Tabula rasa (Pärt)

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Tabula rasa
Genre Musique contemporaine
Musique Arvo Pärt
Durée approximative 26 minutes
Dates de composition 1977
Création 1977
Tallinn en Estonie

Tabula rasa est une œuvre du compositeur estonien Arvo Pärt qui fut écrite en 1977 pour un orchestre à cordes, deux violons et un piano préparé. Elle constitue une pièce séminale dans la transition de Pärt de la musique sérielle vers le mouvement de musique minimaliste auquel il fut ensuite associé.

Historique[modifier | modifier le code]

Sa première fut donnée 1977 à Tallinn en Estonie avec Gidon Kremer au premier violon et Tatjana Grindenko au second et Eri Klas au piano préparé. Tabula rasa est dédié au violoniste letton Gidon Kremer.

L'œuvre reste peu connue en occident jusqu'à ce que le producteur Manfred Eicher du label ECM ne la découvre par hasard à la fin des années 1970[1]. Eicher entend sur radio Yerevan une œuvre qu'il trouve extraordinaire, et met un an à trouver qu'il s'agit d'une retransmission d'un concert de Tabula rasa[1]. Il rencontre alors Pärt à Vienne, et ils décident de collaborer pour produire un album chez ECM. L'album sort en 1984, s'intitule Tabula rasa, et outre l'œuvre éponyme, inclut également deux interprétations de Fratres, enregistrées avec Keith Jarrett au piano et Gidon Kremer au violon. Le disque fera l'effet d'un véritable « coup de tonnerre »[1], et permet une large diffusion de la musique d'Arvo Pärt à l'ouest.

Structure[modifier | modifier le code]

L'œuvre s'inspire de la forme du concerto grosso baroque opposant un petit groupe d'instrument au reste de l'ensemble. Elle est composée de deux parties :

  1. Ludus, con moto ~10'
  2. Silentium, senza moto ~16'

Le premier mouvement (au sein littéral con moto) s'articule autour d'une phrase musicale jouée par les deux violons et le piano préparé (jouant dans le registre des cloches) qui va en augmentant dans la durée et la complexité après la juxtaposition d'une partie rythmiquement active et d'une calme. Il se termine par un final intense, presque violent aux forts arpèges.

La seconde partie, Silentium, se veut apaisée, utilisant différents canons, où s'emmêlent les voix des deux violons et des violoncelles de l'orchestre, avec des cascades ponctuelles du piano préparé, qui rythme les crescendo et decrescendo.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Entretien avec Manfred Eicher par Bertrand Dermoncourt, Une histoire de musique et de liberté, Classica n°115, septembre 2009, p. 68-70