Taïwan sous domination japonaise

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Entre 1895 et 1945, Taïwan est sous domination japonaise, en étant incorporé à l'empire du Japon. La monnaie utilisée durant cette période est le yen taïwanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Annexion à l'Empire du Japon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre sino-japonaise (1894-1895).

Après la défaite face à l'Empire du Japon en 1895, les Qing cèdent Taïwan et les îles Pescadores au Japon à perpétuité le 17 avril 1895, selon les termes du Traité de Shimonoseki[1].Les termes du traité laisse une période de grâce pour les sujets han leur permettant de vendre leurs biens et retourner sur le continent.

La République de Taïwan[modifier | modifier le code]

Drapeau de la République de Taïwan

Afin de résister à l’occupation japonaise, les notables taïwanais créent la République de Taïwan[2] le 23 mai 1895, le but étant de recevoir de l’aide venant de l’étranger pour contrer l’arrivée des Japonais. La capitale est installée à Tainan et Tang Jingsong en devient le Président. Bien qu'indépendante, la jeune République reconnait la suzeraineté chinoise. Les troupes japonaises débarquent près de Keelung le 29 mai et prennent Taipei, Tang Jingsong s’enfuit et Liu Yongfu qui dirigeait l’armée lui succède[3]. L’armée impériale japonaise se dirige vers le sud et Tainan tombe en octobre, Liu Yongfu s’enfuit à son tour le 20 octobre. La république n’aura duré que 5 mois.

Après la République de Taïwan[modifier | modifier le code]

La colonisation japonaise doit faire face à de nombreuses révoltes. Les premières années, la pacification de Taïwan engloutit 90 % du budget de la colonie.[réf. nécessaire]

Le gouvernement colonial met en place une politique agricole afin d’améliorer la production et de tirer des profits des exportations. Les techniques agricoles et les techniques d’irrigation sont améliorées. Une réforme agraire distribue des terres aux paysans. La surface cultivée est ainsi doublée et les rendements triplés.

L'occupation contribue significativement à l'industrialisation de l'île : entre autres, un réseau de voies ferrées, un système d'assainissement et un système d'éducation publique sont mis en place.

Avec le déclenchement de la guerre sino-japonaise en 1937, l'empire du Japon initie une politique d'assimilation sociale et culturelle (kōminka) sur toute l'île pour raffermir les liens entre l'île et la nouvelle mère patrie. L'usage de la langue et l'adoption de noms nippons sont encouragés par des mesures répressives et l'enregistrement à un sanctuaire shintō de même que le culte de l'empereur Shōwa sont déclarés obligatoires. L'élite taiwanaise porte les costumes d'apparat japonais.

A partir de 1943, le Japon fait appel à des jeunes de Taïwan comme main d'oeuvre, sélectionnés avec l’accord de leurs parents[4]. Au total 8 400 jeunes Taïwanais travaillèrent dans l’arsenal de Kōza près de Yokohama[4].

Fin de la domination japonaise[modifier | modifier le code]

À la suite de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, selon les termes de l'« instrument japonais de reddition », le Japon accepta a priori la déclaration de Potsdam qui référençait la déclaration du Caire selon laquelle l'île devait être transférée à la République de Chine.

Les troupes de la République de Chine arrivèrent sur l'île pour accepter la reddition des forces militaires japonaises lors de l'ordre général (no)1 émis par le général Douglas MacArthur le 2 septembre 1945, puis furent transportées à Keelung par la marine américaine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. texte du traité [lire en ligne]
  2. Ou République de Formose
  3. Pour certains historiens, Liu aurait succédé à Tang comme chef du gouvernement et non comme président.
  4. a et b Tae Hitoto, « Le Japon, deuxième patrie des enfants-ouvriers taïwanais de jadis », Nippon.com, le 27 septembre 2013