Takasago

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Takasago-shi
高砂市
Drapeau de Takasago-shi
Drapeau
Sanctuaire Kashima (Kashima-jinja)
Sanctuaire Kashima (Kashima-jinja)
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Kansai
Préfecture Hyōgo
Maire Yukito Noboru
Code postal 〒676-8501
Démographie
Population 93 664 hab. (novembre 2010)
Densité 2 723 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 46′ N 134° 47′ E / 34.767, 134.78334° 46′ Nord 134° 47′ Est / 34.767, 134.783  
Superficie 3 440 ha = 34,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Japon

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Takasago-shi

Géolocalisation sur la carte : Japon

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Takasago-shi
Liens
Site web http://www.city.takasago.hyogo.jp/

Takasago (高砂市, Takasago-shi?) est une ville située dans la préfecture de Hyōgo au Japon, à 40 km à l'ouest de Kōbe et enchâssée entre les villes de Himeji et de Kakogawa.

Au 1er novembre 2010, la ville avait une population estimée à 93 664 habitants pour une densité de 2 720 hab/km2. La superficie totale de la ville est de 34,4 km2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une ancienne petite colonie qui s'est développée à partir du XVIIe comme port sous l'influence du daimyo du château de Himeji, Terumasa Ikeda. Elle tire son nom des bancs de sable de l'embouchure du fleuve Kakogawa, 高 (Taka?) signifiant « Haut » et 砂 (Sago?) sable. Elle ne devient une municipalité à part entière que le 1er juillet 1954, par la fusion de deux bourgs (Takasago-chō et Sone-chō), et de deux villages (Arai-mura et Iho-mura), qui forment alors des districts ou quartiers de la nouvelle ville. Depuis lors, Takasago a également absorbé les bourgs de Yoneda-chō et Amida-chō et le village de Kitahama-mura[1].

L'actuel maire est Yukito Noboru (登 幸人, Noboru Yukito?), depuis le 13 avril 2008.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est essentiellement un centre industriel, spécialisée dans la papeterie, l'agroalimentaire, la métallurgie, la céramique et la chimie.

Transport[modifier | modifier le code]

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Gare de Takasago
  • JR Ouest, Ligne JR Kōbe :
    • Hōden Station (40 minutes pour rallier la gare Sannomiya à Kōbe)
    • Sone Station
  • Sanyo Electric Railway (compagnie privée locale), ligne principale :
    • Takasago Station (50 minutes environ pour rallier la gare Sannomiya à Kōbe)
    • Gare Arai Station
    • Iho Station
    • Sanyo Sone Station.
  • Station Takasago : JR Central - Ligne

La gare de shinkansen la plus proche (la JR West Shinkansen Sanyō reliant Osaka à Fukuoka) est la Himeji station à Himeji, ou encore la Akashi Nishi Station à Akashi.

Route[modifier | modifier le code]

Takasago est desservie par les routes suivantes :

Autoroutes nationales
Autoroutes et routes préfectorales
  • Autoroute 43 (dessert Takasago, Kakogawa et Kasai)
  • Route Kasai no 79 Kakogawa Takasago qui dessert aussi ces trois villes
  • Route no 718 (ancienne partie de l'autoroute nationale no 250 jusqu'en 1998, reliant Akashi à Takasago)

Culture[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Sanctuaires shinto[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire shinto de Takasago aurait été construit, selon la légende, par l'impératrice Jingū à son retour de Corée au IIIe siècle. Il est dédié surtout au dieu de la fertilité et des tempêtes Susanoo, à son épouse Kushinadame-no-Mikoto et à leur gendre Ōnamuchi-no-mikoto, qui sont ainsi devenu la triade des divinités protectrices du sanctuaire et de la ville de Takasago. Des pins Aioi y sont également préservés en tant qu'emblèmes de la ville. Le sanctuaire comprend également une scène de théâtre [2].

Takasago abrite également le sanctuaire Sone Tenmangu dédié à la divinité shinto des études Tenjin, assimilée au poète et érudit de l'ère Heian (IXe- début Xe siècles) Sugawara no Michizane. Ce dernier en effet, exilé suite à de fausses accusations en 901, se serait arrêté sur le Mt Hikasa qui domine Takasago et y aurait planté un pin en l'implorant de « pousser pour prouver son innocence ». Ce sanctuaire est connu depuis les environs de 1350 pour son pin sacré, qui fut replanté plusieurs fois, l'actuel constituant la 6e génération de l'arbre. Le pin est d'ailleurs le symbole de la ville[3].

On peut citer de même le sanctuaire Kashima, situé dans le parc naturel Kashima Ohgidaira au milieu de cerisiers, qui est connu pour la cérémonie du Ichigan-joju ou de « l'unique vœu exaucé » et est donc particulièrement visité lors des vacances du Nouvel An ou avant les périodes d'examen[4].

Dernier édifice religieux shinto important, le sanctuaires Arai, selon la tradition fondé une première fois sous le règne de l'empereur Jomei au VIIe siècle, puis reconstruit à son emplacement actuel au milieu de l'époque de Kamakura au XIIIe siècle, qui est dédié aux deux divinités de la prospérité et du commerce Ebisu et Daikoku.

Outre ces derniers, Takasago abrite les sanctuaires Ohshiko (construit autour d'une pierre dressée de 5,7 m de haut et 6,4 m de large, réalisée il y a environ 1200 ans et connue sous le nom de Uki-ishi ou « pierre flottante ») et de Yoneda.

Le festival d'automne[modifier | modifier le code]

Un des radeaux de futon lors de la parade du festival d'automne du sanctuaire Sone Tenmangu

Chaque année, au début du mois d'octobre, les différents sanctuaires de la ville organisent tour à tour des festivités qui sont désignées sous le nom de festival d'automne qui attire les populations de la région :

  • sanctuaire Ohshiko : 2 et 3 octobre ;
  • sanctuaire Yoneda : deuxième samedi du mois d'octobre ainsi que la veille ;
  • sanctuaire Arai : 9 et 10 octobre ;
  • sanctuaire Takasago : 10 et 11 octobre ;
  • sanctuaire Sone Tenmangu : 13 et 14 octobre.

Ces fêtes comprennent des cérémonies religieuses, des danses traditionnelles et spectacles (sous le nom de Omenkake pour la fête du sanctuaire de Takasago), la rupture du Bambou (pour la fête de Sone Tenmangu) ainsi que, à chaque fois, la parade de radeaux de futon colorés représentant les différents sanctuaires et qui sont portés jusqu'à la mer (Funatogyo)[5].

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Outre ses nombreux sanctuaires shinto, la ville de Takasago abrite également deux temples Bouddhistes.

Le temple Jurin tout d'abord, qui aurait été fondé au début du IXe siècle par Kūkai ou Kōbō-Daishi, saint fondateur de l'école Shingon, en l'honneur initialement du Bodhisattva Jizo. Pendant longtemps l'un des principaux temples du Shingon, il est ensuite converti par le moine Hōnen à l'école de Jōdo au début du XIIIe siècle. Il comprend notamment une représentation du bouddha Amida accueillant les âmes au paradis[6].

Le temple Jiko fut fondé en 1249 par un prêtre qui lui a donné son nom. Il appartient lui-aussi à l'école Jōdo, et est dédié au bouddha Amida, qui y est représenté par une statue de trois mètres de haut. Il est notamment connu pour son Hokyointo, ou pagode de pierre, qui est classée comme patrimoine de la préfecture[7].

On peut également citer le Kuroiwa no Magaibutsu, bas-relief gravé dans la roche au pied du Mt Hikasa représentant les treize bouddhas du bouddhisme shingon. Cette sculpture se trouve au bord de la route nationale 250 qui dessert la ville[8].

La « Cité nuptiale »[modifier | modifier le code]

La ville est surnommée depuis 1988 la « cité nuptiale de Takasago »[1], étant le lieu de naissance d'une pièce célèbre de Waki nō et du morceau de yōkyoku allant avec. Il s'agit d'une pièce festive souvent jouée lors du Nouvel An, tandis que son chant est très populaire dans les fêtes de mariage[9]. De plus, les deux principales divinités du sanctuaire de Takasago, Susanoo et Kushinada, sont considérées comme protectrices de la fertilité et du mariage. Enfin, le festival Daikoku du sanctuaire Arai, qui a lieu le 29 avril tous les ans, est particulièrement dédié à la célébration du mariage et du lien matrimonial.

Personnalités célèbres nées dans la ville[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]