Syndicat national de l'édition

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Vincent Montagne, président du SNE, au Salon du livre de Paris en 2014

Le Syndicat national de l'édition (SNE) est une association syndicale professionnelle qui défend les intérêts des entreprises françaises d'édition.

Il regroupe 580 maisons d'édition, dont celles des deux grands groupes que sont Hachette Livre et Editis (et leurs structures distribution), ainsi que de nombreuses moyennes et petites structures, qui représentent la majeure partie du chiffre d'affaires de l'édition française[1]. Sont cependant exclues les maisons d'édition à compte d'auteur.

Le SNE est le représentant de la profession auprès de la Fédération des éditeurs européens (FEE) et de l'Union internationale des éditeurs (UIE).

Historique[modifier | modifier le code]

La création du premier Syndicat des éditeurs date de 1874. Le Syndicat a, tout au long du XIXe siècle, connu des bouleversements statutaires.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, et durant la période d'Occupation, le Syndicat des éditeurs français et les maisons d'édition acceptent de fournir les informations qui servent à l'établissement de la liste Otto (en référence à l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, Otto Abetz), liste des livres interdits à la vente par les autorités d'occupation, et qui est diffusée par la Propaganda Abteilung et la Propaganda Staffel.

En 1946 et 1947, le Syndicat des éditeurs français, qui défend notamment la rémunération des auteurs au forfait, devient le Syndicat national des éditeurs dans le climat de réforme générale des organisations patronales, puis le Syndicat national de l'édition (SNE).

En 1961, le SNE comptent 313 maisons d'édition représentées à travers 481 individus.

En 1972, le SNE est à l'initiative de la création l'Asfored, centre de formation et d’expertise pour les métiers de l’édition, de la presse et de la communication, à l'époque unique structure en France à se consacrer entièrement à la formation des métiers du livre[2].

Aujourd'hui, le SNE s'efforce de défendre les intérêts des éditeurs dits de création, la liberté de publication, le respect du droit d'auteur et le prix unique du livre (loi Lang, 1981 et 1982).

Un acteur de l'exception culturelle française[modifier | modifier le code]

Entre 1949 et 1952, le SNE participe de manière très active à la campagne de promotion du livre. Une douzaine d'affiches d'Henri Sjöberg et de ses collaborateurs ont recouvert les murs des grandes villes françaises dans le but précis d'inciter le pays à la lecture. Ainsi, Gérard Philipe accepta de faire une publicité pour Gallimard, en 1950, en posant, dans ce cadre devant l'objectif de Lucien Lorelle. Cette affiche au slogan « Dévorez les livres comme Gérard Philipe » sera affichée sur tous les murs, pendant des années.

En mai 1966, le SNE organise la première Semaine nationale de la lecture, puis la Quinzaine.
De nombreuses actions sont menées, comme le Salon du livre de Paris, depuis 1981. Des actions à l'initiative des éditeurs sont chapeautées par le Syndicat ; c'était le cas du Mai du livre d'art, qui a fêté en 2008 son vingtième (et dernier) anniversaire, ou des Parcours professionnels pour la lecture jeunesse (PPLEJE)[réf. nécessaire] relié aussi à l'Éducation nationale.
Les Parcours sont le lieu d'échanges entre les acteurs du livre, les éditeurs, les libraires, les auteurs, les bibliothèques et les enseignants. Les Parcours ont lieu chaque année et de manière successive à Lyon, Lille, Marne-la-Vallée, Nantes, Toulouse, Strasbourg et Versailles, et réunissent un millier de participants.

Composition du SNE[modifier | modifier le code]

L'équipe permanente[modifier | modifier le code]

Elle se compose de 17 personnes et est dirigée par le délégué général.

Le bureau[modifier | modifier le code]

Organe exécutif du Syndicat, il se compose de 12 membres qui s'efforcent de représenter au mieux la diversité de la profession[3]. Il se réunit chaque mois.

Les commissions[modifier | modifier le code]

Elles sont des instances d'analyse et d'expertises, ou de négociation pour la commission sociale.
Elles sont au nombre de huit et sont réparties selon les domaines suivants : juridique, économique, international, circuit du livre, usages commerciaux en inter-professionalité avec les libraires, illustration, nouvelles technologies, numérique ; enfin la commission sociale à composition paritaire (une délégation patronale et une délégation de chacune des cinq organisations syndicales de salariés).

Les groupes[modifier | modifier le code]

Structures d'informations et de propositions, ils représentent les secteurs de l'édition en dix groupes : littérature, jeunesse, enseignement, universitaire, art, bande dessinée, droit, religion, distribution, et sciences pour tous. Depuis le début de l'année 2013, les éditeurs du groupe jeunesse proposent un site Internet (www.deslivrespourlajeunesse.fr) pour relayer les informations relatives à l'actualité du livre de jeunesse : salons, rencontres en régions, prix littéraires, rencontres d'auteurs, colloques universitaires, etc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édition, presse et pouvoir en France au XXe siècle, Jean-Yves Mollier, Fayard
  • Les 100 mots de l'édition, Serge Eyrolles, coll. Que sais-je ?, PUF

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Syndicat national de l'édition, « Adhérents au SNE », sur sne.fr (consulté le 6 septembre 2007)
  2. (fr) Asfored, « À propos de l'Asfored », sur asfored.org (consulté le 20 juillet 2010)
  3. Anciennement présidé par Serge Eyrolles, le Syndicat national de l'édition (SNE) regroupe près de 530 maisons d'édition. Depuis 2010, il est présidé par Antoine Gallimard.