Tactical Air Command

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Tactical Air Command
Blason du Tactical Air Command Command à partir de 1947
Blason du Tactical Air Command Command à partir de 1947

Période 21 mars 1946 - 1er juin 1992
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Fait partie de USAF
Garnison Langley Air Force Base
Équipement Avions, hélicoptères

Le Tactical Air Command (TAC) est un ancien grand commandement de l'United States Air Force regroupant la majorité des avions de combat tactiques de cette force aérienne.

Il a été créé le 21 mars 1946 sur la base de base de MacDill, son quartier-général transféré sur la base de Langley le 26 mai 1946 et dissous le 1er juin 1992, ses équipements et personnels étant absorbés par l'Air Combat Command.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1978, lorsque le général Wilbur L. Creech en prend le commandement, les 115 000 personnels et les 3 800 avions du TAC ont été regroupés depuis plusieurs années dans 150 implantations où les fonctions opérations, maintenance et soutien sont strictement séparées et hautement centralisées. Le bilan est alors désastreux. Le nombre de vols d’entraînement diminue de 8 % chaque année, avec une moyenne de 10 heures de vol mensuelles par pilote (pour une norme de 15), la disponibilité technique des appareils est de 50% et le taux d’accident de 1 pour 13 000 heures de vol. Pour le général Creech, l’origine du mal était claire : « L’objectif presque exclusif était de faire des économies d’hommes et d’argent. Cela surpassait toute notion d’efficacité opérationnelle et quand vous parliez à ces hommes [les managers civils] d’esprit de corps, ils ouvraient de grands yeux. Ils ne savaient tout simplement pas ce que cela voulait dire ».

Il s’en est suivi une bureaucratisation considérable des bases avec par exemple une moyenne de quatre heures pour amener une pièce jusqu’à un avion et 22 hommes et 16 heures de travail pour changer une roue. Cet alourdissement des tâches conduisait à l’annulation de beaucoup de vols, ce qui n’émouvait guère des techniciens déresponsabilisés et pour qui les pilotes n’étaient que des voix dans une radio. Au bilan, les gains directs et visibles obtenus au début de la centralisation ont été payés par la suite de dégâts humains considérables. La diminution des heures de vol réduisait la qualité des pilotes mais augmentait leur frustration au sein d’un système considéré comme étouffant. Les relations étaient exécrables avec le personnel des autres fonctions et la chute du moral provoquait de nombreux départs, surtout parmi les plus qualifiés, ce qui réduisait encore la qualité générale et augmentait le taux d’accident.

Face à cette situation, la première mesure du général Creech consiste à recréer des escadrons de 24 avions. Le chef de l’escadron reçoit des objectifs quantitatifs de vols et la liberté d’organiser ceux-ci comme il l’entend. Les procédures sont simplifiées mais la formation est aussi considérablement augmentée pour tous les types de personnel. L’entraînement se fait avec un plus grand réalisme (Bill Creech est un des initiateurs des exercices à double action Red Flag) contribue tout à la fois à accroître son intérêt et sa qualité. Les ateliers d’escadron sont également reconstitués permettant de faire renaitre un esprit de corps[1].

En 1980 et 1984, le pourcentage de rétention des pilotes passe de 41 à 73 %, le nombre d'heures de vol augmente de 20 % (une moyenne par avion passant de 17 à 29 h), et le taux d'accidents graves passe 5 à 3,2 et le taux de disponibilité opérationnel est de 85 %.

Lorsque le général Creech quitte le service actif en 1984, le TAC à un personnel de 111 300 militaires et civils du personnel affectés à 32 grandes bases aériennes aux États-Unis, à Panama, à Okinawa et en Islande et pouvait disposait de 58 300 membres de la Garde nationale aérienne et de la Air Force Reserve Command dans 149 grandes unités à travers les États-Unis.

Durant la guerre du Golfe, le TAC disposait, outre ses F-111 Aardvark et le reliquat de F-4, d'environ 800 F-15 Eagle, de 50 F-15E Strike Eagle, 800 A-10 Thunderbolt II et de 1 600 F-16 Falcon[2] et de quelques dizaines des premiers chasseurs furtifs opérationnels, le F-117.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Michel Goya, « Creech et le TAC », sur La voie de l'épée,‎ 14 septembre 2011 (consulté en 15 août 2013)
  2. (en) Marshall L. Michel III, The revolt of the majors : How the Air Force changed after Vietnam, Université d'Auburn,‎ 15 décembre 2006, 479 p. (lire en ligne)