Tahina spectabilis

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Tahina spectabilis

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Le point de rupture où Tahina spectabilis, suite à sa floraison et à sa fructification, se brise en deux. Photographie prise sur le lieu où l’espèce a été découverte.

Classification selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Magnoliidae
Super-ordre Lilianae
Ordre Arecales
Famille Arecaceae

Genre

Tahina
J.Dransf. & Rakotoarin., 2008[1]

Nom binominal

Tahina spectabilis
J.Dransf. & Rakotoarin., 2008[1]

Statut de conservation UICN

( CR )
CR B1ab(iii); D :
En danger critique d'extinction

Tahina spectabilis, le Tahina, dit « Palmier suicidaire », est une espèce rare de palmiers (famille des Arecaceae). Elle a été découverte au nord-ouest de Madagascar. Son espèce est assez différente des autres pour justifier la création du genre particulier, Tahina, de tahìna qui signifie « qu'on aide » ou « qu'on secourt » en malgache[2] et qui est aussi le prénom de la deuxième fille des découvreurs. Ce genre se trouve attribué à la tribu des Chuniophoenicées. Il fleurit au bout de 50 à 100 ans puis meurt. Il produit alors une des plus importante floraison de tous les palmiers (du même ordre que le Tallipot ou Corypha). L'inflorescence peut atteindre 6 à 8 mètres de hauteur. Dans la région de sa découverte on ne trouve qu’une centaine d’individus.

Découverte[modifier | modifier le code]

Xavier Metz, qui dirige une plantation à proximité, Nathalie son épouse et leurs enfants ont découvert cet arbre dans la région d'Analalava au cours d'une sortie familiale. Des images ont été envoyées à John Dransfield, chercheur britannique au Royal Botanic Gardens (à Kew), qui n'en a pas cru ses yeux. La trouvaille, qui datait de deux ans déjà, est restée secrète jusqu'à sa présentation officielle le 17 janvier 2008 au Fairchild Tropical Botanic Garden en Floride par John Dransfield.

Description[modifier | modifier le code]

Debut de formation de l'inflorescence.

L'île de Madagascar abrite plus de 10 000 espèces de végétaux dont 90 % n'existent nulle part ailleurs dans le monde, et c'est pas moins de 170 espèces de palmiers qui peuple ce territoire. Ce palmier est un géant, avec ses quinze mètres de hauteur et ses feuilles de cinq mètres de large. D'après les botanistes, il pourrait vivre entre 50 et 100 ans. Au terme de cette longue vie apparaît sa toute première floraison, à la cime de son imposante stature. Une inflorescence gigantesque composée de milliers de fleurs sécrétant du nectar. Les insectes et les oiseaux, attirés, se chargent alors de la fécondation. Le palmier se couvre alors de fruits et c'est sa fin. Ce n'est pas le seul palmier monocarpique ; le tallipot (Corypha umbraculifera), entre autres, s'éteint aussi après une floraison unique, comme les agaves.

Culture[modifier | modifier le code]

Dans son habitat d'origine il n'a été recensé que 92 spécimens et une centaine de pousses, le palmier est extrêmement rare et des mesures de protection sur son habitat naturel ont été mises en place[3].

Sa ligne évolutive intrigue. Ses plus proches parents vivent en Afghanistan, au Viêt Nam, dans le sud de la Chine et de la Thaïlande. Comment et quand l'ancêtre de Tahina a-t-il pu atteindre Madagascar ?

  • Le semis : le plus difficile est de trouver des graines, un programme de distribution au bénéfice de la population malgache a été organisé[4].

La distribution des graines semble être la meilleure façon de conserver ex situ des populations cultivées et en même temps de générer des fonds pour les villageois des environs qui "possèdent et gèrent" l'habitat du palmier conformément à une toute nouvelle loi malgache.

La germination est assez facile, avec grande rigueur, des résultats satisfaisant pourront être obtenus en seulement quelques semaines. Il faut placer les graines en godets de tourbe, sur un mélange 1/2 sable grossier - 1/2 terreau bien décomposé, ou encore avec une mélange de sphaigne, de vermiculite et de terreau. Maintenir toujours très humide avec une température de 24 °C à 27 °C, jusqu'à la germination. Pour une germination rapide, une mini-serre chauffante est préférable. Surveiller l’apparition du germe, car la première racine peut faire plusieurs dizaines de centimètres avant l’apparition de la première feuille. Repiquer avant que le germe ne prenne trop d’ampleurs et ne « chignonne » trop rapidement. Pour repiquer, le pot doit être assez profond, 30/40 cm, la pivotante étant particulièrement prononcée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tropicos, consulté le 9 août 2014
  2. Philippe Beaujard, Dictionnaire Malgache-Français : Dialecte Tainala, Sud-Est de Madagascar, avec recherches étymologiques, L'Harmattan,‎ 1998 (ISBN 2-7384-6460-2)
  3. Espèce vulnérable (VU) selon la liste rouge de l'UICN
  4. Distribution de graines au travers du site « Rare Palm Seeds » [1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Genre Tahina[modifier | modifier le code]

Espèce Tahina spectabilis[modifier | modifier le code]