Taekwondo

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Taekwondo (태권도)
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Combat de taekwondo WTF aux Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres
Combat de taekwondo WTF aux Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres

Domaine Art martial
Forme de combat Frappe, pied-poing (principalement pied)
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Pratiquants renommés Choi Hong Hi, Hadi Saei, Steven López, Wu Jingyu, Hwang Kyung-seon, Pascal Gentil, Gwladys Épangue
Sport olympique Oui
Fédération mondiale World Taekwondo Federation, International Taekwon-do Federation

Le taekwondo (prononciation api [tʰɛk͈wʌndo] taekwondo selon la romanisation révisée du coréen, 태권도 en hangeul et 跆拳道 en hanja) est un art martial d'origine sud-coréenne, dont le nom peut se traduire par La voie du pied et du poing (tae (Hangul:태 hanja: 跆), frapper du pied - kwon (Hangul: 권, hanja: 拳), frapper du poing - do (Hangul: 도, hanja: ), voie, esprit). Le pratiquant de taekwondo est appelé un taekwondoiste (et ce, même si le terme d'origine est taekwondoin).

Le taekwondo, dont le nom a été proposé en 1955 par le général Choi Hong Hi, est le fruit de la fédération progressive, à partir des années 1950, et plus particulièrement à partir de 1961, sous le nom de Korea Taekwon-Do Association (en) (KTA)[1], de différentes écoles d'arts martiaux coréennes (kwans) fondées dans les années 1940, après l'occupation japonaise de la Corée. L'unification n'est cependant pas complète ; le général Choi a fondé une organisation indépendante de la KTA en 1966, l'International Taekwon-Do Federation (ITF), qui s’est scindée en trois fédérations distinctes à la mort de son fondateur en 2002 et compte actuellement 50 millions d'adhérents dans 127 pays[2], puis, en 1973, une autre fédération internationale a été créée, la Fédération mondiale de taekwondo (WTF), qui a popularisé, à ce jour auprès de plus de 80 millions de personnes dans plus de 200 pays[3],[4], une pratique du taekwondo moins axée sur la self-défense et plus sur le sport de combat[5], interdisant notamment les coups de poing au visage[6].

Le taekwondo se distingue des autres arts martiaux, surtout dans sa forme WTF, par le haut degré de spécialisation de ses pratiquants en techniques de coups de pieds bien plus que dans d'autres techniques, par les nombreuses protections utilisées lors des compétitions de combat ainsi que par le fait que, depuis qu'il a été inclus au programme des Jeux olympiques d'été en 2000, c’est le seul sport olympique de combat autorisant les frappes avec le pied.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du taekwondo sont à la fois culturelles et politiques. D'un point de vue culturel, le taekwondo est une unification des pratiques de plusieurs écoles sud-coréennes des années 1950 inspirées par le karaté Shotokan (développé au Japon) et certains éléments caractéristiques des arts martiaux coréens (en particulier le taekkyon). D'un point de vue politique, le taekwondo a été un outil de propagande nationaliste dont le but a été d'exalter le patriotisme de la jeune nation sud-coréenne à la suite de l'occupation japonaise et du conflit avec la Corée du Nord.

Le taekwondo a été nommé et codifié en Corée du Sud entre la fin des années 1950 et le début des années 1960.

À la suite de la diffusion de cet art martial en Corée du Nord par les responsables de la première organisation internationale, l'ITF, en 1972, une nouvelle organisation concurrente, la WTF, a tourné le dos aux membres de l'ITF.

Cette scission de nature politique, qui perdure depuis, ainsi que les motivations idéologiques à l'origine de la création du taekwondo, ont induit une forte propagande et une déformation volontaire des faits historiques dans chacune de ces organisations, notamment au sujet des origines et de la création du taekwondo.

Origines[modifier | modifier le code]

Article connexe : Arts martiaux coréens.


La pratique des arts martiaux en Corée remonte au moins à l'Antiquité.

Pendant l'occupation japonaise, dans la première moitié du XXe siècle, la pratique des arts martiaux japonais, et en particulier du karaté, alors en plein essor au Japon, a remplacé celle des arts martiaux coréens, interdite par l'occupant en raison de leur portée nationaliste.

Choi Hong Hi, un des principaux fondateurs du taekwondo.

Le principal artisan de la création et de la diffusion initiale du taekwondo, Choi Hong Hi (최홍희), a commencé à pratiquer le karaté Shotokan, notamment sous la direction du maître japonais Gichin Funakoshi, lorsqu'il est parti faire ses études au Japon, alors que la Corée était sous domination japonaise. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est enrôlé de force dans l'armée japonaise. Ensuite, après la libération, quand la Corée est plongée dans un nouveau conflit, idéologique, entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, en 1950, Choi s'engage dans la toute jeune armée sud-coréenne.

En 1952, alors qu'il est devenu général, il entend parler d'un jeune sous-lieutenant nommé Nam Tae Hi (en), qui aurait tué des communistes à mains nues lors d'une célèbre bataille, et qui était adepte du karaté coréen (Tang Soo Do) enseigné dans l’école Chung Do Kwan. Choi, à la recherche d'un héros national et d'un entraîneur performant, confie à Nam l'entraînement de la 29° division d'infanterie au Tang Soo Do. En 1954, à l'occasion d'une courte démonstration militaire effectuée par Nam devant le président de la Corée du Sud, Syngman Rhee, ce dernier demande à Choi de faire enseigner son art à davantage de soldats, mais en insistant pour qu'il soit assimilé au taekkyon, de tradition coréenne, plutôt qu'au Tang Soo Do, qu'il considère trop lié à la culture japonaise.

Choi fonda alors un nouveau dojang (école d'arts martiaux), dans une base militaire de la province de Kangwoon, qu'il appela Oh Do Kwan, et où Nam entraîna jusqu'à 300 soldats à la fois ; il devint également directeur honoraire de l’école Chung Do Kwan, dont le leader, Duk Sung Son, souhaitait utiliser l'influence du général pour étendre la popularité de l’école et de son art. Le travail de Choi consista ensuite à essayer de fédérer quatre autres écoles pionnières (Moo Duk Kwan, Song Moo Kwan, Chang Moo Kwan et Jidokwan) aux deux qu'il dirigeait, autour d'un projet d'art martial national unificateur, dont le nom restait à définir, et qui utiliserait essentiellement des techniques de Tang Soo Do mais s'inspirerait également du taekkyon[7].

Fédération des kwans (années 1950)[modifier | modifier le code]

Réunion des conseillers de l'école Chung Do Kwan, en 1955.

À partir de 1951, plusieurs réunions furent organisées par les dirigeants des 9 principaux kwans (écoles d'arts martiaux), pour unifier le "karaté coréen", qui était alors principalement nommé "Voie de la main de Chine" (Tang Soo Do) ou "Voie de la main vide" (Kong Soo Do), deux expressions héritées du japonais (respectivement Tō-de et Karate-Do)[8].

En 1955[9], au Kugilgwan, une des plus influentes maisons de gisaeng (sorte de maison close traditionnelle) de Séoul, se réunit le « Premier comité consultatif pour le Chung Do Kwan de Duk Sung Son » (renommé plus tard « Comité de nommage du Tae Kwon Do » par Choi Hong Hi), présidé par Choi Hong Hi et composé de Nam Tae-Hi, du leader de l’école Chung Do Kwan, Duk Sung Son (en), et de son instructeur en chef, ainsi que d'hommes d'affaires, de politiciens et de journalistes[10]. Les membres du comité votent à bulletin secret en faveur d'un nom unique pour désigner le "karaté coréen" ; tous optent pour le nom de Tang Soo Do, sauf Choi et Nam, qui proposent un nouveau nom qu'ils ont inventé ensemble, Tae Kwon Do[11]. Sous l'influence du général Choi, notamment auprès de l’entourage du président de Corée du Sud Syngman Rhee, qui préférait pour sa part le nom de taekkyon, le terme de Tae Kwon Do finit par s'imposer[12]. Mais il fallut attendre 1959 pour que le regroupement de plusieurs écoles et organisations sous l’égide de la Korea Taekwon-Do Association (KTA) ne commence à populariser l’usage de ce nom[13].

Une des premières importantes étapes de ce processus d'unification fut la promotion internationale du Taekwon-Do par des équipes de démonstration, composées de ses représentants les plus techniques et spectaculaires. En mars 1959, une première tournée fit découvrir à Taïwan et au Sud-Viêt Nam ce nouvel art martial.

Cependant, en Corée du Sud, plusieurs écoles refusèrent d'utiliser le nom de Taekwon-Do et, en 1961, leurs dirigeants obtinrent du président que la KTA soit renommée Korea Taesoodo Association, imposant ainsi l'usage d'un nouveau terme, intermédiaire entre Tang Soo Do et taekkyon.

En 1961-62, le Taekwon-Do était pratiqué par les militaires coréens autant que par la population civile de ce pays, mais aussi par les forces armées américaines stationnées en Corée. Ces mêmes années, le Taekwon-Do fut introduit à l’académie militaire de West Point (États-Unis), l’une des plus réputées du monde.

Nommé ambassadeur en Malaisie, le général Choi abandonna la présidence de la KTA pour se consacrer à la diffusion du Taekwon-Do dans ce pays, après avoir effectué une démonstration dans un stade à la demande du premier ministre Malais. En 1963, l’Association malaise de Taekwon-Do fut créée.

En juin de la même année, une démonstration eut lieu dans le bâtiment des Nations unies, à New York, et le Tae Kwon Do fut choisi pour l’entraînement des militaires du Sud Viêt Nam.

Toujours en 1963, les associations nationales de Singapour et de Brunei furent créées.

En 1965, Choi redevint président de la KTA et réussit à la renommer pour imposer à nouveau le nom de Taekwon-Do.

Scission entre la KTA et l'ITF (1966)[modifier | modifier le code]

Mais, l'année suivante, en 1966, Choi quitta la KTA, notamment en raison de dissensions, pour fonder une nouvelle fédération, d'envergure internationale.

Il prit sa retraite militaire et fut chargé par le gouvernement de Corée du Sud de diriger une tournée en Allemagne de l’Ouest, Italie, Turquie, Émirats arabes unis, Malaisie et Singapour. Les membres de son équipe de démonstration étaient Han Cha Kyo (VIe dan à l’époque), Kim Jun Kun (Ve dan), Kwon Jai Hwa (Ve dan) et Park Jong Soo (Ve dan).

Ce fut l’occasion de faire connaître le Taekwon-Do dans ces pays, ainsi que d’établir les associations nationales qui, le 22 mars 1966 se réunirent pour former la Fédération internationale de Taekwon-Do (ITF), à Séoul.

Les pays fondateurs de l’ITF sont donc la Corée, le Viêt Nam, la Malaisie, Singapour, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, la Turquie, l’Italie et les Émirats arabes unis. Le Taekwon-Do fut alors reconnu comme l’art martial national de la Corée.

Pour que l’ITF bénéficie d'une influence politique suffisante pour rivaliser avec la KTA, Choi offrit le titre de directeur honoraire de l’ITF à Kim Jong-pil, créateur des services de renseignement de la KCIA[14].

En 1968, Choi visita la France à l’occasion du symposium sur le sport militaire et y organisa une démonstration devant les représentants de 32 pays. La même année, le Royaume-Uni forma une association nationale de Taekwon-Do, et le général se rendit en Espagne, au Canada, aux Pays-Bas, en Belgique et en Inde. En 1969, le général effectua une tournée dans 29 pays afin de rencontrer les instructeurs de ces différents pays et effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l’Encyclopédie (1972). L’année 1970 fut à l’image de 1969 : le général voyagea dans le monde entier pour faire découvrir le Taekwon-Do et conduire des séminaires pour former des instructeurs ou perfectionner la technique de ceux-ci.

Concurrence internationale entre l’ITF et la WTF (à partir de 1973)[modifier | modifier le code]

En 1972, Choi introduisit le Taekwon-Do en Bolivie, République dominicaine, Haïti et Guatemala. Mais confronté à une situation politique particulièrement difficile dans son pays, il fut contraint à l’exil : en effet, le gouvernement sud-coréen avait désapprouvé une initiative de Choi de faire une démonstration de Taekwon-Do en Corée du Nord, où il s'était rendu en 1966[15]. Le développement du Taekwon-Do en Corée du Nord est dû notamment à Yoon Byung-in.

Afin de ne pas perdre la direction de l'ITF, et avec l’accord des pays membres de l’organisation, Choi déplaça le siège de l’ITF à Toronto, au Canada, d’où il espérait pouvoir diffuser plus aisément le Taekwon-Do dans les pays de l’Est.

Le gouvernement de Corée du Sud, qui ne voulait pas, lui non plus, perdre le contrôle de cet art martial, qui était devenu un extraordinaire outil de propagande nationaliste, créa la WTF (World Taekwondo Federation ou Fédération Mondiale de Taekwondo) en 1973.

Bénéficiant de l’appui du gouvernement, cette fédération se développa très rapidement, surtout dans les pays de l’Ouest, qui étaient alors engagés auprès des États-Unis contre le bloc soviétique auquel appartenait la Corée du Nord pendant la guerre froide.

Dès lors, l'ITF et la WTF ont rivalisé de manière plus ou moins conflictuelle, proportionnellement à l'intensité de la guerre froide et des conflits entre la Corée du Sud et du Nord.

Ère olympique (depuis 2000)[modifier | modifier le code]

En 2000, le taekwondo WTF fut reconnu sport olympique, ce qui intensifia sa popularisation par rapport au Taekwon-Do ITF.

Pendant les Jeux olympiques de la jeunesse d'été de 2014, un accord (Memorandum of Understanding) a été signé entre la WTF et l'ITF pour que les membres de chacune de ces deux organisations puissent participer aux compétitions organisées par l'autre ; en particulier, cet accord permettra aux membres de l'ITF de participer aux compétitions olympiques suivantes, selon les règles définies par la WTF[16].

L'ITF (International Taekwon-Do Federation)[modifier | modifier le code]

Après la création de la WTF, le général Choi continue son travail de développement du Taekwon-Do originel par le biais de l'ITF. Une nouvelle équipe de démonstration part en tournée dès novembre 1973. Maître Park Jong Soo, désormais VIIIe dan, en fait toujours partie. Il est accompagné par Maître Rhee Ki Ha, Maître Park Sun Tae et Maître Choi Chang Keun. Ils visitent 23 pays d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique, et établissent des organisations nationales dans 5 d’entre eux.

Sans s’arrêter de voyager, le général Choi assiste à l’organisation du Ier championnat du Monde en 1974 à Montréal (Canada) et du Ier championnat d’Europe à Amsterdam (Pays-Bas) en 1976.

En 1978, une nouvelle équipe de démonstration est constituée. Elle comprend Maître Choi Chank Keun, Park Jung Tae, Rhee Ki Ha et Leong Wei Meng. Ces deux derniers, ainsi que Park Jong Soo, ont aujourd’hui le grade de Grand Maître.

En 1979, l’AETF (All Europe Taekwon-Do Federation) est fondée à Oslo (Norvège).

Les équipes de démonstrations se succèdent, voyageant dans le monde entier pour introduire le Taekwon-Do.

L’année 1980 est une année historique pour le Taekwon-Do et pour le général Choi, puisqu’une équipe de 15 membres (comprenant son fils maître Choi Jung Hwa) effectue une tournée en Corée du Nord, pays natal du Général Choi.

C’est la première fois que le Taekwon-Do est introduit dans ce pays.

En 1981, une équipe de démonstration composée de nord-coréens et de sud-coréens est présentée par le Général Choi.

En 1985, le siège de l’ITF déménage de nouveau pour Vienne, où il est encore de nos jours.

Le décès du président de l'ITF, le général Choi Hong Hi, survient le 15 juin 2002. Sa succession ne s'est pas faite dans l'unanimité. Il existe maintenant 3 fédérations portant le même nom et qui sont présidées par 3 hommes différents.

Le combat[modifier | modifier le code]

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Un match de taekwondo est plus qu’un simple affrontement de force et de talent.

C’est aussi une exhibition esthétique de l’art martial dans une tradition honorable.

Il existe une grande beauté dans le combat libre lorsqu’il est agressif mais contrôlé, dans l’exécution parfaite des formes ou dans le spectacle extraordinaire des coups de pieds volants et des techniques de casse.

Bien que l’enjeu et l’esprit de compétition des participants soient importants, les étudiants devraient également apprécier la rencontre et profiter de cet événement pour lier de nouvelles amitiés dans la fraternité du taekwondo, en échangeant de nouvelles techniques d’entraînement, et partageant ainsi les qualités physiques et mentales de l’art martial avec les spectateurs.

Les compétiteurs prennent souvent le match beaucoup trop au sérieux et gâchent ainsi le spectacle au public et à eux-mêmes par leur manque de fair-play.

Les accolades et les trophées représentent souvent des formes superficielles de reconnaissance.

C’est le respect ressenti par les instructeurs et leurs élèves envers les autres qui contient la plus grande valeur.

Une très grande importance a été placée sur le combat libre.

Bien que le combat libre soit un indicateur de l’entraînement de l’étudiant, il ne peut en aucun cas être le seul critère d’appréciation du niveau technique d’un pratiquant.

Il faut en effet prendre en compte un nombre important de paramètres.

Dans le cas du combat libre, certains instructeurs et étudiants pensent que la victoire ne peut être acquise qu’en plein contact, avec ou sans équipements de protection.

Certainement, comme dans le cas du kick boxing ou d’autres styles de combat à main ouverte, le contact peut avoir lieu sans risque de blessure grave.

La méthode adéquate pour tester le talent et la puissance d’un étudiant est de conduire une rencontre proposant des tests cohérents d’habileté, ce qui inclut combat libre, formes, tests de puissance, et techniques spéciales.

Grâce au combat libre, on testerait le courage, l’agressivité, l’esprit, la précision et la vitesse ; grâce aux formes, on testerait l’équilibre, la beauté et la concentration ; grâce à la casse, on testerait la puissance et grâce aux techniques spéciales, on testerait la coordination, les talents acrobatiques et la résolution.

Les tuls[modifier | modifier le code]

Les tuls (également appelés formes, teul, pumsae ou hyeong) sont des enchaînements de techniques d'attaque et de défense mimant un combat contre un ou plusieurs adversaires. La réalisation des tuls a une importance capitale pour monter en grade. Il existe 8 tuls normaux et 9 supérieurs, utilisant des techniques de plus en plus complexes au fur et à mesure que ces tuls permettent de monter en grade. Les compétiteurs s'affrontent face à un jury qui juge la qualité de l'exécution des formes effectuées par chaque compétiteur.

La casse[modifier | modifier le code]

Épreuve de casse par coup de pied latéral (Yop Chagui).

La casse est une épreuve de puissance. Chaque compétiteur se présente pour effectuer cinq casses. L'une s'effectue avec un coup de poing, une avec le tranchant de la main, une avec un coup de pied de côté, une avec un coup de pied circulaire, et une avec un coup de pied retourné. Le compétiteur qui brise le plus de planches remporte la compétition.

Les techniques spéciales[modifier | modifier le code]

Comme dans le cassage, chaque compétiteur a cinq techniques à effectuer. Il ne s'agit cependant pas de briser des planches en puissance, mais d'atteindre avec chaque technique une cible placée le plus haut possible.

La WTF (World Taekwondo Federation)[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Antécédents[modifier | modifier le code]

Le taekwondo WTF est né de la KTA, dès le départ en Malaisie du général Choi (1961), le président Park Chung Hee (박정희) décida d'ordonner une réunification des différentes écoles. En effet, hormis les militaires du Chundokwan et Ohdokwan, peu faisaient le taekwondo tel qu'enseigné par le général Choi, de nombreux maîtres, non satisfaits du nom « taekwondo » continuèrent à enseigner sous les noms « Gongsoodo », « Dangsoodo » et « Soobahkdo ». Hwang Kee (황기), le principal rival de la KTA, avait créé sa propre fédération : Korea Dangsoodo association, qui changera plus tard en Korea Soobahkdo Association.

Le 16 septembre 1961, une nouvelle réunion a lieu, et les différents représentants tombent d'accord sur le terme « taesoodo » qui combine taekwondo, gongsoodo, soobahkdo et dangsoodo. À son retour de Malaisie, le général Choi demanda un vote pour rechanger le nom taesoodo en taekwondo le 5 août 1965. Les conditions de ce vote sont restées douteuses, car le nom taekwondo, qui ne contentait que l'Ohdokwan et le Chungdokwan, ne fut choisi qu'avec une voix d'écart.

Les tensions se faisaient de plus en plus fortes entre les membres de la KTA et le général Choi, car celui-ci ne reconnaissait militairement que les ceintures noires de son école et de l'école Chungdokwan, ce qui était pris comme un affront par les autres maîtres. De plus, il continuait à évoluer dans son programme, sans tenir compte des autres maîtres.

La KTA commença à fonder un programme technique commun et nomma un comité de création de formes, composé de Kwak Kun Sik (Chung Do Kwan), Lee Yong Sup (Song Moo Kwan), Park Hae Man (Chung Do Kwan), Hyun Jong Myung (Oh Do Kwan) et Kim Soon Bae (Chang Moo Kwan). Ils créèrent les poumsés (품새) Palgwae et Yudanja (Koryeo (고려) à Ilyeo (일여)), mais ces poumsés furent créés sans la participation de deux Kwan originaux, Ji Do Kwan et Moo Duk Kwan, fusionnés au sein de la Korea Soo Bahk Do association. Quelques années plus tard, sous l'impulsion de Chong Hong Soo, Im Young Taek (Moo Duk Kwan) et Lee Chong Woo (Ji Do Kwan), une partie de ces Kwan rejoignit la KTA (les Jidokwan Lee Chong Woo et Bae Young Ki, et le Moo Duk Kwan Han Yong Tae), qui décida de refaire les poumsés, en créant de nouveaux : les taegeuk (태극).

En 1971, le gouvernement décida de construire le Kukkiwon (국기원), centre mondial pour la KTA, en 1973, la WTF fut officiellement créée, à l'occasion des premiers championnats du monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Techniques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Terminologie du taekwondo WTF.
Exemple d'entraînement aux coups de pied sur raquette de frappe.

Le taekwondo est surtout célèbre pour ses techniques de pied spectaculaires.

Principales techniques de pied (tchagui (차기))[modifier | modifier le code]

NOM[17] MOUVEMENT SURFACE DE FRAPPE
Ap tchagui (압차기) direct (avant) bol du pied
Yop tchagui (엽차기) latéral talon ou tranchant du pied
Dollyo tchagui (돌려차기) circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied
Bandal tchagui (반달차기) semi-circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied
Dui tchagui (뒤차기) direct (arrière) talon
Neryo tchagui (내려차기) de haut en bas (marteau) talon ou plat du pied (jambe tendue)
Mom dollyo tchagui (몸돌려차기) retourné circulaire talon ou plat du pied (jambe tendue)

Contrairement à de nombreuses idées reçues, en particulier à cause des règles de compétition, qui n'autorisent les coups qu'au-dessus de la ceinture, les différents coups de pied peuvent être exécutés à tous les niveaux : bas (jambes ou éventuellement organes génitaux), moyen (plexus solaire ou côtes flottantes), ou haut (visage ou gorge).

L'entraînement aux techniques de coups de pied se réalise souvent à l'aide de raquettes de frappe. Les paos sont utilisés pour s'entraîner à taper vite et fort.

Techniques de main[modifier | modifier le code]

Quasiment pas utilisées en compétition, elles portent des noms plus techniques, composées :

  • d'un nom de position de main : Jumeok (주먹) le poing de face, Deungjumeok (등주먹) (le revers du poing), Mejumeok (메주먹) (le marteau du poing), Sonnal (손날) (le tranchant de la main), Batangson (바탕손) (la paume), Pyeonsonkkeut (편손끝) (la pointe des doigts tendus et serrés), Kawisonkkeut (가위손끝) (le bout de 2 doigts tendus et écartés), Palkup (팔굽) (le coude), Palmok (팔목) (l'avant-bras)…
  • d'un nom de mouvement : Yop (옆옆) (coup latéral), Naeryeo (내려) (de haut en bas, coup du marteau), Bandae (반대) (avec la main du côté du côté opposé à celui de la jambe arrière), Baro (바로) (avec la main du même côté que la jambe arrière)…
  • d'un nom de hauteur : Arae (아래) (niveau bas), Momtong (몸통) (niveau moyen), Olgul (얼굴) (niveau haut)…
  • d'un nom de technique : Chigi (치기)(frappe), Jireugi (지르기)(coup de poing), Tzireugi (찌르기)(frappe piquée), ou Makki (막기)(blocage).

En plus des techniques traditionnelles, il y a aussi :

  • de la casse (Kyokpa)
  • de la self-défense (Ho-Shin-Soul)

Poumsés[modifier | modifier le code]

Le poumsé est une forme de travail conventionnelle, représentant un combat codifié et dirigé. Il s’exécute individuellement. Chaque poumsé possède son propre rythme qui doit être en rapport avec les différents enchaînements, ainsi chaque blocage devra être instinctivement suivi de la contre-attaque.

Le poumsé débute et se termine par la position "Tchaliot Seugui" suivi du salut "Kyongnye". Il s’annonce à haute voix. Il se déroule suivant un diagramme différent, selon sa complexité. Le point de départ doit être également celui du retour après la prestation. Un poumsé doit être réalisé avec intensité, de manière à faire sentir une réelle impression de combat dans l’exécution des différents mouvements avec la plus grande efficacité contrôlée. Le poumsé s’exécute dignement, avec un dobok propre et une ceinture correctement nouée.

Liste des poumsés[modifier | modifier le code]

Normaux Supérieurs
1 Taegeug il

-Jang

1 Koryo
2 Taegeug Yi-Jang 2 Kemgang
3 Taegeug Sam-Jang 3 Taebaek
4 Taegeug Sah-Jang 4 Pyongwon
5 Taegeug Oh-Jang 5 Sipjin
6 Taegeug Youk-Jang 6 Jitae
7 Taegeug Tchil-Jang 7 Chonkwon
8 Taegeug Pal-Jang 8 Hansu
9 Ilyeo

Critères d'exécution[modifier | modifier le code]

Chaque technique doit être armée avec souplesse selon les "Kibon" et se terminer avec fermeté et précision selon la hauteur définie. La trajectoire doit être nette, ample et rapide. Les techniques doivent dégager une grande impression d’efficacité.

Les techniques devront être enchaînées de sorte que chaque blocage soit instinctivement suivi de l’attaque. D’une manière générale les enchaînements seront rythmés et sans temps mort selon les différentes trajectoires du diagramme.

La maîtrise des déplacements et du corps lors des différents enchaînements est essentielle. Chaque position devra être bien marquée et verrouillée. Les appuis au sol devront être solides et réalisés conformément au "Kibon". La position et le mouvement du corps devront être contrôlés.

Le poumsé doit être exécuté dans sa forme originale en respectant l’ordre des techniques, des positions et des directions, mais aussi le diagramme défini par l'exécution du poumsé.

La respiration doit être synchronisée avec les techniques et les déplacements, elle doit être inaudible. D’une manière générale, l’inspiration se fait en début de mouvement et l’expiration à la fin des différentes phases du poumsé.

La concentration est extrême dans l’exécution du poumsé afin de pouvoir "Vivre son poumsé". La concentration permet de dégager une unité entre le corps et l’esprit. Le regard doit être porteur de toute la détermination à l’exécution du poumsé, il doit suivre la direction des enchaînements techniques et des déplacements.

Grades, degrés et ceintures[modifier | modifier le code]

En taekwondo, les capacités individuelles de développement personnel, d'engagement et de technique sont évaluées par deux échelles de promotion : les grades (keup), d'abord, puis les degrés (dan). La progression du débutant commence par un grade élevé (le 10e pour les adultes) et se termine avec le 1er grade, tandis que les degrés commencent au contraire par le 1er degré et finissent avec le 9e (il est possible d'obtenir un 10e dan en taekwondo, mais il n'est décerné qu'à titre posthume).

Un âge minimal est requis pour l'obtention des différents degrés (en France, 16 ans pour le 1er dan, 16 ans pour le 2e, 18 ans pour le 3e, 21 ans pour le 4e, etc.). Si le candidat n'a pas l'âge requis, il peut obtenir un grade poom (du 1er au 3e poom). Ce grade n'est jamais converti en degré mais permet le passage du degré supérieur, dont l'obtention nécessite le passage d'un examen une fois que le pratiquant a atteint l'âge minimal requis : par exemple, un jeune sportif ayant le 1er poom, s'il participe avec succès à l'examen de grade supérieur, obtiendra directement le 2e dan s'il a 16 ans ou, s'il n'a pas l'âge minimal requis, obtiendra le 2e poom (qui lui permettra de prétendre au 3e dan à partir de ses 18 ans).

D'une fédération à l'autre, la correspondance entre grades et ceintures peut varier. Ainsi, tandis que la fédération française FFTDA utilise sept couleurs différentes pour les enfants et quatre pour les adultes, la fédération belge ABFT en compte cinq pour les adultes.

Grades et ceintures FFTDA et ABFT
Keup Ceintures enfants[18] Ceintures adultes Ceintures adultes (ABFT)[19]
15 Ceinture blanche
14 Ceinture jaune
13 Ceinture jaune avec une barrette orange
12 Ceinture orange
11 Ceinture orange avec une barrette verte
10 Ceinture verte Ceinture blanche Ceinture blanche
9 Ceinture verte avec une barrette violette Ceinture jaune Ceinture blanche avec une barrette jaune
8 Ceinture violette Ceinture jaune avec une barrette bleue Ceinture jaune
7 Ceinture violette avec une barrette bleue Ceinture jaune avec deux barrettes bleues Ceinture jaune avec une barrette verte
6 Ceinture bleue Ceinture bleue Ceinture verte
5 Ceinture bleue avec une barrette rouge Ceinture bleue avec une barrette rouge Ceinture verte avec une barrette bleue
4 Ceinture bleue avec deux barrettes rouges Ceinture bleue avec deux barrettes rouges Ceinture bleue
3 Ceinture rouge Ceinture rouge Ceinture bleue avec une barrette rouge
2 Ceinture rouge avec une barrette noire Ceinture rouge avec une barrette noire Ceinture rouge
1 Ceinture rouge avec deux barrettes noires Ceinture rouge avec deux barrettes noires Ceinture rouge avec une barrette noire

Les degrés sont en revanche, pour toutes les fédérations, exprimés par la ceinture noire. Pour les enfants, qui ne peuvent pas passer de degré mais seulement les 3 grades de poom, elle est remplacée, à partir de l'âge de 14 ans minimum, par une ceinture bicolore rouge et noire (grade Il Poom).

Les examens pour le 1er et 2e dan se déroulent au niveau régional. Les candidats s’inscrivent auprès des Ligues (Comités régionaux) de la FFTDA. Les examens sont indiqués, sur le calendrier sportif régional. Une date limite d'inscription est fixée pour chaque examen, par la Ligue.

Pour les grades supérieurs au 2e dan les examens se dérouleront au niveau national (au minimum un par saison sportive) par décision de la CSDGE. Les examens sont indiqués, sur le calendrier sportif national. Les dossiers d'inscription des candidats doivent parvenir au siège de la Fédération par l'intermédiaire du président de la Ligue. Les dates d'examens nationaux et les stages préparatoires sont mentionnés au calendrier national. Une date limite d'inscription est fixée pour chaque examen par la C.S.D.G.E.

La signification des couleurs de ceintures[modifier | modifier le code]

Chaque couleurs de ceintures a une signification bien particulière.

Ceinture blanche: Couleur de la neige représente la pureté, l’innocence de l’initié et son ignorance vis-à-vis de la pratique.

Règlement des compétitions[modifier | modifier le code]

Compétition féminine de taekwondo WTF

Lors des combats, le combattant doit obligatoirement porter toutes les protections. Ceci est vérifié par des personnes.

Combat de taekwondo WTF

Protections[modifier | modifier le code]

En combat, lors des compétitions, les coups étant portés, le port des protections suivantes est obligatoire : un protège-dents (catégories juniors, séniors et désormais cadets), un casque en pvc, un plastron, des protège-avant-bras, des protège-tibias, une coquille génitale (pour les hommes et femmes), des gants et des protège-pieds pour les benjamins, minimes et cadets[20].

Coups autorisés[modifier | modifier le code]

  • Tous les coups doivent être portés debout et au-dessus de la ceinture.
  • Les coups de pieds sont autorisés au niveau du plastron, coup le plus utilisé en compétition est le bandal-tchagi (coup de pied semi-circulaire).
  • Les coups de poing utilisant « les parties avant de l’index et du médius du poing étroitement serré » sont autorisés uniquement au niveau du plastron[21]. Comme leur utilisation était très rare, depuis le début de la saison 2007-2008, un assouplissement des règles d'arbitrage demandent presque un standing down à chaque coup de poing placé correctement et avec suffisamment d'impact[réf. nécessaire].

Comptage des points[modifier | modifier le code]

  • Un coup de pied porté à la tête rapporte 3 points, ou 4 points si le coup de pied utilisé est retourné. Est entendu comme coup valide tout coup de pied touchant le casque/tête s'il n'est pas précédé d'une faute.
  • Un coup de pied ou de poing porté dans le plastron rapporte 1 point, ou 2 points si le coup de pied utilisé est retourné.
  • En cas de standing down, c'est-à-dire qu'un combattant recevant un coup est incapable de poursuivre le combat immédiatement, il est compté par l'arbitre jusqu'à 8 secondes. Si à la fin du décompte le combattant pousse un kiap, il reprend le combat (on n'attribue plus de points supplémentaires). L'arbitre pourra compter jusqu'à dix, s'il estime que le combattant n'est pas en mesure de reprendre le combat, même si ce dernier pousse le kiap, dans ce cas, il est déclaré K.-O..

Arbitrage[modifier | modifier le code]

Ceci n'est qu'un résumé de l'arbitrage, il regroupe juste les règles de base à savoir pour comprendre et apprécier un combat lors d'une compétition combat.

  • L'aire de combat est une surface de 64 m² (un carré de 8 m×8m).
  • Sur l'aire se trouvent uniquement les deux compétiteurs et l'arbitre central. À chaque angle de l'aire se trouve un juge (ce sont eux qui valident les points), et face au public se trouve la table d'arbitrage avec la « scoring machine » (appareil affichant le round, le temps restant, le score et les sanctions) et le ou les superviseur(s).
  • Un point est un coup porté dans une zone autorisée avec une partie du corps autorisé, avec force, précision et impact. Un point ne peut être validé que s'il n'est ni précédé ni suivi d'une faute.
  • Pour marquer un point il faut qu'au moins trois des quatre juges le valident dans un intervalle de deux secondes.
  • L'arbitre central est là pour gérer le combat, c'est-à-dire le temps des rounds, les fautes, les sanctions, et préserver la santé des combattants en prévenant le médecin lors d'un knockout ou d'une blessure.
  • Les fautes les plus courantes sont : pousser son adversaire, retenir son adversaire, tomber volontairement, fuir le combat, refuser le combat, taper sous la ceinture, parler, sortir de l'aire de combat. Toutes ces fautes entraînent le retrait d'un demi point (avertissement/KYONG-GO).
  • Les sanctions sont plus rares mais surviennent néanmoins. Elles comprennent notamment : le coup de poing au visage avec blessure ou intention de blesser, un coup sous la ceinture entraînant une blessure ou avec intention de blesser son adversaire, insulter. Toutes ces fautes entraînent comme conséquence le retrait d'un point (sanction/GAM-JEON).
  • Le compétiteur déclaré vainqueur est celui qui a marqué le plus de points sur les trois rounds. Un compétiteur perd automatiquement le combat s'il arrive à un total de -4 points (huit avertissements ou quatre sanctions ou par exemple deux sanctions et quatre avertissements).
  • En cas d'égalité à l'issue du 3e round, un quatrième round a lieu avec la règle du point en or ; le premier des combattants à marquer un point gagne, le premier arrivé à -1 point perd.
  • Si aucun des combattants ne marque de point ou n'arrive a -1, ce sont les quatre juges et l'arbitre central qui désignent le vainqueur, il n'y a donc aucune possibilité d'avoir un match nul.
  • les trois autres possibilités de victoires sont l'abandon de l'adversaire, l'arrêt du combat par décision de l'arbitre central (si, par exemple, il voit que le combattant n'est pas en état de reprendre mais qu'il ne veut pas déclarer forfait) et aussi le knock-out qui survient lorsque l'un des combattants reçoit un coup fort autorisé entraînant son incapacité à reprendre le combat en 10 secondes, comme pour le standing down le combattant est compté par l'arbitre, si à 10 il n'a pas fait de kiap, c'est son adversaire qui est déclaré vainqueur sauf en cas de knock-out consécutif à un coup interdit (coup de genoux, coude, en dessous de la ceinture, etc..).

ndo[22].

Compétitions[modifier | modifier le code]

Les principales compétitions de taekwondo organisées par la WTF sont celles des Jeux olympiques d'été et des championnats du monde.

Parmi les compétiteurs qui ont le plus marqué l'histoire de la discipline par l'ampleur de leur palmarès, on peut notamment citer :

  • Chez les hommes :
    • l'Iranien Hadi Saei (2 fois champion olympique en 2004 et 2008, 2 fois champion du monde, 4 titres en coupes du monde, un titre en tournoi mondial de qualification olympique).
    • l'Américain Steven López (2 fois champion olympique en 2000 et 2004, 5 fois champion du monde, un titre en coupe du monde).
  • Chez les femmes :
    • la Chinoise Wu Jingyu (2 fois championne olympique en 2008 et 2012, 2 fois championne du monde, 1 fois championne d'Asie).
    • la sud-coréenne Hwang Kyung-seon (2 fois championne olympique en 2008 et 2012, 2 fois championne du monde).
    • la Chinoise Chen Zhong (2 fois championne olympique en 2000 et 2004, 1 fois championne du monde).

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de la KTA, History.
  2. Site officiel de l'ITF, Information.
  3. Z. Zhang et F. Yi, Chinese taekwondo environment analysis and development strategy, in Computer, Intelligent Computing and Education Technology, 2014, p.103.
  4. Heart of England Taekwondo, About us.
  5. Paul van Beersum et Willem Jansen, Taekwon-do, p.27.
  6. Gillis 2008, p.161.
  7. Gillis 2008, Partie 1, Chapitre 4 : « Superman ».
  8. Gillis 2008.
  9. Plus précisément le 11 avril 1955, selon le site officiel de l'ITF.
  10. Gillis 2008, p.66-69.
  11. Selon le témoignage de Nam Tae-Hi, filmé par le journaliste free-lance Alex Gillis.
  12. Gillis 2008.
  13. Gillis 2008, p.70-75.
  14. Gillis 2008, p.102.
  15. [1].
  16. (en) Paul Osborne, North Koreans set to compete in Olympics after new taekwondo deal signed, Inside the games, 26 août 2014.
  17. Orthographe de référence en français : Tract de la FFTDA.
  18. Document officiel de la FFTDA
  19. On trouve des indications sur les couleurs de ceinture en bas de la première page de ce document officiel du site de l'ABFT, qui sont confirmées et complétées par ce blog.
  20. Document officiel en vigueur de la WTF (cf. page 4, Équipement des compétiteurs).
  21. Document officiel en vigueur de la WTF (cf. page 9, article 11).
  22. NKorean IOC member to visit Korea on martial arts mission, sur le site TurkishPress.com, d'après une dépêche du bureau de l'agence AFP à Séoul.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alex Gillis, A Killing Art : The Untold History of Tae Kwon Do, ECW Press,‎ 2008 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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