Syndrome d'Aicardi-Goutières

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Syndrome d'Aicardi-Goutières
Référence MIM 225750
Transmission Récessive
Chromosome 3p21-13q14-q21
Empreinte parentale Non
Nombre de cas 80 cas[1]
Diagnostic prénatal Non
Liste des maladies génétiques à gène identifié

Le syndrome d’Aicardi-Goutières est une encéphalopathie précoce avec calcifications des noyaux gris centraux, une atrophie cérébrale et leucodystrophie. Il existe constamment chez les sujets atteints une augmentation de l’interféron alpha et des leucocytes dans le liquide céphalo-rachidien

Le syndrome d'Aicardi-Goutières a été identifié en 1984 par le professeur Jean Aicardi.

Causes[modifier | modifier le code]

Une mutation sur le gène TREX1[2], sur SAMHD1[3], sur ADAR1[4], sur IFIH1[5] ou sur l'un des gènes formant la ribonucléase H2[6] ont été décrites.

Description[modifier | modifier le code]

La grossesse est normale dans 90 % des cas. Quelquefois, le fœtus présente un retard de croissance intra-utérin ou une microcéphalie. Des calcifications intracérébrales ont été décrites en échographie.
Les premiers signes apparaissent vers trois mois avec arrêt du développement et apparition d’une microcéphalie. Le nourrisson dort beaucoup, est irritable, présente des problèmes d’alimentation et des épisodes d’hyperthermie sans cause infectieuse. L’acquisition de la parole est très rare chez ces enfants.
Progressivement l’enfant devient hypotonique avec apparition de signes pyramidaux et extra-pyramidaux avec convulsions.
Un quart des enfants présentent des lésions cutanées des doigts et des orteils à type d’engelures. L’évolution se fait vers un état grabataire avec une mortalité importante.

Le diagnostic repose sur les signes cliniques, sur l'imagerie et la biologie.

Il faut tout d’abord éliminer les infections virales pouvant atteindre le fœtus : herpès, maladie des inclusions cytomégaliques, rubéole.

Signes majeurs

  • Calcifications des noyaux gris centraux du cerveau
  • Leucodystrophie cérébrale
  • Atrophie cérébrale
  • Augmentation du taux des leucocytes dans le liquide céphalo-rachidien
  • Augmentation de la concentration d’interféron alpha dans le liquide céphalo-rachidien

Signes mineurs

  • Lésions cutanées
  • Microcéphalie apparaissant la première année de vie
  • Hyperthermie sans infection
  • Signes neurologiques pyramidaux et extrapyramidaux

Imagerie[modifier | modifier le code]

L’imagerie par résonance magnétique montre les calcifications, la leucodystrophie comme un signal hyperintense en T2 principalement localisée au niveau des carrefours ventriculaires.

Biologique[modifier | modifier le code]

Interféron alpha

  • La concentration dans le liquide céphalo-rachidien est supérieure à 2 IU par ml. Elle tend à diminuer avec le temps

Leucocyte

  • Le taux de leucocytes dans le liquide céphalo-rachidien est supérieur à 5 par millimètre cube.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lanzi G, Fazzi E, D'Arrigo S (2002) Aicardi-Goutieres syndrome: a description of 21 new cases and a comparison with the literature. Europ J Paediatr Neurol 6(Suppl A):9-A22 [Medline]
  2. Crow YJ, Hayward BE, Parmar R et al. Mutations in the gene encoding the 3′-5′ DNA exonuclease TREX1 cause Aicardi-Goutieres syndrome at the AGS1 locus, Nat Genet, 2006;38:917–920
  3. Rice GI, Bond J, Asipu A et al. Mutations involved in Aicardi-Goutieres syndrome implicate SAMHD1 as regulator of the innate immune response, Nat Genet, 2009;41:829–832
  4. Rice GI, Kasher PR, Forte GM et al. Mutations in ADAR1 cause Aicardi-Goutieres syndrome associated with a type I interferon signature, Nat Genet, 2012;44:1243–1248
  5. Rice GI, del Toro Duany Y, Jenkinson EM et al. Gain-of-function mutations in IFIH1 cause a spectrum of human disease phenotypes associated with upregulated type I interferon signaling, Nat Genet, 2014;46:503–509
  6. Crow YJ, Leitch A, Hayward BE et al. Mutations in genes encoding ribonuclease H2 subunits cause Aicardi-Goutieres syndrome and mimic congenital viral brain infection, Nat Genet, 2006;38:910–916