Tach Rabat

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Tach Rabat
Caravansérail de Tach Rabat.
Caravansérail de Tach Rabat.
Localisation
Pays Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan
Coordonnées 40° 49′ 23″ N 75° 17′ 20″ E / 40.82315, 75.28876 ()40° 49′ 23″ Nord 75° 17′ 20″ Est / 40.82315, 75.28876 ()  

Géolocalisation sur la carte : Kirghizistan

(Voir situation sur carte : Kirghizistan)
Tach Rabat
Tach Rabat

Tach Rabat est un caravansérail datant du XVe siècle, situé au Kirghizistan.

Généralités[modifier | modifier le code]

L'édifice de pierre est très bien préservé. Il se dresse à environ 3 500 m d'altitude dans la chaîne de montagne du Pamir (également appelée Tian Shan, ou « Montagnes Célestes »), à proximité de la principale route reliant aujourd'hui le Kirghizistan à la Chine à travers le col de Torougart.

Situé au sud du pays, près de la frontière chinoise, dans le district d'At Baschi (province de Naryn), les points notables à proximité sont la ville de Naryn, à environ 80 km, le lac Son-Kul et la forteresse en ruine de Qoshoy Qorgon.

Le nom Tach Rabat signifie « demeure de pierre »[1] ou « hôtellerie de pierre » en turc[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le caravansérail constituait une étape pour les voyageurs et les caravanes de marchandises entre Kachgar (Xinjiang, Chine) et le lac Yssyk Koul (Kirghizistan)[2]. Il est donc associé à l'histoire de la Route de la soie.

Il est situé sur l'emplacement d'un ancien monastère nestorien du IXe siècle, sorte de Grand Saint Bernard du Pamir qui accueillait les voyageurs chrétiens ou païens franchissant le col (Tach Rabat Dawan)[3]. Le culte chrétien nestorien, porté par les marchands, s'était en effet répandu d'Occident vers l'Orient, via l'Iran, jusqu'aux Ouïghours du Xinjiang.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tʻung pao: Tʻoung pao; Par Henri Cordier, Gustaaf Schlegel, Edouard Chavannes, Jan Julius Lodewijk Duyvendak, Paul Pelliot, Paul Demiéville; Publié par E. J. Brill, 1906, p. 556.
  2. a et b Journal asiatique, Par Société asiatique (Paris, France), CNRS (France), publié par Société asiatique, 1900, p. 586.
  3. La Revue scientifique, publiée 1900, p. 206.