Taishō Katsuei

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La Taishō Katsuei (大正活映?) est une société de production cinématographique japonaise active au début des années 1920.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondé en avril 1920 par Ryōzō Asano[1], fils de Asano Sōichirō, à la tête d'un zaibatsu, son nom est fréquemment abrégé en Taikatsu[2]. Ses origines remontent à la Tōyō Film (aussi appelée « Sunrise Film Manufacturing Company »), entreprise créée en 1918 par Benjamin Brodsky et Thomas Kurihara, qu'Asano finit par financer[3].

Avec Kurihara comme directeur principal et Jun'ichirō Tanizaki comme consultant littéraire, la Taikatsu est un des deux studios fondés en 1920 (l'autre étant le Shōchiku Kinema) qui annonce son intention de produire des « films purs » conformément aux idéaux du mouvement du cinéma pur. Le studio crée une école d'acteurs et commence sa production avec Amateur Club, film réalisé par Kurihara sur un scénario de Tanizaki et fortement influencé par le cinéma américain. Parmi d'importantes réalisations, A Serpent's Lust, autre collaboration Kurihara-Tanizaki basée sur la même histoire que l'Ugetsu de Kenji Mizoguchi. Les studios Taikatsu sont situés à Yokohama, sous le Bluff et le cimetière des étrangers (une plaque commémorative indique à présent ​​le site[4].)

La Taikatsu ne dure pas longtemps, car elle n'a pas assez de salles pour récupérer les coûts de production et d'importation des films américains. Son département de production est repris par la Shōchiku en 1922, même si la société dure encore quelques années comme entreprise d'exposition[5]. Un certain nombre d'importantes personnalités du cinéma japonais sont issues de la Taikatsu, dont les réalisateurs Tomu Uchida et Buntarō Futagawa et les acteurs Tokihiko Okada, Ureo Egawa et Atsushi Watanabe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ja) « Asano Ryōzō », Kotobank (consulté le 11 février 2010)
  2. (en) Joanne Bernardi, Writing in Light: The Silent Scenario and the Japanese Pure Film Movement, Wayne State University Press,‎ 2001, 115 p. (ISBN 0-8143-2926-8)
  3. Bernardi, p.  116.
  4. Aaron Gerow, « Taisho Katsuei Studio », Tangemania (consulté le 11 février 2010)
  5. (ja) Jun'ichirō Tanaka, Nihon eiga hattatsushi, vol. 1, Chūō Kōron,‎ 1975, 305–306 p.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]