Symphonie nº 83 de Joseph Haydn

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La Symphonie no 83 en sol mineur, Hoboken I/83, est la deuxième symphonie Parisienne (numéro 82-87) écrite par Joseph Haydn en 1785. Elle fut publiée par les éditions Artaria de Vienne en décembre 1787[1]. Elle est souvent connue comme la Symphonie « La Poule ».

Surnom « La Poule »[modifier | modifier le code]

Le surnom provient de l’impression de caquettement que provoque le deuxième thème du premier mouvement, rappelant ainsi à l'auditeur le mouvement de tête caractéristique de la poule[2].

Mouvements[modifier | modifier le code]

La symphonie est divisée de façon standard en quatre mouvements et est orchestrée pour une flûte, deux hautbois, deux bassons, deux cors, basse continue et sections de cordes.

  1. Allegro spiritoso, 4/4
  2. Andante, 3/4 in Mi bémol majeur
  3. Menuet : Allegretto - 3/4 en Sol majeur

Bati sur un allegretto en sol majeur il introduit un trio où domine la flûte doublée à l'octave inférieure par les violons.

  1. Finale : Vivace, 12/8 en Sol Majeur

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La symphonie s’ouvre sur un thème orageux en sol mineur. La triade mineure est par la suite intensifiée par la dissonance créée par le do dièse. Les rythmes pointés qui y répondent sont par la suite transformés en une fanfare.

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Le second thème, en si bémol majeur, est incarné par les notes répétées du hautbois solo qui s’oppose aux appoggiatures des premiers violons. C’est ce motif qui a donné à la symphonie son surnom de « La Poule ». Le rythme pointé du deuxième thème est aussi une allusion au rythme du premier thème. Le développement est basé sur l’exploration des deux thèmes dans différentes tonalités. Il débute avec le premier thème dans la tonalité de do mineur, puis s’enchaîne avec le second thème en mi bémol majeur puis en fa mineur. Le développement se termine avec le premier thème, développé de manière contrapuntique, sur la tonalité de la dominante, ouvrant ainsi la voix à la réexposition. Cependant, alors que le premier thème est énoncé en sol mineur, le second thème est plutôt présenté en sol majeur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Harrison, Haydn: The "Paris" Symphonies, Cambridge University Press,‎ 1998, 124 p.
  • H.C. Robbins Landon, The Symphonies of Joseph Haydn, Londres, Universal Edition and Rockliff,‎ 1955, 862 p.
  • David P. Schroeder, Haydn and the Enlightenment: the late symphonies and their audience, Oxford University Press,‎ 1997, 219 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Elaine Rochelle Sisman, Mozart, the "Jupiter" symphony, no. 41 in C major, K. 551, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 1993 (ISBN 978-0-521-40924-7, LCCN 92039074), p. 25
  2. Ethan Mordden, A Guide to Orchestral Music: The Handbook for Non-Musicians. New York: Oxford University Press (1980): 82.