TNF receptor associated periodic syndrome

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TNF receptor associated periodic syndrome
Référence MIM 142680
Transmission Dominante
Chromosome 12p13.2
Gène TNFRSF1A
Diagnostic prénatal Possible
Liste des maladies génétiques à gène identifié

Le syndrome TRAPS (pour TNF receptor associated periodic syndrome) est une maladie génétique autosomale dominante rare, caractérisée par des crises récurrentes de fièvre et douleurs généralisées.

Ce syndrome fait partie des diagnostics différentiels du syndrome de fièvre périodique.

Synonymie, vocabulaire[modifier | modifier le code]

Parce que décrite pour la première fois dans une famille irlandaise en 1982, les anglophones l'on d'abord nommé « familial Hibernian fever » ( « Fièvre hibernienne familiale »[1] ou « fièvre familiale irlandaise »[2], à ne pas confondre avec la « fièvre irlandaise » qui désignait le « typhus irlandais » quand il s'est répandu en Angleterre). Hibernia, ancien nom de l'Irlande explique le qualificatif d'hibernien.

Étiologie[modifier | modifier le code]

La maladie est causée par une mutation du gène codant le récepteur du TNF. Le défaut génétique concerne le codage d'une protéine connue sous le nom de récepteur du facteur de nécrose tumorale (en) (TNFR), qui se trouve sur la surface des cellules et se lie au facteur de nécrose tumorale (TNF), une protéine des qui provoque l'inflammation. Le gène mutant TNFR favorise l'inflammation sans facteur de nécrose tumorale[3].
Une seule copie anormale du gène suffit pour développer la maladie. Un épisode peut être déclenché par une infection ou un stress[3].

Symptômes[modifier | modifier le code]

Ils apparaissent le plus souvent dès l'enfance.

Cette maladie est caractérisée par des crises (accès fébriles et douloureux) récurrentes (paroxystique) espacées d'intervalles variables, en moyenne toutes les 5 à 6 semaines. Une crise peut aussi être déclenchée par un traumatisme, ou une infection[1].
Durant les épisodes le patient est atteint de fièvre, arthralgies, myalgies (souvent d'abord à la racine des membres puis progressant en quelques jours vers les extrémités[1]), rash, douleurs abdominales constantes, nausées, vomissements, diarrhées… Des douleurs thoraciques sont parfois présentes, ainsi - chez l'homme - que des douleurs testiculaires. La peau est rougie au niveau des myalgies, avec un œdème qui garde le godet[1]. Le rash cutanée épargne le visage, mais un œdème peut cerner les yeux qui peuvent par ailleurs être touchés par une conjonctivite[1].

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Il est confirmé par l'analyse de l'ADN si elle met en évidence une mutation du gène TNFRSF1A sur le chromosome 12 (12p-13)[1]

Évolution[modifier | modifier le code]

La maladie évolue par poussées qui peuvent parfois être séparées de plusieurs semaines voire de plusieurs mois ou années et peut conduire à une amyloïdose rénale aboutissant à l'insuffisance rénale.

Traitement[modifier | modifier le code]

Corticoïdes (Cortisone), Inhibiteur du TNF (etanercept / Enbrel) qui réduisent la durée des épisodes[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Dr Gérard Ammerich (2011) « Fièvre hibernienne familiale » 6 octobre 2011, consulté 17 novembre 2012
  2. Pr Pascal Chastagnier (Nancy), repris par R Rappaport, Pédiatrie : Conduite à tenir devant une fièvre prolongée, inexpliquée, Université Paris VI.
  3. a et b Gouvernement américain, NIAMS / NIH, Understanding Autoinflammatory Diseases mars 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]