Organisation juridictionnelle (Iran)

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Politique en Iran
Image illustrative de l'article Organisation juridictionnelle (Iran)

L'actuel système judiciaire de l'Iran fut mis en place par Ali Akbar Davar et ses contemporains. Le système a connu des changements pendant la deuxième époque Pahlavi et fut changé drastiquement après la révolution iranienne de 1979. Depuis lors, le système judiciaire est basé sur la loi islamique chiite.

Organisation du système judiciaire[modifier | modifier le code]

Dans un tribunal iranien, le juge agit en tant que procureur, jury et arbitre ; le système est basé sur l'instruction. Cependant, d'après l'article 168 de la constitution de l'Iran, dans certains cas mettant en cause les médias, un jury est autorisé à être l'arbitre. Le juge possède le pouvoir absolu[1]. En pratique, les juges peuvent être débordés par certaines affaires, et n'ont donc pas tout le temps nécessaire pour s'y pencher. Tous les juges sont diplômés en Loi Islamique, et la plupart, mais pas tous, sont des membres du clergé en place.

Le manque de temps et le contrôle total par les juges est cause de surpopulation dans les prisons iraniennes.

Le chef du système judiciaire est nommé par le Guide suprême ; il nomme à son tour le président de la cour suprême et le procureur en chef.

Les tribunaux publics s'occupent des affaires civiles et criminelles. Il existe aussi des tribunaux révolutionnaires qui jugent certains types de crimes et délits, comme les crimes contre la sécurité nationale, le trafic de stupéfiants et les actes touchant la République islamique. Les décisions rendues par les tribunaux révolutionnaires sont finales et on ne peut faire appel de ces décisions.

Les décisions du Tribunal spécial du clergé, qui fonctionne indépendamment du cadre judiciaire classique et ne rend des comptes qu'au guide suprême, sont aussi finales et on ne peut faire appel de celles-ci. Le tribunal spécial du clergé juge les crimes commis par les membres du clergé, bien qu'il ait aussi été en charge d'affaires mettant en cause des laïcs.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Principe 168 de la Constitution

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]