Tabagisme passif

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Fumée de tabac dans un pub irlandais avant la mise en application de l'interdiction d'y fumer.

Le tabagisme passif résulte de l'inhalation involontaire de la fumée dégagée par la combustion de cigarettes ou cigares (courant secondaire, dans le cendrier par exemple), ou rejetée par un ou plusieurs fumeurs (courant tertiaire). La fumée de tabac ambiante (FTA) respirée par une personne exposée au tabagisme passif est un mélange de fumée du courant secondaire (environ 80 %) et de fumée du courant tertiaire.

La fumée de cigarettes contient environ 4 000 substances chimiques différentes, dont 60 substances cancérigènes. Elle est dangereuse pour le fumeur et pour son entourage.

La fumée de cigarettes respirée directement par le fumeur (courant primaire), si elle contient approximativement la même concentration de nicotine, a une composition très différente de celle qui s’échappe latéralement de la cigarette (courant secondaire) car la combustion très incomplète, à plus basse température, contient 3 fois plus de CO (toxique), 7 fois plus de benzène, 70 fois plus de nitrosamines et 100 fois plus d’ammoniac (irritants) que la fumée primaire[1] ou de celle rejetée par le fumeur (courant tertiaire).

Le tabagisme passif est responsable de 600 000 décès par an dans le monde, dont 28 % sont des enfants[2], et augmente le risque de survenue de différentes pathologies chez les adultes et chez les enfants : cancers (cancer du poumon, cancer oto-rhino-laryngologiques), maladies cardiovasculaires, infections, etc.

Ratio entre le courant secondaire et le courant principal[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous montre quelques mesures publiées sur la composition de la fumée du courant secondaire de la cigarette comparé au courant primaire (Bates et al. 1999 et le National Institude of Occupational Safety and Health, 1991), mesurées par des méthodes diverses.

Désignation sur certaines compositions Quantité dans le courant principal par cigarette (phase gazeuse) Ratio courant secondaire / courant principal prise par le fumeur
Monoxyde de carbone 26,8 - 61 mg 2,5 - 14,9
Benzène 400 - 500 µg 8 - 10
Formaldéhyde 1500 µg 50
Oxydes d'azote (NOx) 500 - 2000 µg 3,7 - 12,8
N-nitrosodiméthylamine 200 - 1040 ng 20 - 130
Goudrons 14 - 30 mg 1,1 - 15,7
Nicotine 2,1 - 46 mg 1,3 - 21
Phénol 70 - 250 µg 1,3 - 3,0
Benzanthracène 40 - 200 ng 2 - 4
Benzo[a]pyrène 40 - 70 ng 2,5 - 20
N-nitrosonornicotine 0,15 - 1,7 µg 0,5 - 5,0
Cadmium 0,72 µg 7,2

Conséquences[modifier | modifier le code]

Dans le monde, 40 % des enfants et environ le tiers des adultes seraient exposés au tabagisme passif qui serait responsable de 1 % de la mortalité totale en 2004, soit 603 000 morts, plus de la moitié étant due aux maladies cardio-vasculaires[3].

En 1997, un rapport de L'Académie de Médecine[4] a estimé à 3 000 le nombre de non-fumeurs tués par le tabagisme passif par an en France.

Selon une étude plus récente du professeur Konrad Jamrozik pour la « European Respiratory Society », menée à l'échelle de l'Union européenne, le tabagisme passif en France aurait suscité 5863 morts prématurées, dont 1114 non fumeurs ou ex-fumeurs : 289 sur leur lieu de travail, dont 25 dans les « lieux de convivialité » (bars, restaurants et discothèques), et 5574 à leur domicile[5]. Cette étude présente plusieurs failles méthodologiques. D'un côté elle ne prend en compte que quatre pathologies, et elle s'appuie sur le calcul d'un risque supplémentaire instantané alors que la mortalité par tabagisme passif est avant tout le résultat d'un processus de long terme. Cela conduit à une forte sous-estimation du nombre de victimes sur les lieux de travail puisque la plupart des victimes meurent après avoir cessé leur activité professionnelle et ne sont pas prises en compte. Au contraire l'utilisation de ratios de risques identiques pour les fumeurs et les non fumeurs conduit à proposer un chiffrage très élevé du nombre de fumeurs victimes du tabagisme passif. En effet les fumeurs sont beaucoup plus concernés par les quatre pathologies retenues ; un ratio de risque unique implique donc un risque absolu associé au tabagisme passif beaucoup plus élevé chez eux[réf. nécessaire].

La méthodologie de ces deux études a suscité d'autres critiques, notamment du Professeur Robert Molimard[6]. D'autres commentaires et critiques sont proposés sur une étude précédente du professeur Konrad Jamrozik, concernant le Royaume-Uni[7].

Cancer du poumon[modifier | modifier le code]

Le tabagisme passif accroît le risque de survenue d'un cancer du poumon d'environ 16 %[8] à 25 %[9].

Cancer ORL[modifier | modifier le code]

Le tabagisme passif est associé à un excès de cancer des sinus de la face. Chez les sujets exposés au tabagisme passif, le risque de cancer des sinus est multiplié de deux à six fois. Un excès de risque est suspecté pour l'ensemble des cancers de la tête et du cou.

Risque accru d'infarctus du myocarde[modifier | modifier le code]

Les premiers articles scientifiques faisant suspecter un rôle délétère du tabagisme passif datent du milieu des années 1980[10]. Certaines études ont montré le lien entre tabagisme passif et infarctus. Au milieu des années 2000, les médias et les pouvoirs publics ont porté beaucoup d’attention à des études effectuées dans les communes de Helena[11] et Pueblo[12] aux États-Unis et dans la région du Piémont en Italie[13] qui montrent des réductions de l’ordre de 11 à 40 % dans les admissions en urgence de cas d’infarctus du myocarde. Certains critiques ont cependant remarqué que l'interprétation de ces études n'est pas univoque[14], ne pouvant en particulier distinguer clairement les rôles respectifs du tabagisme actif et passif, et ne pouvant pas exclure l'hypothèse que ces réductions s'inscrivent dans la variation aléatoire habituelle ou soient la conséquence de tendances à la baisse déjà enclenchées des années auparavant. En 2006, le professeur Bertrand Dautzenberg[15] avait affirmé que ces études étaient « une magnifique démonstration » de l’efficacité des interdictions de fumer, lui permettant d’espérer une réduction de 6000 à 7000 cas d’infarctus en France dès la première année de l’interdiction de fumer sur les lieux du travail. Selon le Figaro[16], les « bénéfices en termes de santé publique de l’interdiction de fumer en 2007 ont été nuls, le nombre des infarctus et accidents cérébraux vasculaires est resté stable », fait que le Pr. Dautzenberg a reconnu. Il a fallu attendre l'entrée en vigueur du décret d'interdiction dans les lieux de convivialité pour que les premiers effets sur les admissions pour infarctus du myocarde se fassent sentir, avec une baisse de 15 % le premier mois par rapport à l'année précédente, toujours selon le Figaro[17]. En Écosse, une réduction de 17 % avait été annoncée initialement, mais le chiffre a ensuite été revu à la baisse[18] quand les statistiques officielles des services de santé écossais ont été publiées ; la réduction constatée dans les chiffres définitifs était de 8 % seulement, légèrement supérieure à celle des années précédentes mais sans sortir de la variabilité normale. Le même phénomène avait été observé en 2005 en Irlande, mais là aussi la baisse du nombre d'infarctus, plus prononcée que les années précédentes mais s'inscrivant dans une tendance de long terme, n'était pas suffisante pour qu'il soit possible de l'attribuer à coup sûr à l'interdiction de fumer. En Italie, le rôle positif de l'interdiction de fumer a en revanche été mis en évidence par une étude prenant en compte la tendance de long terme et les autres causes majeures d'accidents cardiaques[19]. Une réduction de 8 % d’infarctus après l’interdiction de fumer dans la ville de New York a également été constatée[20].

S’il règne un large consensus au sein de la communauté médicale sur la corrélation entre tabagisme passif et augmentation du risque d’infarctus du myocarde, le débat actuel porte sur la durée et l’intensité d’exposition à la fumée passive nécessaires pour provoquer cette pathologie. Une étude menée au Japon à l'université d'Osaka[21] a révélé qu'une courte exposition au tabagisme passif suffisait à provoquer chez les non fumeurs en bonne santé une diminution transitoire de la réserve de vélocité du débit sanguin, précurseur d'un phénomène d'athérosclérose qui à long terme accroît le risque d'infarctus. En revanche cette exposition n'affectait pas significativement les fumeurs. L'intérêt principal de ce travail est de démontrer que le tabagisme passif, caractérisé par des concentrations de toxiques moindres que le tabagisme actif, pouvait toutefois entraîner des conséquences cardiovasculaires significatives. Ces travaux ont été repris par d'autres spécialistes qui concluent à la nécessité de protéger les non fumeurs du tabagisme passif[22]. Un autre spécialiste[23] regrette toutefois que cette information ait été utilisée par des mouvements de lutte contre le tabac pour affirmer l'existence d'un effet immédiat sur le risque d'infarctus, similaire à celui observé chez les fumeurs actifs. En réalité l'étude menée par l'université d'Osaka permet juste d'affirmer qu'une courte exposition au tabagisme passif suffit à déclencher un processus qui peut s'avérer mortel si l'exposition se répète. En revanche, elle démontre aussi que le débit sanguin, le rythme cardiaque et la pression artérielle ne sont pas affectés à court terme par l'exposition au tabagisme passif, si bien qu'un risque immédiat d'infarctus du myocarde n'a pas lieu d'être suspecté.

Selon la Fédération française de cardiologie (communiqué de presse du 3 octobre 2006), le tabagisme passif est la cause de 5 000 décès par an en France, dont 3 000 d’origine cardio-vasculaire.

Fœtus et l’enfant[modifier | modifier le code]

Les chiffres mentionnés ci-dessous proviennent du rapport d'un groupe de travail sur le tabagisme passif, faisant la synthèse de travaux antérieurs[24]. Ce groupe de travail réunissait des médecins et des responsables d'organismes de lutte contre le tabagisme.

Mort subite du nourrisson[modifier | modifier le code]

Le risque de mort subite est multiplié par deux si l'entourage de l'enfant fume. Qui plus est, la relation dose-effet est démontrée : le risque augmente en fonction du nombre de fumeurs dans la maison, en fonction du nombre total de cigarettes fumées chaque jour, ainsi qu’en fonction de la durée d’exposition au tabagisme du nourrisson.

Bronchites de l’enfant[modifier | modifier le code]

Si la mère fume, le risque de bronchites de l’enfant augmente de 72 % par rapport à celui d’un enfant dont la famille ne fume pas. L’augmentation du risque est de 29 % si un autre membre de la famille fume.

Asthme de l’enfant[modifier | modifier le code]

Chez l’enfant asthmatique, le tabagisme passif augmente l’intensité et la fréquence des crises, en particulier chez le jeune enfant. Il existe une relation dose-effet. En effet, les études montrent que le risque de crise d’asthme augmente de :

  • 14 % quand le père fume ;
  • 28 % quand la mère fume ;
  • 52 % quand les deux parents fument[réf. nécessaire].

Il est difficile de séparer le rôle du tabagisme de la mère durant la grossesse et le rôle du tabagisme passif dans la petite enfance. Le rôle du tabagisme durant la grossesse semble cependant être le plus important.[réf. nécessaire]

Infections[modifier | modifier le code]

L'exposition à la fumée de tabac est associée, chez le jeune enfant, à une augmentation du risque d'infection des voies aériennes inférieures (bronchite, pneumonie) et supérieures, et à une irritation des voies respiratoires supérieures, avec des rhino-pharyngites et des otites, toutes affections pouvant occasionner des séquelles sérieuses.

Otites[modifier | modifier le code]

Lorsque l’enfant est soumis au tabagisme passif des parents à domicile, le risque d’otites récidivantes est augmenté de 48 % et de 38 % pour les épanchements de l’oreille. Là encore, il existe une relation dose-effet.

Conséquences bucco-dentaires[modifier | modifier le code]

Il existe un lien entre tabagisme passif et risque de carie chez les enfants et les adolescents dont les parents fument[25],[26]. En outre, inhaler la fumée favorise les problèmes respiratoires et la respiration par la bouche.

Enfants de femmes enceintes non-fumeuses[modifier | modifier le code]

Lorsque la femme enceinte est exposée à la fumée des autres, l’enfant risque un retard de croissance intra-utérin et de petit poids à la naissance. Ce risque est d’autant plus élevé dans le cas où la mère fume.

Autres[modifier | modifier le code]

Il existe une corrélation inverse entre l'exposition de l'enfant au tabagisme passif et son développement psycho-intellectuel[27]. Cet effet sur les fonctions cognitives est également retrouvé chez l'adulte[28].

Campagnes contre le tabagisme passif[modifier | modifier le code]

En Occident, où la législation contre l'usage du tabac dans les lieux publics se fait de plus en plus sévère depuis la fin des années 1990, de nombreux débats se déroulent concernant la fumée secondaire, c'est-à-dire l'impact du tabagisme sur les non-fumeurs qui côtoient des fumeurs. Au Canada tout particulièrement, une campagne a eu lieu en 2004 à laquelle participait Heather Crowe. Cette ancienne serveuse d'Ottawa, en Ontario, a reçu de ses médecins un diagnostic de cancer du poumon, bien qu'elle n'ait jamais fumé de sa vie. Elle a mis sur pied sa fondation, et le gouvernement canadien l'a utilisée dans une campagne publicitaire anti-tabac, arguant que Madame Crowe avait travaillé pendant 40 ans dans des restaurants fumeurs. Heather Crowe a également sillonné le Canada pour informer les gens sur les dangers de la fumée secondaire. Cette campagne a reçu beaucoup d'échos dans les médias canadiens, au point que la sexagénaire a été élevée en symbole de la lutte anti-tabac. Mais elle a également suscité de l'opposition, certains s'insurgeant contre ce qu'ils prétendent être l'exploitation d'une personne malade, et rappelant que rien ne prouvait que sa maladie fût le résultat de son exposition à la fumée secondaire. Heather Crowe s'est éteinte des suites du cancer du poumon le , à l'âge de 61 ans.

Législation[modifier | modifier le code]

Législation française[modifier | modifier le code]

La loi Évin du protégeait, en théorie, les non-fumeurs en organisant les comportements en société des fumeurs. Dans la pratique, le décret n° 92-478 du d'application de la loi a été peu appliqué, tant dans les entreprises que dans les lieux publics.

Depuis le 1er février 2007, il est interdit de fumer dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail, dans les établissement de santé, dans l'ensemble des transports en commun, et dans toute l'enceinte (y compris les endroits ouverts tels les cours d'écoles) des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, à la formation ou à l’hébergement des mineurs. Cette interdiction doit être rappelée par une signalisation apparente.

L'interdiction s'applique depuis le 1er janvier 2008 aux débits de boissons, hôtels, restaurants, débits de tabac, casinos, cercles de jeux et discothèques.

Dans les lieux fermés et couverts, le responsable d'établissement peut décider de la création d’emplacements réservés aux fumeurs. Dans les lieux de travail, publics ou privés, leur mise en place est soumise à l’avis du comité d’hygiène et de sécurité. De façon à protéger les non-fumeurs du tabagisme passif, ces emplacements doivent être clos, équipés de dispositifs de ventilation puissante, et aucune prestation ne pourra y être délivrée de telle sorte qu'aucun salarié, qu’il appartienne ou non à l’établissement, n'ait à y pénétrer avant une heure après la fin de l’utilisation du local. La superficie de ces emplacements ne devra pas être supérieure à 20 % de la surface de l'établissement et un emplacement ne pourra dépasser 35 mètres carrés. Un message sanitaire de prévention sera apposé à l’entrée. Les mineurs de moins de 16 ans ne pourront pas y accéder.

La création des emplacements réservés aux fumeurs ne pourra cependant avoir lieu ni dans des écoles, collèges, lycées et universités, ni dans les établissements de santé.

Le fait de fumer hors des emplacements réservés à cet effet sera sanctionné par une contravention de 3e classe forfaitisée de 68 euros. Le fait d'avoir sciemment favorisé la violation de l'interdiction de fumer, ou de n'avoir pas mis en place les normes applicables aux emplacements réservés aux fumeurs ou la signalétique y afférent, sera sanctionné par une contravention de 4e classe, contravention forfaitisée dans les deux derniers cas à 135 euros.

Cependant, beaucoup de bars et de restaurants profitent de textes contradictoires et de décisions de justice floues pour autoriser la cigarette sur des terrasses plus ou moins aérées. La Cour de cassation a, dans un arrêt du 13 juin 2013[29], mis fin définitivement aux différentes interprétations en donnant une définition très claire de ce que doivent être des terrasses ouvertes. Cette décision est incontestablement une victoire pour l'association Droits des non-fumeurs à l'origine de la procédure judiciaire.

Législation suisse[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er mai 2010 il est interdit de fumer dans les espaces fermés accessibles au public ou qui servent de lieu de travail à plusieurs personnes, tels que les bâtiments de l’administration publique, les hôpitaux et les autres établissements de soins, les garderies, les maisons de retraite et les établissements assimilés, les établissements d’exécution des peines et des mesures, les établissements d’enseignement, les musées, les théâtres et les cinémas, les installations de sport ainsi que les établissements d’hôtellerie et de restauration.

L’exploitant ou la personne responsable du règlement de maison peut autoriser à fumer dans des locaux spécialement aménagés dans lesquels aucun employé ne travaille, pour autant qu’ils soient isolés des autres espaces, désignés comme tels et dotés d’une ventilation adéquate sous contrôle du Conseil fédéral qui édicte des dispositions spéciales relatives à la conception des locaux fumeurs et aux exigences concernant la ventilation. Il règle également la situation dans les établissements de détention ainsi que dans les établissements de séjour permanent ou prolongé.

Toutefois une autorisation d’établissement fumeurs est octroyée, sur demande, aux établissements de restauration qui disposent d’une surface accessible au public égale ou inférieure à 80 m2, qui disposent d’une ventilation adéquate et sont clairement reconnaissables de l’extérieur comme des établissements fumeurs et qui n’emploient que des personnes dont le contrat de travail stipule qu’ils acceptent de travailler dans un établissement fumeurs.

Les cantons peuvent édicter une loi cantonale plus restrictive que la loi fédérale.

Celui qui, aura intentionnellement ou par négligence, enfreint l'interdiction de fumer, aménagé des locaux fumeurs qui ne remplissent pas les conditions fixées, exploité un établissement fumeurs sans être au bénéfice d’une autorisation ou qui, en tant que titulaire d’une autorisation, ne le désigne pas comme tel est puni d'une amende de 1000 francs au plus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le tabagisme environnemental et la santé de l'enfant
  2. Organisation mondiale de la santé, Tabagisme - Aide-mémoire n° 339, juillet 2013
  3. Öberg M, Jaakkola MS, Woodward A, Peruga A, Prüss-Ustün A, Worldwide burden of disease from exposure to second-hand smoke: a retrospective analysis of data from 192 countries, Lancet, 2011;377;139-146
  4. Académie nationale de Médecine – Rapport sur le tabagisme passif (M. Tubiana, J. Trédaniel, D. Thomas, M. Kaminski, A.J. Sasco). Bull Acad. Natle Méd., 1997, 181, 727-766.
  5. (en) [PDF]Lifting the smokescreen : 10 reasons for a smoke free Europe, rapport à destination du Cancer Research (Grande-Bretagne), l'European Respiratory Society, l'Institut national du cancer et l'European Heart Network
  6. Robert Molimard, Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 56 (2008) 286–290 « Le rapport européen Lifting the SmokeScreen : étude épidémiologique ou manipulation ? » L’analyse de ce rapport révèle des anomalies considérables, telles que le changement de la définition traditionnelle du tabagisme passif : sur 5863 décès estimés, 4749 sont en réalité des fumeurs courants et les 1114 non-fumeurs comprennent également tous les ex-fumeurs, dont le risque rémanent ne peut être attribué à la fumée environnementale. Les données de la littérature utilisées dans les calculs émanent de sondages, d’une grande variabilité et d’une fiabilité contestable.
  7. (en) BMJ.com Rapid Responses for Jamrozik
  8. Communiqué de presse de l'OMS : Ne vous laisser pas abuser : le tabagisme passif provoque le cancer du poumon du 9 mars 1998
  9. Hackshaw AK, Law MR, Wald NJ, The accumulated evidence on lung cancer and environmental tobacco smoke, BMJ, 1997;315:980-988
  10. Garland C, Barrett-Connor E, Suarez L, Criqui MH, Wingard DL, Effects of passive smoking on ischemic heart disease mortality of nonsmokers: a prospective study, Am J Epidemiol. 1985;121:645–650
  11. Sargent RP, Shepard RM, Glantz SA, Reduced incidence of admissions for myocardial infarction associated with public smoking ban: before and after study, BMJ, BMJ 2004;328:977-980
  12. Bartecchi C, Alsever RN, Nevin-Woods C et Als. reduction in the incidence of acute myocardial infarction associated with a citywide smoking ordinance, Circulation, 2006;114:1490-1496
  13. [Barone-Adesi F, Vizzini L, Merletti F, Richiardi L, http://eurheartj.oxfordjournals.org/cgi/content/full/27/20/2468 Short-term effects of Italian smoking regulation on rates of hospital admission for acute myocardial infarction], European Heart Journal, 2006;27:2468-2472
  14. Paper plus: Public smoking bans and heart attacks, Student BMJ, 2004 june, p. 244-245
  15. Interview vidéo du Pr. Dautzenberg sur le site tabac.gouv.fr
  16. Chayet D., Tabac : les entreprises jouent le jeu, article du Figaro du 8 novembre 2007
  17. Chayet D., Interdiction de fumer : les infarctus déjà en baisse, article du Figaro du 22 février 2008
  18. Article du BBC news du 14 novembre 2007
  19. Cesaroni G., Forastiere F., Agabiti N. et Als, Effect of the Italian Smoking Ban on Population Rates of Acute Coronary Events, Circulation, 2008;117:1183-1188
  20. Juster HR, Loomis BR, Hinman TM et Als, Declines in hospital admissions for acute myocardial infarction in New York state after implementation of a comprehensive smoking ban, American Journal of Public Health, 2007;97:2035-2039
  21. Otsuka R, Watanabe H, Hirata K et Als, Acute effects of passive smoking on the coronary circulation in healthy young adults, JAMA, 2001;286:436-441
  22. Glantz SA, Parmley, WW, Even a Little Secondhand Smoke Is Dangerous, JAMA, 2001;286:462-463
  23. Siegel M, Is the tobacco control movement misrepresenting the acute cardiovascular health effects of secondhand smoke exposure? An analysis of the scientific evidence and commentary on the implications for tobacco control and public health practice, Epidemiol Perspect Innov, 2007: 4:12
  24. http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/014000432/0000.pdf
  25. Ayo-Yusuf OA, Reddy PS, van Wyk PJ, van den Borne BW, Household smoking as a risk indicator for caries in adolescents, J Adolesc Health, 2007;41:309-11
  26. Aligne CA, Moss ME, Auinger P, Weitzman M, Association of pediatric dental caries with passive smoking, JAMA, 2003;289:1258-1264
  27. Yolton K, Dietrich K, Auinger P, Lanphear BP, Hornung R, Exposure to environmental tobacco smoke and cognitive abilities among US children and adolescents, Environ Health Perspect, 2005;113:98-103
  28. Llewellyn DJ, Lang IA, Langa KM, Naughton F, Matthews FE, Exposure to secondhand smoke and cognitive impairment in non-smokers: national cross sectional study with cotinine measurement, BMJ, 2009;338:b462
  29. « Arrêt n° 980 du 13 juin 2013 (12-22.170) - Cour de cassation - Deuxième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2013:C200980 »

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]