Taïga des basses-terres de l'intérieur de l'Alaska et du Yukon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Taïga des basses-terres de l'intérieur de l'Alaska et du Yukon
Écorégion terrestre - Code NA0607[1]

Description de cette image, également commentée ci-après

Rivière Porcupine dans la réserve des Yukon Flats.

Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Forêts boréales et taïga
Géographie et climat
Superficie[2] :
446 261 km2
min. max.
Altitude[2] : 0 m 1 371 m
Température[2] : -34 °C 16 °C
Précipitations[2] : 1 mm 122 mm
Écologie
Espèces végétales[3] :
810
Oiseaux[4] :
130
Mammifères[4] :
43
Squamates[4] :
0
Espèces endémiques[4] :
0
Conservation
Statut[4] :
Stable / intact
Aires protégées[5] :
66,9 %
Anthropisation[5] :
0,6 %
Espèces menacées[5] :
2
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Interior Alaska-Yukon lowland taiga map.svg.

La taïga des basses-terres de l'intérieur de l'Alaska et du Yukon est une écorégion terrestre nord-américaine du type forêts boréales, taïga du World Wildlife Fund[6]

Répartition[modifier | modifier le code]

La taïga des basses-terres de l'intérieur de l'Alaska et du Yukon recouvre une bonne partie de l'intérieur de l'Alaska et du nord du Yukon. Elle est enclavée par les Monts Richardson à l'est, la chaîne Brooks au nord et la chaîne d'Alaska et s'étend jusqu'à la mer de Béring à l'ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Les précipitations annuelles varient se situe entre 250 mm et 550 mm, sauf dans les upper Yukon flats où elles ne sont que de 170 mm et de 600 mm dans certains secteurs de l'ouest de l'écorégion. La moyenne quotidienne hivernale varie entre −35 °C et −18 °C. La moyenne quotidienne estivale varie entre 17 °C et 22 °C[6].

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Le relief se compose surtout de plaines ou de collines ondoyantes de faible altitude. L'inclinaison des pentes dépassent rarement 5 %. L'altitude varie généralement entre 0 m et 600 m et le plus haut sommet atteint 925 m[6].

Caractéristiques biologiques[modifier | modifier le code]

Les forêts sont principalement composées d'épinettes. L'Épinette blanche se rencontre sur les sols bien drainés, sur les collines et les versants exposés au soleil. L'Épinette noire occupe surtout les zones mal drainées et le fond des vallées. Les rives sinueuses des cours d'eau sont soumises à une perpétuelle colonisation par le saule et l'aulne, suivis par le Peuplier baumier et le Peuplier faux-tremble, ensuite remplacés par l'épinette. Les lieux récemment perturbés, les zones dénudées près de la limite des arbres, le versant nord des pentes et les milieux plus humides supportent des fruticées dominées par le saule, l'aulne et le bouleau nain. Les tourbières au fond des vallées et les milieux humides supportent des communautés de buissons et de graminées comprenant le saule, le bouleau nain, le Ledum decumbens, la Potentilla fruticosa, l'Eriophorum vaginatum et les carex. Les feux sont fréquents et entretiennent dans le paysage une mosaïque de stades successionnels[6].

La faune et la sauvagine sont particulièrement abondantes dans cette écorégion. On y trouve quelques espèces végétales rares telles Cryptantha shacklettiana, Erysimum asperum et Eriogonum flavum[6].


Conservation[modifier | modifier le code]

On estime cette écorégion relativement intacte[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  4. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b, c, d, e et f (en) « Interior Alaska-Yukon lowland taiga (NA0607) », World Wildlife Fund,‎ 25.09.2011