Table de chevet

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Table de nuit ou guéridon "Nicolas Petit" de style Louis XV, réalisé par les Ateliers Allot Frères.

Une table de nuit ou de chevet est un petit meuble placé à côté d'un lit, à hauteur de la tête, et destiné à accueillir des choses utiles pour une nuit de sommeil, juste avant le coucher, ou au réveil : réveil, lampe, lunettes, téléphone, livre, verre d'eau, médicaments, etc. La hauteur d'une table de chevet n'excède généralement pas celle que l'on peut atteindre en étant allongé sur un lit, et elle peut être équipée de rangements tels que des niches, des tiroirs, ou des espaces fermés par des portes. La table de nuit est parfois intégrée au lit, notamment dans le cas des lits-ponts.

Sur un lit à deux places, il y a généralement une table de chevet de chaque côté, pour chacun de ses occupants.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant que les toilettes ne soient répandues, la fonction principale d'une table de nuit était d'accueillir un pot de chambre.

À partir du XVIIe siècle, la table de chevet prend une importance accrue, conformément à l'habitude des femmes de recevoir dans leur chambre à coucher. Elle se dote de tiroirs, d'étagères, de compartiments, de niches. Le meuble devient plus élégant et rivalise en style afin de refléter les goûts de son possesseur.

Au XVIIIe siècle, la table de chevet est gardée cachée le jour et n'est sortie que la nuit. Sous la période du Premier Empire, elle devient un meuble d'apparat permanent, le somno[1].

Si l'invention des toilettes lui a retiré le besoin d'y placer des pots de chambre, la table de chevet a conservé son utilité encore aujourd'hui.

Galerie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Joëlle Chevé, « La table de chevet », Historia,‎ novembre 2011, p. 68 (ISSN 0750-0475)

Notes et références[modifier | modifier le code]

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