Télécobalthérapie

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Appareil de télécobalthérapie.
Appareil de télécobalthérapie.

La télécobalthérapie ou télécobaltothérapie est une technique de traitement trans-cutanée à distance de cancer profond par radiothérapie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux débuts de l'histoire de la radiothérapie, des sources de radium sont utilisées[1]. Cependant l'énergie de ces sources utilisées jusqu'alors ne permettent pas un traitement des tumeurs situées en profondeur dans le patient[1] et la rareté de l'élément et son coût sont des freins à la recherche à l'exploitation[réf. souhaitée]. Des études menées par l'équipe du physicien Glenn Theodore Seaborg au Laboratoire national Lawrence-Berkeley à partir de 1941 ont permis de produire les premières sources de cobalt 60 et qui sont destinées à remplacer le radium. Les sources sont proposées dès 1949 dans les hôpitaux puis d'autres études sont effectuées conjointement aux États-Unis et au Canada pour concevoir un appareil de télécobalt. Le premier traitement avec cet appareil est effectué à London au Canada en octobre 1951[1]. Le nombre d'appareils en activité dans les cliniques et les hôpitaux se développe rapidement, surtout aux États-Unis où 150 sont recensés en 1955.

Au début des années 2000, certains centres médicaux en France utilisaient encore la télécobaltothérapie pour traiter notamment le cancer du sein. À partir des années 2010, ces appareils ne sont plus utilisés en France, au profit des accélérateurs linéaires d'électrons[2].

Techniques[modifier | modifier le code]

Le patient est positionné sous l'appareil. La zone tumorale à traiter est placée sous la tête de l'appareil et sera ainsi située dans le champ de rayons gamma produit par la source de cobalt 60.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]