Taïga du Bouclier canadien oriental

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Taïga du Bouclier canadien oriental
Écorégion terrestre - Code NA0606[1]

Description de cette image, également commentée ci-après

Collines près de Nain au Labrador.

Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Forêts boréales et taïga
Global 200[2] : Forêts boréales canadiennes
Géographie et climat
Superficie[3] :
757 250 km2
min. max.
Altitude[3] : 0 m 1 164 m
Température[3] : -25 °C 15 °C
Précipitations[3] : 18 mm 128 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
925
Oiseaux[5] :
99
Mammifères[5] :
34
Squamates[5] :
2
Espèces endémiques[5] :
0
Conservation
Statut[5] :
Stable / intact
Aires protégées[6] :
2,7 %
Anthropisation[6] :
0 %
Espèces menacées[6] :
1
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Eastern Canadian Shield taiga map.svg.

La taïga du Bouclier canadien oriental est une écorégion terrestre nord-américaine du type forêts boréales, taïga du World Wildlife Fund[7]

Répartition[modifier | modifier le code]

La taïga de l'est du Bouclier canadien couvre le nord du Québec et la majeure partie du Labrador, s'étendant des côtes de la Baie d'Hudson et la Baie James jusqu'à l'Océan Atlantique.

Climat[modifier | modifier le code]

La température moyenne annuelle varie de -6⁰C à proximité de la Baie d'Hudson à 1⁰C au Labrador. La température estivale moyenne varie entre 5,5⁰C et 10⁰C et la température hivernale moyenne varie entre -1⁰C et -18⁰C. Les précipitations annuelles oscillent entre 300 et 400mm près de la Péninsule d'Ungava, mais atteignent 1000mm dans le sud-ouest du territoire[7].

Caractéristiques biologiques[modifier | modifier le code]

La végétation se compose de peuplements rabougris d'épinettes noires, de mélèzes laricins, d'épinettes blanches, de bouleaux et de saules. On rencontre également des éricacées, des Eriophorums, du lichen et de la mousse en abondance. Les sites mal drainés sont colonisés par les carex, le thé du Labrador et les sphaignes. La limite nord-ouest de l'écorégion marque la limite nord des arbres[7].

La taïga de l'est du Bouclier canadien constitue une zone de transition entre les forêts conifériennes plus au sud et la toundra plus au nord. Le nord de l'écorégion est caractérisé par une mosaïque de zones dénudées couvertes de mousses et de lichens sur les sommets, et des bosquets d'arbres rabougris localisés surtout dans le fond des vallées. La végétation dans le sud de l'écorégion est surtout composée de forêts clairsemées avec un parterre forestier couvert de lichens et de mousses faisant graduellement place à une forêt plus dense à mesure qu'on descend vers le sud[7].

La taïga de l'est du Bouclier canadien supporte la plus importante population migratrice de caribous (Rangifer tarandus arcticus) au monde, estimée à environ 800 000 individus. On retrouve dans cet écorégion les meilleurs exemples de tourbières oligotrophes à côtes en Amérique du Nord. Elles y sont omniprésentes et bien développées. Le secteur des Lacs des Loups Marins abrite une très rare population de phoque commun (Phoca vitulina mellonae) vivant exclusivement en eau douce. Leur nombre s'élève à quelques centaines d'individus seulement[7],[8]

Conservation[modifier | modifier le code]

Environ 95 % de la superficie de cette écorégion est encore intacte. Les quelques zones altérées le sont par l'inondation par les réservoirs pour la production d'hydroélectricité[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US,‎ 2000 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  7. a, b, c, d, e et f (en) « Eastern Canadian Shield taiga (NA0606) », World Wildlife Fund,‎ 13.09.2010
  8. « Phoque commun des lacs des Loups Marins », Ressources naturelles et Faune, Québec,‎ 13.09.2010