Tégénaire des champs

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Tegenaria agrestis

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Tegenaria agrestis femelle

Classification
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Chelicerata
Classe Arachnida
Ordre Araneae
Sous-ordre Araneomorphae
Famille Agelenidae
Genre Tegenaria

Nom binominal

Tegenaria agrestis
(Walckenaer, 1802)

Synonymes

  • Aranea agrestis Walckenaer, 1802
  • Tegenaria rhaetica Thorell, 1875
  • Tegenaria magnacava Exline, 1936

Tegenaria agrestis, la Tégénaire des champs[réf. nécessaire] est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Agelenidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en Europe et en Asie centrale et a été introduite en Amérique du Nord.

Description[modifier | modifier le code]

La taille du corps n'excède pas 9,5 à 16,5 mm chez la femelle adulte pour 7 à 13,5 mm chez le mâle[1].

Le sternum de cette espèce est particulièrement caractéristique avec une large bande médiane qui se rétrécit fortement à l'extrémité postérieure. Par ailleurs, ses pattes sont plus claires que celles de sa cousine Tegenaria domestica.

Elle est une proie naturelle de la Tegenaria parietina et, dans une moindre mesure, de la Tegenaria duellica qui sont courantes dans les foyers d'Europe du Nord. Elle n'est pas une hôte habituelle des maisons.

Dangerosité[modifier | modifier le code]

Considérée comme totalement inoffensive en Europe, cette espèce est pourtant soupçonnée de pouvoir s'attaquer à l'homme aux Etats-Unis. Dans l'imaginaire collectif, sa morsure provoquerait ainsi des nécroses tissulaires.[2] Cependant, il s'agit bien de la même espèce T. agrestis sur les deux continents ; et si le venin de la femelle est effectivement plus puissant que celui du mâle, il n'y a aucune différence en fonction de la provenance de l'araignée.[3] L'injection sous-cutanée de venin ne provoque d'ailleurs pas de nécrose. [4]

Aucun article scientifique ni médical ne recense de morsure directe de tégénaire, l'araignée étant accusée a posteriori de part sa simple présence dans la maison du patient.[5] De façon plus surprenante encore, des nécroses de la peau ont parfois été attribuées à des morsures de Tegenaria agrestis dans des zones où l'araignée n'a jamais été observée[6] alors que les causes possibles de dermatites sont nombreuses (virus, champignons, eczéma, maladie de Lyme...) [6][5]. Un cas suspect a été documenté : une patiente a senti une douleur à la jambe, a retrouvé un cadavre de Tegenaria agrestis dans ses vêtements, et a développé un oedème à la jambe.[7] Mais les analyses médicales ont révélé que la patiente souffrait en fait d'une thrombophlébite. [5]


Enfin, Tegenaria agrestis ne se montre pas agressive, même menacée ou acculée.[8]


Pour ces multiples raisons, cette araignée, comme ses cousines Tegenaria domestica, Tegenaria duellica ou Tegenaria atrica, est considérée d'un point de vue scientifique comme totalement inoffensive pour l'homme.[5]

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Walckenaer, 1802 : Faune parisienne. Insectes. ou Histoire abrégée des insectes des environs de Paris. Paris, vol. 2, p. 187-250.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hobo spider
  2. Vest DK, « Protracted reactions following probable hobo spider (Tegenaria agrestis) envenoming. », Am Arachnol, no 48,‎ 1993
  3. Binford GJ, « An analysis of geographic and intersexual chemical variation in venoms of the spider Tegenaria agrestis (Agelenidae). », Toxicon., no 39,‎ 2001, p. 955-968 (lire en ligne)
  4. Bettini S, Brignoli PM., « Review of the spider families, with notes on the lesser-known poisonous forms. », Arthropod Venoms.,‎ 1978, p. 103-118
  5. a, b, c et d Vetter RS, Isbister GK, « Do Hobo Spider Bites Cause Dermonecrotic Injuries? », Ann Emerg Med., no 44,‎ 2004, p. 605-607 (lire en ligne)
  6. a et b Bennett RG, Vetter RS., « An approach to spider bites: erroneous attribution of dermonecrotic lesions to brown recluse or hobo spiders in Canada. », Can Fam Phys.,‎ 2004 (lire en ligne)
  7. « Necrotic arachnidism - Pacific Northwest, 1988-1996. », MMWR Morb Mortal Wkly Rep.,‎ 1996, p. 433-436 (lire en ligne)
  8. « Hobo Spider Bite Test »