Tamarin lion à face noire

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Leontopithecus caissara • Tamarin-lion de Caixa

Le Tamarin-lion à face noire[1] ou Tamarin-lion de Caixa[1] (Leontopithecus caissara) est une espèce de primate de la famille des Cebidae.

Autres noms[modifier | modifier le code]

Black-faced lion tamarin, Superagüi lion tamarin. Mico-leão-de-cara-preta, mico-leão-caiçara, carinha preta (Brésil).

Découverte[modifier | modifier le code]

Décrit en 1990 par Maria Lúcia Lorini et Vanessa Guerra Persson. Taxonomie d'après les Caiçaras, population locale.

Distribution[modifier | modifier le code]

Est du Brésil. Minuscule zone (~170 km2) dans les prairies du bord de mer, dans l'extrême nord-est de l'État du Paraná et l'extrême sud de l'État de São Paulo, à cheval entre ces deux États. Sa répartition exacte comprend dans le Paraná les vallées des rio Sebui, Branco et dos Patos, ainsi que juste en face les îles de Superagüi et de Peças, à la frontière Paraná/São Paulo le canal de Varadouro, dans l'État de São Paulo la vallée du Rio et Araçaúba (municipalité de Cananéia). Peut-être aussi présent le long de la Serra do Mar près de la côte. Le plus austral des callitrichidés.

Habitat[modifier | modifier le code]

Forêt tropicale primaire. Haute restinga hérissée d'arbres moyens (10 à 20 m) et zone de transition restinga/forêt côtière hérissée d'arbres de 12 à 20 m et plus, deux habitats riches en lianes, épiphytes et palmiers. Caxetais forêt inondée marécageuse peuplée d'arbustes (8 à 10 m) où domine le caxeta (Tabebuia cassinoides) et le guanandi (Calophyllum brasiliensis).

Description[modifier | modifier le code]

Pelage presque entièrement doré. Tête, crinière, barbe et nuque noirs. Garrot et bras noirs. Queue noire sauf la base dorée. Pieds et mains noirs mêlés de doré. Face nue et sombre.

Mensurations[modifier | modifier le code]

Poids 675 g.

Domaine[modifier | modifier le code]

De 1,5 à 3 km2 (durant la saison sèche), à Superagüi, d'après Lorini.

Densité[modifier | modifier le code]

1,5 km2 (Superagüi).

Locomotion[modifier | modifier le code]

Quadrupède.

Comportements basiques[modifier | modifier le code]

Diurne. Arboricole.

Activités[modifier | modifier le code]

Se déplace entre 6 et 10 m de hauteur. À Superagüi, passe plus de la moitié de son temps d'activité en déplacements et 30 % à rechercher sa nourriture et à s'alimenter. S'accorde une pause autour de 8 heure et en début d'après-midi, s'endormant dès la tombée de la nuit dans un trou d'arbre.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Frugivore-faunivore-exsudativore. Fruits (surtout pendant les saisons humides entre avril-juin et entre octobre-décembre), exsudats (gommes et nectar), champignons (surtout à la saison sèche entre juillet-septembre), insectes et grenouilles arboricoles. Mange les fruits du goyavier fraise (Psidium cattleianum), du palmier jerivá (Syagrus romanzoffiana), du pau-pombo (Tapirira guianensis), du maria preta (Vitex polygama), la base des feuilles des broméliacées Vriesia sp. et le nectar des inflorescences de Norantea brasiliensis.

Taille du groupe[modifier | modifier le code]

4-7 (de 2 à 11).

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les jeunes naissent entre septembre et mars, lorsque la nourriture est abondante.

Menaces[modifier | modifier le code]

Déforestation.

Effectifs[modifier | modifier le code]

400 rescapés dans la nature (en 2002), disséminés en une cinquantaine de groupes.

Conservation[modifier | modifier le code]

PN de Superagüi et PN de l'Ilha de Peças (État du Paraná) ; Aire de protection environnementale de Cananéia-Iguape-Peruibe mais apparemment absent du PN de Jacupiranga (État de São Paulo), au Brésil. Depuis 1989, il est protégé spécialement dans le parc national de Superagüi 214 km2. Toutes les espèces de petite singes-lions sont élevées au centre de primatologie de Rio de Janeiro sous la direction du vétérinaire brésilien Alcides Pissinatti. Ce dernier y élève vingt-quatre espèces de primates sans autre aide financière que son salaire versé par le gouvernement de son pays.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals : in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier,‎ 2007, 857 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne)