Takashi Murakami

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Takashi Murakami

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Takashi Murakami

Nom de naissance Takashi Murakami
Naissance 1er février 1962
Tokyo
Formation Université des Beaux Arts et de Musique de Tokyo

Takashi Murakami (村上 隆, Murakami Takashi?), né le 1er février 1962 à Tokyo, est un artiste plasticien japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Takashi Murakami est né à Tokyo dans l'arrondissement de Itabashi. Après des études secondaires au lycée de Hongō, il rêve de devenir animateur de dessins animés[1]. Ayant réussi l'examen d'entrée à l'Université des Arts de Tokyo, il s'inscrit dans le département Peinture, spécialité nihonga. Diplômé en 1986, il poursuit en Master, puis en doctorat. Il termine ses études en 1993 par la soutenance d'une thèse intitulée "Le sens du non-sens du sens". En 1995, il fonde le studio de production Hiropon Factory et commence à exposer en Europe et aux Etats-Unis. En 2001, Hiropon Factory devient Kaikai Kiki Corporation, structure qui lui permet de soutenir le travail de plusieurs jeunes artistes — Chiho Aoshima, artiste japonaise, est ainsi parrainée par Murakami —, mais aussi de produire et commercialiser des produits dérivés.

Dans une vente aux enchères en 2001 à New York, une sculpture de Takashi Murakami atteint un prix dépassant les 420 000 euros[2].

Murakami collabore avec la marque de maroquinerie de luxe Louis Vuitton. Il conçoit pour la collection de l’année 2004, de nouveaux motifs alliant son univers à ceux de cette marque[3], en réinterprétant, tout en couleurs, les célèbres motifs de la marque de luxe et réalise deux courts-métrages animés.

En 2007, il réalise l'habillage graphique de la pochette et artworks de l'album Graduation du rappeur américain Kanye West[4] et réalise le clip « Good Morning ».

Considéré comme l'un des chefs de file du néo-pop japonais dit Superflat, mouvement dont il est l'initiateur[5], il revendique l'héritage de Warhol[6] et du pop art américain, tout en analysant la manière dont l'art japonais peut trouver une autonomie face au modèle occidental. En septembre 2010, son exposition dans les Grands appartements et la Galerie des glaces du château de Versailles suscite la polémique[7].

Le 21 juin 2011 Google utilisa un "doodle" créé par Takashi Murakami.

Démarche artistique[modifier | modifier le code]

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Il crée des sculptures monumentales, peintures, papiers peints, et autres objets. Ses œuvres puisent directement dans l'imagerie manga japonaise, qui est détournée et amplifiée sur des thèmes où émergent des questionnements à première vue absents de l'aura kitsch et kawaii (« mignon » en japonais) des bandes dessinées japonaises.

Il cristallise dans ses œuvres et ses projets, la nouvelle sculpture de Tokyo. Il est le représentant d'une génération imprégnée de l’imaginaire des mangas et des otakus. Au fil du temps, les personnages se mettent à grouiller sur différents supports en deux dimensions ou sont moulés, dans des formats divers, du minuscule au géant, en fibre de verre et peints (Hiropon, 1997). Ils prennent aussi la forme de ballons géants en plastique aux couleurs criardes et, gonflés à l’hélium, qui envahissent les espaces d’exposition (Mr.Dob, 1997).

Il réfléchit particulièrement aux scénographies pour que « le public ait l’impression d’être entouré par une multitude de caméras, même s’il se trouve en face d’une seule et même image ». Une figure à grosse tête, Dob (qui a pris aujourd’hui pour lui « valeur d’autoportrait »), revient de manière répétée (Dobe in the Strange Forest, 1999), de même que les personnages Kaikai et Kiki ainsi que des motifs de champignons (Super Nova), de fleurs et d’yeux (Jellyfish Eyes).

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Principales expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Actualité[modifier | modifier le code]

  • Galerie Perrotin (Paris), "Hommage à Yves Klein", 20 octobre 2011 - 7 janvier 2012.
  • 2010 : Château de Versailles[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18]
  • 2009 : Murakami Paints Self-Portraits, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris[8]
  • 2009 : ©MURAKAMI, Museum für Moderne Kunst de Francfort
  • 2009 : ©MURAKAMI, Guggenheim Museum, Bilbao[19]
  • 2008 : ©MURAKAMI, Brooklyn Museum[20]
  • 2007-2008 : ©MURAKAMI, MOCA, Los Angeles[21]
  • 2006 : The Pressure Point of Painting, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
  • 2005 : Outdoor Banner Installation, Public Art Fund, New York
  • 2002-2003 : Kaikai kiki, Serpentine Gallery, Londres[22]
  • 2001 : Summon monsters? open the door? heat? or die? museum of Contemporary Art, Tokyo
  • 2001 : Takashi Murakami : made in Japan, Museum of Fine Arts, Boston
  • 2001 : Mushroom, Marianne Boesky Gallery, New York
  • 2001 : Kaikai, kiki 2, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
  • 2000 : Second Mission Project KO2, P.S.1 Contemporary Art Center, Long Island City
  • 2000 : Kaikai, Kiki : Superflat, réalisée avec Issey Miyake pour la collection « Men », printemps-été, Tokyo
  • 1999 : The Meaning of the Nonsense of the Meaning, Center for Curatorial Studies Museum, Bard College, New York
  • 1998 : My Lonesome Cowboy, Blum & Poe Gallery, Santa Monica
  • 1996 : A Very Merry Unbirthday, To You, To Me!, Ginza Komatsu, Tokyo
  • 1995 : Mr. Doomsday Balloon, Yngtingagatan 1, Stockholm
  • 1995 : Première exposition hors du Japon à la Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
  • 1994 : Azami Kikyo, Ominaeshi, Gallery Aoi, Osaka
  • 1993 : A Very Merry Unbirthday !, Hiroshima City Museum of Contemporary Art, Hiroshima
  • 1992 : Wild Wild, Röntgen Kunst Institut, Tokyo
  • 1991 : Hosomi Contemporary Gallery, Tokyo
  • 1989 : Galerie Ginza Surugadai, Tokyo

Principales expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 2002-2001 : The 4th Santa Fe Triennal, SITE Santa Fe, Nouveau Mexique
  • 2001 : Un art populaire, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris
  • 2001 : My reality : Contemporary Art and the Culture of Japanese Animation, Des Moines Art Center, Iowa
  • 2001 : Form Follows Fiction, Castello di Rivoli, Turin
  • 2000 : Au-delà du spectacle, Centre Pompidou, Paris
  • 1999 : New Modernism for a New Millenium : Works by Contemporary Asian Artists from the Logan Collection, San Francisco Museum of Modern Art

Principaux livres et catalogues[modifier | modifier le code]

  • 2005 : Little Boy : The Arts of Japan’s Exploding Subculture (Hardcover), Yale University Press
  • 2003 : Keba Keba, Takashi Murakami/KaikaiKiki Corporation
  • 2002 : Takashi Murakami, Kaikai Kiki, Fondation Cartier (Paris, 27 juin-27 octobre 2002), Serpentine gallery, (London, November 2002-January 2003), entretien de Takashi Murakami avec Hélène Kelmachter[23]
  • 2001 : My Reality: Contemporary Art and the Culture of Japanese Animation, Jeff Fleming, Brooklyn Museum of Art
  • 2000 : Super Flat, Tokyo
  • 2000 : Japanese Art - from Modern to Contemporary
  • 2000 : Fresh cream, Amada Cruz
  • 1999 : Platform 99 : 70 Young Visual Artists from Asia and Latin America, Canvas Foundation
  • 1996 : Gendai Bijutsu Og Japanske Kunstinstitution, Et Andet Japan, Tone O. Nielsen

Clips, courts-métrages et photos[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in Takashi Murakami, the meaning of the nonsense of the meaning, Center for Curatorial Studies Museum, Bard College, 1999, page 15.
  2. (fr) « L'argent, valeur & valeurs, Revue de l'Université de Bruxelles, Virginie Devillers, Jacques Sojcher, Éditions Complexe, 2004 », sur books.google.fr
  3. (fr) « Louis Vuitton et Takashi Murakami », sur www.vogue.fr
  4. (fr) « Kanye West s'associe à Takashi Murakami », sur Libération (journal)
  5. (fr) « Biographie », sur www.palazzograssi.it
  6. (en) « Imitation Warhol - By Jerry Saltz Tuesday, Aug 24 1999 », sur www.villagevoice.com
  7. « Le triomphe du canul'art », par Laurent Dandrieu, Valeurs actuelles du 15 septembre 2010. [lire en ligne]
  8. a et b (fr) « Que vaut vraiment l'artiste Takashi Murakami? », sur www.lesinrocks.com
  9. (fr) « Special Guest - Takashi Murakami », sur www.palazzograssi.it
  10. (en) « vente sotheby's 2008 », sur www.sothebys.com
  11. (en) « And then, and then and then and then and then 1994 », sur qag.qld.gov.au
  12. (fr) « Murakami Versailles », sur www.chateauversailles.fr
  13. (fr) « Takashi Murakami : «Mon Versailles, version manga» », sur www.lefigaro.fr
  14. L'exposition a suscité « des torrents de commentaires ». Voir, entre autres, un des articles du Monde en ligne sur le sujet : « Un Versailles pour petites filles en fleurs » (critique) du 15 septembre 2010 (lien Internet, version abonnés : http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/15/un-versailles-pour-petites-filles-en-fleurs_1411471_3246.html - également trouvable via le moteur de recherche du site lemonde.fr)
  15. (fr) « Culture 14/09/2010 - Murakami, royal manga ; Le Japonais investit Versailles avec des œuvres bariolées et dorées. par HENRI-FRANÇOIS DEBAILLEUX », sur www.liberation.fr
  16. (fr) « Murakami à Versailles, un scandale? - Par Joffrey Bollée, publié le 09/09/2010 », sur www.lexpress.fr
  17. (fr) « Takashi Murakami à Versailles fait polémique », sur videos.arte.tv
  18. (en) « Takashi Murakami at the Palace of Versailles », sur Guardian.co.uk
  19. (es) « Takashi Murakami (Tokio, 1962) es uno de los artistas más influyentes del Japón de posguerra », sur www.guggenheim-bilbao.es
  20. (en) « Buying It - A Takashi Murakami retrospective - by Peter Schjeldahl », sur www.newyorker.com
  21. (en) « Moca - murakami », sur www.moca.org
  22. (en) « Takashi Murakami - Serpentine Gallery, London », sur www.guardian.co.uk
  23. (fr) (notice BnF no FRBNF38885920t)
  24. (en) « Takashi Murakami Produces Animated Music Video for Pharrell Williams Song », sur Anime News Network,‎ 30 septembre 2014 (consulté le 1er octobre 2014)