Tégénaire noire

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Tegenaria atrica

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Tégénaire noire

Classification
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Chelicerata
Classe Arachnida
Ordre Araneae
Sous-ordre Araneomorphae
Famille Agelenidae
Genre Tegenaria

Nom binominal

Tegenaria atrica
C. L. Koch, 1843

Synonymes

  • Tegenaria larva Simon, 1875
  • Tegenaria hibernica O. P.-Cambridge, 1891
  • Tegenaria praegrandis Fox, 1937

Tegenaria atrica, la Tégénaire noire est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Agelenidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Distribution

Cette espèce se rencontre en Europe, elle a été introduite en Amérique du Nord.

Habitat[modifier | modifier le code]

La tégénaire noire vit dans les coins humides. Elle se rencontre souvent dans les maisons dans les salles de bains, contrairement à d'autres espèces que l'on trouve plus dans les garages, caves et greniers, mais on peut néanmoins l'y trouver.

Description[modifier | modifier le code]

Tegenaria atrica
Tegenaria atrica

Tegenaria atrica est généralement de couleur sombre, elle est dotée de huit longues pattes lui assurant une course rapide.

C'est une des plus grandes tégénaires. La taille du corps chez la femelle adulte est de 12 à 18 mm et de 10 à 15 mm chez le mâle[1].

Prédateurs et proies[modifier | modifier le code]

Discrète et souvent protégée par les habitations humaines, la tégénaire noire a peu de prédateurs naturels. Elle se nourrit de tout arthropode ou insectes plus petits qu'elle, et n'ose généralement pas s'attaquer à un animal d'au moins sa taille. En effet, son venin neurotoxique ne lui permet que de paralyser de petites proies : des cas de rémission ont été observées chez des blattes après morsure[2]. Elle consomme, à l'âge adulte l'équivalent d'une mouche toutes les 3 semaines. Si elle a la capacité de plus manger, elle consommera quand même ses proies . La tégénaire ne cherchera pas à chasser si elle est rassasiée, mais si une proie est bloquée dans sa toile, elle la tuera et la gardera dans un garde manger (peut garder des proies env. 3-4 jours). Si la tégénaire est perturbée (par exemple de grandes vibrations perçues) elle préfèrera ne pas attaquer. Si les vibrations émises par la toile sont trop fortes, la tégénaire n'ira pas attaquer, ce qui lui évite de s'attaquer à plus gros qu'elle.

Mœurs[modifier | modifier le code]

La tégénaire noire est solitaire et nocturne. Elle vit sur des toiles en formes de nappe, comportant dans un angle une ouverture en forme d'entonnoir. Il lui arrive parfois de quitter sa toile si celle-ci ne lui convient pas, mais en général elle chasse les proies qui se trouvent sur sa toile : les vibrations qu'elles émettent la font sortir pour les mordre puis les porter à sa cachette pour leur injecter des enzymes (qui servent à les ramollir) et les dévorer. Lorsqu'un mâle cherche à s'accoupler, il touche la toile de la femelle avec une de ses pattes sur un rythme régulier : il indique ainsi à la femelle qu'il n'est pas une proie. Si la femelle sort, il prend la fuite, mais si elle ne sort pas, il la rejoint et lui injecte du sperme à l'aide de ses pédipalpes. Après l'accouplement, il y a 3 possibilités[réf. nécessaire] :

  • la femelle attaque le mâle (rare) ;
  • le mâle part de la toile sans se faire attaquer (assez rare) ;
  • la femelle accepte le mâle quelques jours (le plus fréquent).

Après env. 3 semaine à 1 mois de gestation, la femelle pond des centaines d'œufs blanc cassé faisant dans les 1mm de diamètre, qu'elle protège [Comment ?]. Lors de l'éclosion, les jeunes restent sur la toile de la mère jusqu'à leur 3e mue.

Une femelle peut vivre 2 ans, voire 3 pour certaine.

Comportement à l'égard de l'être humain[modifier | modifier le code]

En dépit de sa taille impressionnante et de sa vitesse, cette espèce est sans danger pour l'homme[3].

Il n'existe pas d'article scientifique ni de publication médicale faisant état d'un cas direct de morsure d'une araignée du genre Tegenaria sur l'Homme[4]. Les accusations sont portées a posteriori, suite à la découverte d'une tégénaire dans la maison d'un patient souffrant de lésions de la peau ; qui trouvent pourtant d'autres explications médicales bien plus plausibles (virus, champignons, eczéma, maladie de Lyme...)[4],[5].

Particulièrement craintive et docile comme ses cousines Tegenaria domestica et Tegenaria duellica, Tegenaria atrica cherchera toujours à fuir en cas de dérangement. Tegenaria agrestis ne partage pas la même réputation pacifique, mais semble tout aussi inoffensive[6].

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • C. L. Koch, 1843 : Die Arachniden. Nürnberg, Zehnter Band, p. 37-142.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hauswinkelspinne
  2. Friedel T., Nentwig W., « Immobilizing and lethal effects of spider venoms on the cockroach and the common mealbeetle », Toxicon, no 27 issue 3,‎ 1989, p. 305-316 (lire en ligne)
  3. « La Hulotte : les araignées mordent-elles ? »
  4. a et b Vetter R.S., Isbister G.K., « Do Hobo Spider Bites Cause Dermonecrotic Injuries ? », Ann Emerg Med., no 44,‎ 2004, p. 605-607 (lire en ligne)
  5. Bennett RG, Vetter RS., « An approach to spider bites: erroneous attribution of dermonecrotic lesions to brown recluse or hobo spiders in Canada. », Can Fam Phys.,‎ 2004 (lire en ligne)
  6. « Tégénaire des champs - Dangerosité », sur Wikipedia