Tōkaidōchū Hizakurige

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Le Tōkaidōchū Hizakurige (東海道中膝栗毛?), abrégé en Hizakurige, est un roman comique picaresque (kokkei-bon) écrit par Jippensha Ikku (十返舎一九, 1765–1831), relatant les mésaventures de deux voyageurs sur le Tōkaidō, principale route entre Edo et Kyoto au cours de l'époque d'Edo. Le livre est publié en douze parties entre 1802 et 1822.

Les deux principaux personnages, qui voyagent d'Edo à Kyoto sur la route du pèlerinage au Ise-jingu, s'appellent Yajirobē (彌次郎兵衛) et Kitahachi (喜多八). Le livre, bien que d'un style comique, est écrit comme un guide de voyage pour la route du Tōkaidō. Il détaille les sites célèbres à chacune des 53 stations le long de la route, où les personnages, souvent appelés Yaji et Kita, se trouvent fréquemment dans des situations hilarantes. Ils se déplacent de station en station, principalement intéressés par la nourriture, le saké et les femmes. Originaires d'Edo, ils voient le monde à travers le prisme d'Edo, se jugeant eux-mêmes plus cultivés et avertis en comparaison des compatriotes qu'ils rencontrent.

Le Hizakurige est un roman comique qui fournit des informations et des anecdotes relatives aux diverses régions parcourues le long du Tōkaidō. Le tourisme est en plein essor au cours de la période d'Edo, lorsqu'est écrit le Tōkaidōchū Hizakurige. Cette oeuvre est l'un des nombreux guides qui ont proliféré, pour aiguiser l'appétit du public pour le tourisme.

Un deuxième livre a aussi été écrit, appelé Zoku Hizakurige, qui comprend des documents sur la vallée de Kiso, Kompira et Miyajima.

Certains des épisodes de ce roman ont été illustrés par de célèbres artistes ukiyo-e tels qu'Utagawa Hiroshige, dans ses Cent vues d'Edo.

Voyages de Yaji et Kita[modifier | modifier le code]

Comme ils font leur chemin, ils laissent derrière eux une traînée de plaisanteries grossières et nombre de calembours. Ils se moquent d'une Sankin kōtai (procession de daimyo), ils trompent des commerçants à cours d'argent et sont trompés à leur tour. Dans une auberge, ils se ridiculisent parce qu'ils ne savent pas comment utiliser la baignoire, et se brûlent le derrière plutôt que de demander de l'aide.

À Ueno, l'un d'eux prétend être Ikku lui-même, avant qu'il ne s'avère être un imposteur. À cette occasion, ils se brûlent et débattent de la façon de manger des pierres chaudes qui leur ont été servies par l'aubergiste. Ils se révèlent bientôt comme des insensés : Les pierres sont destinées au séchage de la konnyaku pour améliorer la saveur, pas pour manger.

Des événements comiques s'ensuivent souvent lorsque Yaji ou Kita essayent de se faufiler dans le lit des femmes, ce qui arrive à différentes auberges le long de la route.

Versions filmées[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jippensha Ikku, Hizakurige or Shanks’ Mare, trans. Thomas Satchell (Charles E. Tuttle Company, Inc., 1960). ASIN: B0007J7ITK.
  • Jippensha Ikku, Travels on the Eastern Seaboard (Tōkaidōchū Hizakurige), in Haruo Shirane, ed., Early Modern Japanese Literature: An Anthology, 1600-1900 (Columbia University Press, 2002), pp. 732–747. ISBN 0-231-14415-6.

Référence[modifier | modifier le code]