Synode de Francfort

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le synode ou concile de Francfort est une réunion des évêques de l’Empire carolingien convoqué par Charlemagne, ouverte le 1er juin 794 à Francfort dont c'est la première mention.

Le synode est réuni en réponse au deuxième concile de Nicée organisé par l'impératrice byzantine Irène pour résoudre la controverse iconoclaste en 787, où aucun représentant de l’Église franque n'avait été convié. La cour franque ne reconnaît pas le caractère œcuménique de Nicée et charge des théologiens (dont probablement Théodulf d'Orléans) de composer une série de traités (Libri Carolini) contre le concile. Il envoie un ambassadeur à Rome chargé de présenter au pape 85 remontrances. Les Libri Carolini, publiés en 791, affirment que c’est effectivement une erreur de détruire les icônes, mais que c’en est une aussi d’imposer leur vénération. Ces théories sont officiellement adoptées à Francfort sans l’avis du pape Adrien Ier, qui représenté à Nicée, refuse de s'engager[1].

Le synode condamne également l’adoptianisme (Jésus-Christ est le fils adoptif de Dieu), une hérésie espagnole propagée par Félix d'Urgel et Elipand de Tolède. Il envisage la possibilité de prier en langue vernaculaire. Le roi des Francs refuse de reconnaître à l’Empire d’Orient la suprématie en matière de foi et se présente comme « le seul guide du peuple chrétien » (Alcuin).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]