre Branlante, symbole de la commune de Tandil, a été installée le 17 mai 2007, au sommet du parc de La Movediza.

Tandil et le Parti socialiste[modifier | modifier le code]

La section locale du Parti socialiste fut créée le 1er mai 1912, la ville abritant alors une importante population de cheminots et d'ouvriers travaillant pour les compagnies ferroviaires. Bon orateur, le député socialiste Juan Nigro (es) y fut élu (1932-1934), puis ré-élu (1934-1938) sénateur. Le dirigeant du PS Nicolás Repetto (es), candidat à la présidentielle de 1937, vint sept fois à Tandil pour y prononcer des discours. À partir des années 1930, la section locale du PS organise, outre des meetings à l'air libre ou dans des locaux fermés, des projections de cinéma, tant de propagande de parti que plus artistiques, tel La Mère (1926), inspiré de l'œuvre de Maxime Gorki. Au milieu de la même décennie, en particulier après l'élection de Manuel Fresco (fascisant) en tant que gouverneur de la province de Buenos Aires, les affrontements avec la police deviennent plus fréquents[1].

La dictature militaire à Tandil[modifier | modifier le code]

Durant la dernière dictature militaire, il y eut à Tandil un centre clandestin de détention, La Huerta, qui faisait partie de la sous zone 12, dirigée par le général Alfredo Oscar Saint-Jean. Ce centre fonctionna de 1976 à 1983. Le maire était alors le colonel Julio Jose Zanatelli.

Économie[modifier | modifier le code]

Vue nocturne de Tandil, depuis la cime du parc Independencia.

Comme dans d'autres localités et villes de Pampa humide, l'agriculture intensive constitue la base de l'économie : blé, soja (cette légumineuse est apparue dans les années 1970), maïs, tournesol et dans un degré moindre avoine, alpiste, lin. De même, l'élevage : bovins (principalement pour le lait : il existe plus de 150 laiteries), ovins, porcins.

Tandil a développé une importante production artisanale, comme les fromages, salamis, petits saucissons secs (salamín) et d'autres produits de charcuterie.

On peut ajouter une production industrielle de mécanique et une forte croissance du secteur touristique.

Signalons la présence de l'Université Nationale du centre de la province de Buenos Aires.

Quartiers de la ville de Tandil[modifier | modifier le code]

  • Barrio Villa del Parque.
  • Barrio Eduardo Olivero.
  • Barrio Rodriguez-Selvetti
  • Barrio Manantial.
  • Barrio Palermo.
  • Barrio Parque La Movediza.
  • Las Tunitas.
  • Barrio General Belgrano.
  • Villa Italia.
  • Villa Aguirre.
  • Barrio San Juan.
  • Barrio de la Estación.
  • Barrio de las Ranas.
  • El Tropezón.
  • Villa Laza.
  • Villa Galicia.
  • Villa del Lago
  • Barrio Metalúrgico.
  • Barrio Fonavi.
  • Barrio Militar.
  • Barrio Falucho 1
  • Barrio Falucho 2
  • Barrio El Calvario

Personnalités[modifier | modifier le code]

Footballeurs professionnels[modifier | modifier le code]

Joueurs de tennis professionnels[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Mauricio Macri (8 février 1959), chef de gouvernement (maire) de Buenos Aires.
  • Robert Le Vigan (7 janvier 1900-12 octobre 1972), acteur français mort à Tandil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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