Exposition prénatale à l'alcool

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Syndrome d'alcoolisation fœtale
Classification et ressources externes
FASkid.gif
Caractéristique faciale d'un enfant atteint de syndrome d'alcoolisation fœtale
CIM-10 Q86.0
CIM-9 760.71
DiseasesDB 32957
MedlinePlus 000911
eMedicine ped/767 
MeSH D005310
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

L’ exposition prénatale à l’alcool est le fait que la mère consomme des boissons alcoolisées, même en faible quantité, lors de la grossesse. L’ovule / l’embryon / le fœtus est ainsi exposé à la gamme de risques suivants : avortement spontané, retard de croissance, enfant prématuré, malformations physiques, troubles mentaux. Les séquelles sont permanentes.

Définitions[modifier | modifier le code]

  • EPA : Exposition Prénatale à l'Alcool : la mère a consommé des boissons alcoolisées pendant la grossesse
  • SAF : Le Syndrome d'Alcoolisation Fœtale est la conséquence d'une exposition à l'alcool importante, quotidienne ou épisodique, pendant les périodes embryonnaire et fœtale. Il se manifeste par des anomalies physiques caractéristiques, un dysfonctionnement du système nerveux central et des retards de développement avant et après la naissance.
  • TSAF : Trouble du Spectre de l'Alcoolisation Fœtale, le SAF fait partie du TSAF
  • ETCAF : Ensemble des Troubles Causés par l'Alcoolisation Fœtale ; cette dernière appellation tend toutefois à être délaissée au profit de TSAF qui illustre mieux le fait que les manifestations de ce trouble varient en intensité.
  • SAFP : Syndrome d'Alcoolisation Fœtale Partiel
  • TCAF : Trouble Causé par l'Alcoolisation Fœtale
  • EAF : Effets de l'Alcool sur le Fœtus / Effets d'Alcoolisation Fœtale
  • ACLA : Anomalies Congénitales Liées à l’Alcool
  • TNDLA : Troubles neuro-développementaux liés à l’alcool

Abréviations en anglais

  • PAE : Prenatal Alcohol Exposure
  • FAS : Fetal Alcohol Syndrome
  • PFAS : Partial Fetal Alcohol Syndrome
  • FASD : Fetal Alcohol Spectrum Disorder
  • ARND : Alcohol-Related Neurodevelopmental Disorder / Alcohol Related Neurodevelopmental Delays
  • FAE : Fetal Alcohol Effects
  • ARBD : Alcohol-Related Birth Defects

Historique[modifier | modifier le code]

Paul Lemoine, un pédiatre français de Nantes, débutera en 1958 une étude sur les enfants de mères alcooliques et sera le premier, en 1968, à décrire de façon exhaustive le tableau clinique des enfants souffrant du syndrome. Son étude se basait sur l’observation de 127 enfants issus de 62 familles « alcooliques »[1]. Simultanément, des chercheurs de la côte Ouest des États-Unis, Smith, Jones et Streissguth, commencent à publier le résultat des leurs observations, similaires à celles de Paul Lemoine, et nomment le syndrome Fetal Alcohol Syndrome, en français « syndrome d'alcoolisation fœtale » appellation suggérée par le pédiatre Philippe Dehaene en 1995, qui souligne que le fœtus n'est pas alcoolique mais a subi, passivement, une alcoolisation[2],[3].

À mesure que les recherches progressent et qu'il devient évident que des enfants exposés à l'alcool in utero présentent des difficultés sans afficher toutes les caractéristiques physiques et développementales du SAF, s'ajoutent d'autres termes, dont celui d'« effets d'alcoolisation fœtale », ou EAF (aussi appelé « SAF partiel » par certains praticiens), de TNDLA (troubles neuro-développementaux liés à l’alcool), et d' ACLA (anomalies congénitales liées à l’alcool).

Depuis 2004, tant en français qu'en anglais, une nouvelle appellation est utilisée pour refléter le continuum de toutes ces anomalies causées par la consommation d'alcool pendant la grossesse : Fetal Alcohol Spectrum Disorder (FASD) ou « trouble du spectre de l'alcoolisation fœtale » (TSAF)[4].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

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Les méthodes de détection des TSAF ne sont pas toujours les mêmes, ce qui explique des taux TSAF différents d'une situation à l'autre[5].

En France, il est estimé que les TSAF touchent 1 % des naissances, c'est-à-dire 7 000 nouveaux enfants chaque année. Cela signifie qu'environ 500 000 Français souffrent à des degrés divers des séquelles de l'alcoolisation fœtale. Le SAF proprement dit est, en France, la première cause de retard mental non génétique. L'alcoolisme touche en France 2 millions de personnes, dont 600 000 femmes (cette dernière statistique est particulièrement sujette à caution : l'évaluation rigoureuse est très difficile en raison d'une dénégation quasi-constante des faits). Pendant la grossesse, 32% des femmes continuent à boire[6], ce qui constitue un danger pour l'enfant à naître.

Au Québec, comme dans toutes les autres nations industrialisées, environ 1 % de la population serait directement touchée par le SAF. Comme l'État québécois fait peu de prévention à cet égard, tout en récoltant des millions de dollars par le monopole qu'il exerce sur la distribution de l'alcool, la majorité des gens sont inconscients du danger que représente la consommation d'alcool pendant la grossesse[7]. D’après les données de Santé Canada, 280 000 canadiens sont atteints de ce syndrome, en particulier dans les communautés du Nord où l'on assiste à un très vigoureux accroissement démographique. De façon plus générale, ce syndrome touche de un à trois enfants d’Amérique du Nord sur mille. Environ 15 % des Nord-Américains vivraient avec des problèmes d’alcool.

Une étude menée en en Italie conclut à une estimation de 2% à 4% d'enfant TSAF en Italie[8].

Une étude menée sur plus de 1000 enfants de plusieurs écoles de Croatie a trouvé un taux TSAF supérieur à 6,5% pour l'échantillon[9].

Physiopathologie[modifier | modifier le code]

L'alcool a un effet tératogène (susceptible de provoquer des malformations congénitales ou de perturber le développement) et est un puissant neurotoxique (qui empoisonne ou détruit le tissu du cerveau et autres parties du système nerveux).

Les effets physiologiques peuvent toucher trois domaines  : les traits faciaux, le système nerveux central (SNC) et la croissance (poids, taille et périmètre crânien).

Le risque d'atteinte neurologique irréversible est fonction notamment de la dose reçue par le fœtus, de la durée de l'exposition, et de la période d'exposition (l'alcool est particulièrement nocif pendant la période d'organogenèse, entre 10 jours et 10 semaines d'aménorrhée) ainsi que d'autres facteurs reliés à la mère et à l'environnement. L'alcool passe la barrière placentaire, puis passe dans le système sanguin de l'embryon et du fœtus. Les lésions, une fois constituées, sont définitives.

Trajet de l'alcool à travers le placenta[modifier | modifier le code]

L’alcool ingéré par la mère passe très rapidement dans son sang. La plus importante voie d’absorption de l’alcool est la muqueuse gastro-intestinale[réf. nécessaire], c'est-à-dire le duodénum et le jéjunum, les deux premières parties de l’intestin grêle. Une fois absorbé, le sang le distribue via les capillaires à tous les organes, dont l'utérus. Le sang de la mère et le sang du bébé sont séparés par plusieurs couches fœtales qui agissent comme des filtres. Ces tissus filtrants permettent toutefois le passage des molécules d’éthanol dissoutes dans le sang. Le foie du fœtus n’ayant pas atteint sa maturité, il ne possède pas la capacité de détoxification d’un foie adulte. Chez un être humain adulte, l’alcool est entièrement transformé dans le foie grâce à l’alcool déshydrogénase, une enzyme cytoplasmique, organe absent chez l'embryon et peu développé chez le fœtus. La détoxification est donc directement dépendante de la mère.

Effets détaillés causés par l'absorption d'alcool[modifier | modifier le code]

Période d'exposition Quelques effets possibles
Premiers jours Peut empêcher l’ovule de s’implanter
Entre la troisième et la quatrième semaine Conséquences mineures sur le crâne et sur certaines parties du visage de l’embryon
Jusqu’à la septième semaine Peut faire fendre le palais et les lèvres
Septième semaine Peut causer des malformations au niveau des organes génitaux, du cœur et du diaphragme du fœtus
Deuxième trimestre Effets importants sur la motricité et probabilité d’un avortement spontané qui ne cesse d’augmenter
Troisième trimestre Croissance du fœtus énormément ralentie
Toutes périodes Construction du cerveau et du Système nerveux central perturbée

Selon Philippe Dehaene (1995), l’alcool diminue la circulation sanguine dans le placenta et, de ce fait, provoque des spasmes au niveau des vaisseaux sanguins. Ce phénomène entraîne des malformations, dues à un ralentissement des processus de division cellulaire et au fait que l’organisation neuronale se trouve modifiée. Enfin, la myélinisation des neurones se voit retardée ; la rapidité et le bon passage des influx nerveux sont, de ce fait, compromis.

Les avortements spontanés et les accouchements prématurés sont très fréquents chez les femmes ayant consommé de l'alcool pendant leur grossesse. Il est aussi fait mention de nombreux cas de bébés morts quelques jours après leur naissance en raison d’un trop faible poids ou d’anomalies physiques importantes.

Les enfants vivant avec le syndrome de l’alcoolisation fœtale ont un système immunitaire beaucoup plus faible que la normale, ils seront donc souvent atteints par des maladies infectieuses diverses. Des retards du développement physique et des dysfonctionnements du système nerveux central sont observés. Si seulement le tiers des enfants ayant un SAF présente une déficience intellectuelle souvent mineure directement attribuable à l'exposition à l'alcool in utero[10], la grande majorité présenteront des difficultés au niveau des fonctions exécutives limitant ainsi le développement de leur autonomie. La scolarisation ne se fait pas sans difficultés en raison de divers troubles d'apprentissage, mais est possible lorsque le personnel enseignant connaît le TSAF et sait appliquer les principes pédagogiques spécifiques et procède à l'aménagement de la classe dans le but de diminuer les agressions sensorielles et les sources de distraction.

Les personnes diagnostiquées plus tard ont des chances beaucoup plus élevées de développer des problèmes d'adaptation sociale et de santé mentale, car ils n'auront peut-être pas bénéficié de l'attention que leur état nécessitait.

Lorsque le TSAF est rapidement dépisté et que l'enfant grandit dans un milieu qui sait comment répondre à ses besoins spécifiques, l'évolution est positive. Ces personnes sont généralement attachantes, dotées d'un bon sens de l'humour, et intéressées par les travaux manuels et la musique. Certains excellent même dans ces domaines.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

En 2005, les pédiatres canadiens ont publié les lignes directrices concernant le diagnostic de SAF et autres TSAF, fruit d'un travail acharné[11].

Diagnostic SAF[modifier | modifier le code]

Le diagnostic se fait par l'observation d'une triade de facteurs caractéristiques :

  • Consommation importante de boissons alcoolisées, avérée ou supposée, par la mère biologique lors de la grossesse ;
  • Retard de croissance intra-utérin : il est harmonieux, c’est-à-dire qu'il touche à la fois le poids, la taille, et le périmètre crânien. Les enfants naissent plus frêles, plus fragiles, et souvent prématurément ;
  • Dysmorphie cranio-faciale : l'alcoolisation fœtale entraîne un aspect typique de la tête du bébé, avec des fentes palpébrales fines, une ensellure nasale marquée, une bosse entre les yeux, des oreilles basses et décollées, un important microrétrognatisme (mandibule petite et trop en arrière), une lèvre supérieure mince et convexe, des narines antéversées (tournées exagérément vers l'avant), un philtrum long et bombant en verre de montre ;
  • Malformations : elles concernent environ 25 % des cas, et peuvent toucher le cerveau, le cœur, l'appareil urinaire, etc. ;
  • Troubles psychiatriques : ils apparaissent après la naissance, parfois dans l'enfance ;
    • Syndrome de sevrage alcoolique immédiat : avec tremblements, troubles du sommeil,
    • Hyperactivité pendant l'enfance avec irritabilité, déficit de l'attention, troubles de la concentration,
    • Retard mental : des études ont démontré qu'une consommation de 3 verres d'alcool par jour par la mère entraîne une perte moyenne de 7 points de QI,
    • Troubles du tonus musculaire, de la mémoire, de la motricité fine.

Difficultés du diagnostic TSAF[modifier | modifier le code]

  • Etablir l'alcoolisation fœtale : Il n'est pas toujours possible de savoir si la mère biologique de l'enfant a consommé des boissons alcoolisées lors de sa grossesse. Le personnel médical peut ignorer ce que sont les TSAF, et n'a pas l'idée d'enquêter sur ce point. Ou la mère biologique nie / minimise / a oublié sa consommation d'alcool. Ou le diagnostic est soupçonné fort tard, quand la mère est décédée. Ou l'enfant est adopté et sa mère inconnue. Les enfant TSAF sont sur-représentés parmi les enfants abandonnés[12].
  • Symptômes contradictoires d'une personne TSAF à l'autre : Les personnes TSAF peuvent présenter un déficit de l'intégration sensorielle, qui peut se manifester des façons suivantes : un niveau d'activité anormalement élevé ou anormalement faible, une hypersensibilité ou une hyposensibilité aux odeurs ou aux sons ou au toucher[13].
  • Symptômes non reconnus comme symptômes : Les enfants peuvent être réticents à une nouvelle situation, ne manger qu'une sorte d'aliment, ne pas savoir tenir en place, être distrait, avoir un retard d'aptitude dans le langage ou la motricité, marcher continuellement sur les orteils[13].
  • Symptômes proches qui peuvent induire un diagnostic erroné :
    • Les problèmes de comportement des THADA/ADHD et des TSAF peuvent être proches[14].
    • Les symptômes de l'autisme/TSA et des TSAF peuvent être proches[15] [16].
    • Les symptômes de l'épilepsie et du TSAF peuvent être proches[17].

Devenir des TSAF[modifier | modifier le code]

Les personnes TSAF sont sur-représentées dans le système judiciaire[18].

Les adultes TSAF ont plus que les autres un parcours scolaire interrompu, peu d'adultes TSAF peuvent mener une vie indépendante[19].

Prévention[modifier | modifier le code]

Elle repose sur l'interrogatoire systématique de la femme enceinte consultant pour la première fois sur ses habitudes vis-à-vis de l'alcool. L'information de la patiente est capitale, en étant clair et complet sur les risques pris par la consommation d'alcool. Le message à faire passer est l'objectif « zéro verre ». Dans le cas d'un alcoolisme reconnu, une consultation spécialisée, les groupes d'alcooliques anonymes, les associations d’aide aux malades alcooliques, le soutien psychologique sont d'une grande utilité.

Il faut savoir que ce problème n'est pas forcément lié à un alcoolisme maternel. Même si la fréquence et la gravité des symptômes augmentent avec les quantités d'alcool absorbées par la maman, il n'existe pas de seuil minimal de dangerosité et même une consommation d'alcool extrêmement modérée peut entraîner un TSAF pour l'enfant. Il est en fait probable que la tolérance du fœtus à l'alcool est extrêmement variable, à la fois pendant la grossesse et suivant les individus, sans possibilité de préciser ces facteurs de sensibilité. C'est pourquoi il est aujourd'hui expressément recommandé aux femmes enceintes d'observer une abstinence totale de l'alcool pendant toute la durée de la grossesse.

Pictogramme apparaissant sur les étiquettes des boissons alcoolisées.

En 2004, la sénatrice réunionnaise Anne-Marie Payet a été à l'origine d'un amendement qui va conduire à l'inscription d'un message de prévention sur l'ensemble des bouteilles d'alcool commercialisées en France. Un pictogramme accompagnera ce message.

Au Canada, dix-sept cosignataires ont signé un manifeste intitulé "Prévention du syndrome d'alcoolisme fœtal (SAF) et des effets de l'alcool sur le fœtus (EAF) au Canada" (réapprouvé en mars 2004).

Un autre volet majeur est le dépistage des enfants atteints, le diagnostic et la mise en place d'un place d'un plan d'intervention qui tient compte des forces et des défis pour l'enfant et sa famille[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lemoine P, Harousseau H, Borteyru JP, Menuet JC. « Les enfants de parents alcooliques – anomalies observées : à propos de 127 cas » Ouest Med 1968;21:476-82.
  2. Philippe Dehaene, La grossesse et l'alcool, Presses universitaires de France,‎ 1995, 127 p. (OCLC 32635508)
  3. Chudley AE, Conry J, Cook JL, Loock C, Rosales T, LeBlanc N; Public Health Agency of Canada's National Advisory Committee on Fetal Alcohol Spectrum Disorder, « Ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale : lignes directrices canadiennes concernant le diagnostic [Fetal alcohol spectrum disorder: Canadian guidelines for diagnosis] », CMAJ, vol. 172, no (5 Suppl),‎ 2005, S1-S21 (PMID 15738484, PMCID PMC3268221, lire en ligne [html]) modifier
  4. http://www.cdc.gov/ncbddd/fasd/documents/fas_guidelines_accessible.pdf
  5. Institute of Health Economics Alberta Canada, voir page ii http://fasd.alberta.ca/documents/Systematic_Prevalence_Report_FASD.pdf
  6. http://www.inpes.sante.fr/10000/themes/alcool/prevention-grossesse.asp
  7. Caroline Touzin, « Alcool et grossesse: pas de problème, croit la majorité » La Presse, 18 mai 2007.
  8. US National Library of Medicine National Institutes of Health http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16930219/
  9. US National Library of Medicine National Institutes of Health http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3709333/
  10. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2794812/
  11. http://www.cmaj.ca/content/172/5_suppl/SF1.full
  12. http://leblogdeladoption.blogspot.be/2008/05/syndrome-dalcoolisme-foetal.html
  13. a et b CSSSPNQL - Commission de la Santé et des Services Sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador – voir fiche 8 http://cssspnql.com/docs/publications-cssspnql/fiche-2---comment-diagnostique-t-on-le-saf-et-les-eaf-.pdf?sfvrsn=2
  14. Livescience.com http://www.livescience.com/35547-learning-problems-kids-adhd-prenatal-alcohol-exposure.html
  15. CSSSPNQL - Commission de la Santé et des Services Sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador – fiche 9 http://cssspnql.com/docs/publications-cssspnql/fiche-2---comment-diagnostique-t-on-le-saf-et-les-eaf-.pdf?sfvrsn=2
  16. http://come-over.to/FAS/FASD-ASD.htm
  17. http://www.queensu.ca/news/articles/fetal-alcohol-spectrum-disorder-linked-high-prevalence-epilepsy
  18. Institute of Health Economics Alberta Canada, voir page ii - http://fasd.alberta.ca/documents/Systematic_Prevalence_Report_FASD.pdf
  19. FAS Conference in Seattle in September of 1996 http://www.come-over.to/FAS/fasconf.htm
  20. Louise Loubier-Morin, Enfants de l'alcool, SAFERA, 2004

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]