System Shock

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System Shock
Éditeur Origin / Electronic Arts
Développeur Looking Glass Studios

Date de sortie 1994
Genre action et jeu de rôle à la première personne
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme PC (DOS) et Macintosh
Média CD
Contrôle Clavier et souris

System Shock est un jeu vidéo sorti en 1994, mélange entre jeu de rôle et jeu de tir en vue à la première personne. Le jeu se déroule en 2072 dans la station spatiale fictive Citadel. Le joueur incarne un pirate informatique amélioré par des cyber-implants et doit contrer les plans de SHODAN, une intelligence artificielle hostile.

Le jeu bénéficiera d'une suite en 1999 : System Shock 2.

Scénario[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le joueur incarne un hacker en 2072. Alors qu'il tente d'infiltrer le système informatique d'une gigantesque corporation, TriOptimum, le héros est appréhendé et transporté à la station spatiale Citadel appartenant à TriOptimum. Un dirigeant haut-placé de TriOptimum, Edward Diego, lui offre d'abandonner les charges qui pèsent contre lui et d'implanter une interface neurologique s'il réussit à pirater l'intelligence artificielle centrale de la station Citadel, SHODAN, pour en donner l'accès à Diego qui aurait alors un pouvoir complet sur la station.

Le hacker accepte. L'opération pour implanter l'interface neurologique, qui permettant d'accéder au cyberespace, est effectuée et le hacker entre dans un coma artificiel de 6 mois pour se remettre de l'opération.

Le jeu commence quand le joueur se réveille dans le secteur hospitalier qui est alors désert. Quelque chose de terrible s'est produit pendant la période de coma. En donnant l'accès complet à Diego, le hacker a enlevé toutes les contraintes éthiques programmées dans l'intelligence artificielle SHODAN, qui a ré-examiné ses priorités et a décidé de prendre elle-même le contrôle de la station. Elle a programmé les robots de la station comme hostile, et a transformé les membres d'équipage en cyborg ou en mutant à l'aide d'un virus qu'elle a créé. Le hacker doit alors désactiver SHODAN avant qu'elle ne puisse menacer la Terre.

Résumé complet[modifier | modifier le code]

Le hacker est aidé par Rebecca Lansing, une membre du TriOptimun avec qui il communique par radio, pour réduire SHODAN à l'impuissance. SHODAN veut en effet utiliser le laser d'exploitation minière de la station Citadel contre la Terre. En échange de ce "service", le dossier sur l'échange du hacker avec Diego sera supprimé.

En consultant divers journaux des membres d’équipage, le hacker réussit à savoir comment détruire le laser, en le faisant tirer sur les boucliers de la Citadel. SHODAN décide alors d'envoyer son virus mutagène sur Terre, plan encore déjoué par le hacker qui éjecte les chambres d'incubation du virus dans l'espace. SHODAN décide alors de se télécharger dans les réseaux informatiques terriens, à travers les antennes de la Citadel. Le hacker réussit à détruire les antennes avec l'aide de Lansing, puis lance l’autodestruction de la station et court vers les modules de secours.

Mais il découvre que les modules sont gardés par un cyborg : Diego. Il réussit à s'en débarrasser, mais le module ne veut pas décoller. C'est SHODAN qui empêche le hacker de quitter la station sur le point d'exploser alors que le module où elle s'est réfugiée s'éloigne. Rebecca lui dit qu'il peut encore s'échapper, mais SHODAN brouille la communication. Le hacker réussit à quitter le hangar, qui explose alors, et se rend sur le pont.

Un technicien qui a réussi à contourner le brouillage de SHODAN lui dit qu'il peut encore vaincre SHODAN dans le cyberespace. Le hacker se connecte alors à un terminal et entre dans le cyberespace pour le combat final.

Le hacker réussit à battre SHODAN qui est aussitôt détruite. Il est alors ramené sur Terre où le TriOptimun lui offre une place dans l'entreprise, mais il décline l'offre pour continuer sa vie de hacker. Le jeu se termine alors là où il a commencé : le hacker infiltrant le système informatique d'une grande organisation, mais cette fois avec l'aide de son implant...

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Interface principale[modifier | modifier le code]

Le jeu se commande par la combinaison clavier/souris. Le clavier sert au joueur à se déplacer alors que la souris sert à manipuler les différents panneaux de l'interface et les objets.

Cyberespace[modifier | modifier le code]

Certaines phases du jeu mènent le joueur à pirater des systèmes informatiques dans le cyberespace. Celui-ci est représenté par une suite de pièces en 3D non texturées dans lesquelles l'incarnation du joueur peut se déplacer dans les trois dimensions. Les bonus sont représentés sous formes de programmes informatiques que le joueur doit récupérer en se déplaçant dessus.

Graphique[modifier | modifier le code]

Le jeu est basé sur un moteur programmé en C/C++, similaire aux autres jeux de l'époque: des décors intérieurs en 3D avec les personnages et items en 2D (sprite). Le moteur est cependant légèrement plus puissant que ceux de l'époque. Certains objets sont ainsi en vraie 3D, et le joueur peut tourner sur lui-même, chose impossible sur les jeux utilisant le moteur de Doom.

Réception[modifier | modifier le code]

System Shock s'est vendu à plus de 170 000 exemplaires. La plupart des critique saluent l'univers et la conception du jeu, plus élaboré que les jeux du moment comme Doom, qui au contraire ont des commande très simpliste (soigner-tirer-recharger). Ce point est d'ailleurs décrié, le jeu pouvant être rapidement confus à cause des nombreuses informations et actions qui apparaissent sur l'écran (une critique du Boston Herald à d'ailleurs dit qu'"il n'y a aucun moyen de pouvoir jouer à System Shock sans avoir d'abord étudié le manuel pendant au moins 20 minutes")

Suite et influence[modifier | modifier le code]

Le jeu ne connut qu'une seule suite, System Shock 2, qui reprend le même principe de jeu, mais avec cette fois un moteur tout en 3D.

Le jeu et sa suite ont influencé l'image du vidéo avec leur gameplay original, diffusé plus largement par des jeux plus médiatisés comme Deus Ex, dont le développeur Warren Spector a d'ailleurs avoué s’être inspiré de System Shock pour "construire les fondations" du jeu.

Quant à SHODAN, entité virtuelle avec une tendance au meurtre, elle est considérée comme un des plus grands antagonistes féminins du jeux vidéo, en particulier après le deuxième épisode dans lequel elle réussit à manipuler le joueur pendant une grande partie du jeu.

Le jeu Bioshock, est quant à lui reconnu comme la suite spirituelle du jeu, tant les ressemblances sont marquantes (joueur quasiment seul physiquement dans les niveaux, capacité de pirater similaire, allié qui communique par radio, journal de bord, système de sécurité hostile, humains qui sont devenus des mutants agressifs...).

Configuration requise[modifier | modifier le code]

PC[modifier | modifier le code]

  • Système : Intel 486/33 MHz, Pentium ou équivalent et lecteur CD-ROM 2x (486/66 pour SVGA et narration sonore)
  • Son : Sound Blaster, Ad Lib, Pro-Audio Spectrum
  • Musique : Sound Blaster, Ad Lib, Pro-Audio Spectrum, General MIDI MPU-401, Wave Blaster
  • Graphique : Standard VGA, Super VGA
  • RAM : 4 Mio (8 Mio pour SVGA et narration sonore)
  • Disque dur : 25 Mio d'espace libre

Mac[modifier | modifier le code]

  • Système : 7100/80; Mac OS 7.5
  • RAM : 8 Mio
  • Disque dur : 22 Mio d'espace libre

Liens externes[modifier | modifier le code]